Vasquito

Nationalité Espagnol, Galicien ?
Origine
Alias Vasquito [1]
Basquito [2]
El hijo de Vasco Gallego [3]
Navire Victoria
Fonction Page (Paje)
Note(s) Fils de Vasco Gallego (Victoria – Pilote)
Destin Survivant (Prisonniers du Cap-Vert)
  Après avoir été fait prisonnier par les Portugais lors de l’escale au Cap-Vert, Vasquito est libéré et rentre en Espagne le 15 octobre 1522.

 

Fils du pilote royal Vasco Gallego, il est aussi considéré comme originaire de Galice, mais si cela n’est pas complètement certain. Car il existe très peu de référence à ce garçon dans la littérature liée à la première circumnavigation.

 

D’ailleurs, les raisons de sa présence à bord de la Victoria sont incertaines et il n’est pas clair qui cela ait été délibéré ou non.

Lors du départ de la flotte de Séville, le petit Vasquito se trouve à bord de la Victoria. Et différentes versions existent à ce sujet.
Les documents d’époque stipulent qu’il « allait et venait sur le navire » et qu’il embarqua « sans avoir été inscrit dans les registres ». Magellan, estimant qu’il devait mériter son salaire, le nomma page sur le navire de son père. [4] Cependant, il est impossible de savoir s’il profita de la liesse du départ pour s’embarquer ou bien s’il se retrouva bien malgré lui à bord au moment où l’on largua les amarres.
Selon Tomás Mazón Serrano, l’embarquement aurait été tout à fait volontaire : Vasco Gallego souhaitait que son fils acquière de l’expérience et le fit embarquer comme page. Ceci semble contradictoire avec les documents d’époque, sauf si le pilote a clandestinement fait embarquer son fils et mis Magellan devant le fait accompli (mais ceci n’est que spéculation). [5]

 

 

Lors de l’éprouvante traversée du Pacifique, il est possible que Vasco Gallego ait cédé tout ou partie de ses rations à son fils. C’est en tout cas la thèse que soutiendrait le Cdt Olivier Prunet, même si cette information est à prendre avec précaution.

Dans la transcription de son colloque du 2 mai 2012, le Cdt Prunet précise que « les  mousses  embarqués  sur  les navires de Magellan l’étaient avec leurs pères et pour Diego Callego (sic), il est sûr que son père lui a donné  ses  rations ». Or, Diego Gallego, qui a survécu au voyage, était un matelot de la Victoria, dont les parents étaient déjà décédés avant qu’il n’embarque. [6] Il semble plus vraisemblable qu’il fasse référence à Vasquito. Mais ce n’est pas complètement certain.

Son père décède durant la traversée, quelques jours seulement avant l’arrivée à l’île des Larrons (Isla de los Ladrones).
À partir de là, il semble que l’équipage de la Victoria se soit occupé du gamin. On devine en effet qu’il devait être assez jeune, dans la mesure où il avait été affecté à la fonction de page [7] et qu’il semble que ce soit sa mère qui ait récupéré son salaire auprès de la Casa de Contratación. [8]

Il effectue la fin du voyage à bord du même navire.
Lorsque celui-ci est contraint de marquer une escale au Cap-Vert, le mercredi 9 juillet 1522, il fait vraisemblablement partie du groupe de marins qui se rend à terre pour avitailler. Les îles appartenant aux Portugais, qui ont ordre de capturer les navires de l’expédition Magellan, ils se font passer pour des Espagnols de retour des Amériques. Ils sont cependant démasqués et fait prisonniers tandis que la Victoria s’enfuit avant d’être arraisonnée.
À son arrivée à Séville, Juan Sebastián Elcano informe le roi (et désormais empereur) du sort de ses compagnons qui sont finalement libérés et rentrent en Espagne le mercredi 15 octobre 1522.

 

 

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[1] Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #202

[2] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVII, p.212

[3] Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.22 & p.31

[4] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVIII, p.212

[5] Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – Vidas Epicas : Vasquito, El niño al que todos cuidaron

[6] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVII, p.75

[7] Le mot « page » vient du grec paidion (παιδιον), qui signifie « petit garçon ».
Dans le système traditionnel féodal, un page exerçait une fonction de serviteur dans un château, entre ses 7 et 14 ans environ.

[8] Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – Vidas Epicas : Vasquito, El niño al que todos cuidaron

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