Les Philippines et la question du Traité de Tordesillas

 

Dimanche 17 mars 1521
Homonhon (Philippines)

Au matin, deux tentes sont dressées pour y installer les malades (la plupart souffrent sans doute du scorbut, mais aucune précision n’est faite à ce sujet). Une truie, capturée sur l’île des Larrons, est tuée pour fournir de la viande fraîche. Une source fournit une excellente eau potable. [1]

Globalement, les équipages se reposent après l’enfer de la traversée du Pacifique. Ils n’ont pas de contact avec les locaux et ne cherchent semble-t-il pas à en avoir dans l’immédiat (peut-être par peur d’une mauvaise rencontre).

Antonio Pigafetta nomme l’endroit « Aiguade des bons signes » (Aguada de los Buenos Indicios, ou Aiguada degli Buoni Segnali) ; pour Ginés de Mafra, il s’agit simplement de « La Aguada ». [2]

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Gutierre González, dit « Gutierre Asturiano »

Nationalité Espagnol – Asturien
Origine Villasevil (Cantabrie, Espagne) [1]
Alias Gutierre [2]
Gutiérrez Asturiano [3]
Gutiérrez Esturiano [4]
Gutierre Estuziano [5]
Navire Trinidad
Fonction Page (Paje)
Note(s) Fils de Pedro de Bustillo et Elvira González [6]
Destin Décès (16/03/1521) [7]
  Gutierre González, dit « Gutierre Asturiano » décède de maladie lors de l’arrivée aux Philippines.

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Gutierre Méndez García, dit « Gutierre de Tuñón »

Nationalité Espagnol – Asturien
Origine Tuñón (Asturies, Espagne) [1]
Alias García de Tuñón [2]
Gutiérre de Tuñón [3]
Gutierre de Tuñón [4]
Gutierre [5]
García de Muñón [6]
Pierre [Gutierre] Estuziano [7]
Navire San Antonio
Fonction Supplétif (Sobresaliente)
Note(s) Fils de Alonso Méndez de Grado et Inés García [8]
Destin Survivant – Déserteur [9]
  Gutierre Méndez García, dit « Gutierre de Tuñón », comme le reste de l’équipage du San Antonio, fit défection à l’embouchure du Détroit de Magellan et revint en Espagne.

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Arrivée aux Philippines

 

Samedi 16 mars 1521
Samar (Philippines)

Une semaine jour pour jour après avoir quitté la Isla de los Ladrones (Île des Larrons) et mis le cap au sud-ouest, [1] la flotte arrive en vue de Samar, aux Philippines, et approche au niveau de sa pointe sud.

Une fois encore, les explorateurs ont dû bénéficier de conditions météorologiques favorables : les deux îles sont distantes d’environ 2 000 km (1 080NM), soit une allure confortable de 6,5 nœuds.

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Escale à la Isla de los Ladrones

 

Mercredi 6 mars 1521
Guam, îles Mariannes du Nord

Après trois mois d’une navigation éprouvante, l’armada aperçoit enfin des terres habitées.

 

Francisco Albo rapporte qu’ils découvrent deux îles. Ils se dirigent vers celle située au sud-ouest (12° 2/3 N) et laissent celle située au nord-ouest (13°N). [1]
Ceci est confirmé par le pilote génois (Leone Pancaldo ou Giovanni Battista da Ponzoroni). [2]

Pourtant, d’après le récit d’Antonio Pigafetta, il existe une île au nord-ouest et deux au sud-ouest de leur trajectoire. Et celle située au nord-ouest apparaissant plus élevée et plus grande, Magellan décide d’y marquer un arrêt pour avitailler. [3] Albo indique l’inverse et il s’agit peut-être d’une erreur de Pigafetta. De même, son récit est une nouvelle fois assez confus, et l’on ne comprend pas bien s’ils ont rencontrés les autochtones sur la première ou la deuxième île, ou peut-être les deux. Certaines sources disent qu’ils se sont dirigés vers la première île (au nord-ouest), mais n’ont pu y accoster. [4]
Ginés de Mafra parle d’une île donne l’impression qu’il y en a trois. Il précise (plus loin dans son récit) qu’il y a en tout sept îles dans l’archipel, situées entre 11 et 14°N. [5] Cependant, au vue de la trajectoire des navires et de la disposition des îles, on peut se demander comment ils ont pu les voir.
Pour le Portugais anonyme (probablement Vasco Gómez Gallego), ils découvrent simplement plusieurs îles entre 10 et 12° N. [6]

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Passage du 180e Méridien

 

Mercredi 13 février 1521
Océan Pacifique – Quelque part entre les îles Jarvis et Baker (USA)

Comme l’indique le journal de bord de Francisco Albo, la flotte franchit l’équateur le 13 février 1521. [1]

Les historiens belge Jean Denucé et portugais José Maria de Queirós Veloso (ce dernier ayant sans doute repris le premier) précisent que cela s’effectue par une longitude de 165°W, mais sans indiquer d’où ils tiennent l’information. [2]
Ils l’ont peut-être déduit du journal d’Antonio Pigafetta, mais cela demeure obscur.
Le Lombard précise en effet qu’ils franchissent la « ligne équinoxiale à 122° de la ligne de démarcation » (soit le méridien de Tordesillas), qui se trouve elle-même « 30° à l’ouest du méridien, et le premier méridien est à 3 degrés à l’ouest du cap Vert ». [3] Ainsi, ils se trouveraient à 155°W du Cap-Vert. Cependant, la capitale Praia se trouve à 23,52°W par rapport au méridien de Greenwich, ce qui situerait la flotte à environ 178°W. Ce qui ne colle pas et semble trop loin ; Pigafetta s’est plusieurs fois trompé sur les localisations, mais cela n’explique pas les 165° de Denucé et Queirós Veloso.
(À noter que l’identité du « premier méridien » demeure un mystère ; les terres les plus à l’ouest du méridien de Greenwich (hors Amérique) sont les îles de Santo Antão et São Vicente, au Cap-Vert ; elles sont traversées par le 25e méridien. Avec les informations de Pigafetta, cela nous amènerait à 177°W).
Il est aussi possible que les deux auteurs se soient basés sur la position exacte du méridien de Tordesillas (46,62°W) à laquelle ils ont ajouté les 122° de Pigafetta, ce qui donnerait un franchissement de l’équateur à 168°W.
Sur la carte proposée par l’Espagnol Tomás Mázon Serrano, qui a reconstitué l’itinéraire à partir des notes de Francisco Albo, le passage de l’équateur semble effectivement se faire aux environs de 165°W. [4] Mais peut-être s’est-il lui aussi basé sur les écrits des deux historiens.

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Antonio Flamenco

Nationalité Flamand
Origine Anvers (Belgique) [1]
Alias Antón, flamenco [2]
Antón Flamenco [3]
António Flamenco [4]
Antonio Flamenco [5]
Navire Santiago ; puis San Antonio ?
Fonction Matelot (Marinero)
Note(s) Fils de Juan de Burgos et María [6]
Destin Survivant – Déserteur [7]
  Antonio Flamenco, comme le reste de l’équipage du San Antonio, fit défection à l’embouchure du Détroit de Magellan et revint en Espagne.

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