Après avoir fait demi-tour, la Trinidad a retrouvé des vents favorables et file en suivant un cap SW. Il lui faut moins de deux semaines pour revenir dans les parages de « Cyco ». Ils arrivent à la nuit tombée et préfèrent attendre le matin pour aborder l’île.
Mais le lendemain, il se révèle impossible d’atteindre la côte. L’homme qu’ils ont embarqué à l’aller leur dit de continuer leur chemin en direction d’un groupe de trois îles, nommé « Mao » (ou « Pamo »), où ils pourront facilement accoster. Sur place, ils trouvent néanmoins des hauts-fonds et s’ancrent au milieu de l’archipel, où la profondeur est de « 15 brasses » (soit un peu moins de 30 mètres). [1]
Ce groupe de trois îles est très vraisemblablement Maug (20,03°N). On ignore sur laquelle exactement les Espagnols mirent pied.
* Trinidad * Vendredi 11 juillet 1522 Mariannes du Nord
Après avoir dépassé les Palaos début mai, la Trinidad poursuit sa route en suivant un cap NE. Depuis son départ des Moluques, la caraque subit des vents contraires en provenance de l’est, qui l’empêche de tracer sa route vers le Darién (actuel Panama). [1]
Aux environs des 19-20°N, elle atteint une petite île nommée « Cyco » (ou « Chyquom »), le vendredi 11 juillet 1522. [2]
L’identité de cette île est incertaine. Il pourrait s’agir de Farallón de Pájaros, un îlot volcanique situé à l’extrémité nord de l’archipel des Mariannes (20,54°N), ou bien d’Asunción, une île du même archipel, située plus au sud (19,69°N). [3]
On ignore s’ils purent ravitailler en eau et en nourriture. Par contre, le Routier du pilote génois (Leone Pancaldo ou Giovanni Battista da Ponzoroni) indique qu’ils embarquent un autochtone. Mais il n’est pas précisé si l’homme vient de son plein gré ou sous la contrainte, et la raison de son embarquement ; les Espagnols comptaient-ils s’en servir de pilote ? [4]