Vasco Gómez Gallego

Nationalité Portugais
Origine
Alias Vasco Gómez Gallego [1]
Vasco Gomes Galego [2]
Vasco Gallego [3]
Vasco Grumete [4]
Vasco García de Bayona [5]
Navire Trinidad
Fonction Mousse (Grumete)
Note(s) Fils de Vasco Gómez Gallego et Catalina García, originaires de Bayona [6]
Destin Survivant – Les 18 de la Victoria
  Vasco Gómez Gallego revient en Espagne à bord de la Victoria le 6 septembre 1522

 

Lors de son enregistrement, Vasco Gómez Gallego a déclaré venir de Baiona, dans la province de Pontevedra, en Galice. Or, il était en réalité Portugais.
Il aurait donc menti sur ses origines afin d’intégrer l’armada, au sein de laquelle le nombre de Portugais était limité à dix par le roi.

La variante « Vasco Gómez Gallego » est celle retenue dans la version « rectifiée » des archives officielles, datant de 1815 et réalisée par Don Ventura Collar y Castro, officier supérieur et archiviste des Archives Générales des Indes.

 

 

Vasco Gómez Gallego embarque comme mousse (grumete) à bord de la Trinidad.

Il se trouve à bord de la Victoria lorsque celle-ci quitte Tidore (Moluques), samedi 21 décembre 1521.

Vasco Gómez Gallego revient en Espagne le samedi 6 septembre 1522 avec dix-sept de ses compagnons et trois Moluquois.

À l’arrivée de la Victoria à Séville (08/09/1522), les possessions des marins sont triées et cataloguées. Dans cette liste, on trouve notamment un petit sac (taleguita) pesant sept livres (celle-ci étant conservée dans un coffre appartenant à Martín Méndez). [7]

 

La duplicité du mousse étant remonté aux oreilles des fonctionnaires de la Casa de Contratación, le Conseil devait déterminer s’il pouvait percevoir ses émoluments ou non. [8]
On ignore s’il touchât finalement sa solde.

 

 

Il semble que Vasco Gómez Gallego ait été « le Portugais anonyme », [9] auteur du journal intitulé « Récit d’un Portugais, compagnon de Duarte Barbosa sur le navire Victoria, en l’année 1519 ». [10]
Ce titre est étonnant dans la mesure où tous deux sont partis d’Espagne à bord de la Trinidad. Barbosa prend le commandement de la Victoria à San Julian, et il semble que le mousse l’ait suivi à ce moment-là. Si tel était le cas, on peut se demander si Duarte Barbosa n’était pas au courant de la nationalité portugaise de Vasco Gómez Gallego (lui-même l’était), et n’a pas contribué à son intégration.

 

 

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__________

[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), XLV, p.65 & LXVII, p.200 & LXVIII, p.211
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.5
Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.16 & p.25
Navarrete, Historia de Juan Sebastián del Cano (1872), Appendice VIII, p.271
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.296
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #38

[2] Queiroz Veloso, Revue d’histoire moderne : Fernao de Magalhaes, sa vie et son voyage (1939), p.480 note 2

[3] Gumma y Marti, Quatrième centenaire du premier voyage autour du monde, lors de la Semaine internationale des géographes, des explorateurs et des ethnologues (1922), p.60

[4] Gumma y Marti, Quatrième centenaire du premier voyage autour du monde, lors de la Semaine internationale des géographes, des explorateurs et des ethnologues (1922), p.60

[5] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), LXIII, p.163

[6] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), XLV, p.65 : « fijo de Vasco Gómez Gallego é Catalina García, vecinos de Bayona de Galicia »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.5 : « hijo de Vasco Gómez Gallego y Catalina García, vecinos de Bayona de Galícia »

[7] La livre castillane (libra castellana) valait environ 460 grammes ; la taleguita pesait donc environ 3,5 kg.
Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LIX, p.138 & LX, p.141

[8] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVIII, p.211-212 : « y caso que se nombra gallego, es portugués y no entra en el número de los que S. M dio facultad podiesen ir, poi-cuya causa los señores del Consejo han de determinar si ha de haher el sueldo o nó »

[9] Denucé, Magellan. La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.21

[10] Sir Stanley of Alderley, The First Voyage Round the World, by Magellan – Narrative of the Anonymous Portuguese (1874)

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