Mercredi 13 février 1521
Océan Pacifique – Quelque part entre les îles Jarvis et Baker (USA)
Comme l’indique le journal de bord de Francisco Albo, la flotte franchit l’équateur le 13 février 1521. [1]
Les historiens belge Jean Denucé et portugais José Maria de Queirós Veloso (ce dernier ayant sans doute repris le premier) précisent que cela s’effectue par une longitude de 165°W, mais sans indiquer d’où ils tiennent l’information. [2]
Ils l’ont peut-être déduit du journal d’Antonio Pigafetta, mais cela demeure obscur.
Le Lombard précise en effet qu’ils franchissent la « ligne équinoxiale à 122° de la ligne de démarcation » (soit le méridien de Tordesillas), qui se trouve elle-même « 30° à l’ouest du méridien, et le premier méridien est à 3 degrés à l’ouest du cap Vert ». [3] Ainsi, ils se trouveraient à 155°W du Cap-Vert. Cependant, la capitale Praia se trouve à 23,52°W par rapport au méridien de Greenwich, ce qui situerait la flotte à environ 178°W. Ce qui ne colle pas et semble trop loin ; Pigafetta s’est plusieurs fois trompé sur les localisations, mais cela n’explique pas les 165° de Denucé et Queirós Veloso.
(À noter que l’identité du « premier méridien » demeure un mystère ; les terres les plus à l’ouest du méridien de Greenwich (hors Amérique) sont les îles de Santo Antão et São Vicente, au Cap-Vert ; elles sont traversées par le 25e méridien. Avec les informations de Pigafetta, cela nous amènerait à 177°W).
Il est aussi possible que les deux auteurs se soient basés sur la position exacte du méridien de Tordesillas (46,62°W) à laquelle ils ont ajouté les 122° de Pigafetta, ce qui donnerait un franchissement de l’équateur à 168°W.
Sur la carte proposée par l’Espagnol Tomás Mázon Serrano, qui a reconstitué l’itinéraire à partir des notes de Francisco Albo, le passage de l’équateur semble effectivement se faire aux environs de 165°W. [4] Mais peut-être s’est-il lui aussi basé sur les écrits des deux historiens.
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