Antonio Flamenco

Nationalité Flamand
Origine Anvers (Belgique) [1]
Alias Antón, flamenco [2]
Antón Flamenco [3]
António Flamenco [4]
Antonio Flamenco [5]
Navire Santiago ; puis San Antonio ?
Fonction Matelot (Marinero)
Note(s) Fils de Juan de Burgos et María [6]
Destin Survivant – Déserteur [7]
  Antonio Flamenco, comme le reste de l’équipage du San Antonio, fit défection à l’embouchure du Détroit de Magellan et revint en Espagne.

 

Antonio était originaire de la commune belge d’Anvers (Amberes en espagnol), qui faisait partie à l’époque des Pays-Bas habsbourgeois, un ensemble de seigneuries qui avaient été organisées par les Valois-Bourgogne au cours des XIVe et XVe siècles. On y parlait principalement le français, le néerlandais et le latin, mais aussi pléthore de dialectes locaux.

Son père est présenté en tant que Juan de Burgos, probablement sa ville d’origine. Cependant, on ignore si les parents d’Antonio Flamenco avaient déménagé à Anvers, ou si seul Antonio vivait aux Pays-Bas habsbourgeois.
« Antón » est une variante de « Antonio » en asturien, galicien ou aragonais. Or Burgos, d’où venait son père, se trouve en Castille (et constituait même l’une des deux capitales du Royaume de Castille).
De nos jours, le prénom espagnol ne prend pas d’accent (Antonio), au contraire de sa version portugaise (António), mais il est possible que cela ait été différent à l’époque.

La variante « António Flamenco » est issue de la version « rectifiée » des archives officielles, datant de 1815 et réalisée par Don Ventura Collar y Castro, officier supérieur et archiviste des Archives Générales des Indes.

 

Il ne possède a priori aucun lien de parenté avec Juan Flamenco, page du Santiago, également originaire d’Anvers.
On notera tout de même que le-dit Juan, en tant que page, était un jeune adolescent, voire un enfant, [8] tandis qu’Antonio devait déjà être adulte ou presque, puisque matelot (entre les deux classes, on trouvait le mousse, en général âgé de 13 à 16 ans). On peut se demander comment un jeune garçon a pu entendre parler de l’expédition de Magellan et se rendre seul à Séville pour embarquer, à 2000 km de chez lui (à une époque où l’on se déplace à cheval lorsqu’on a de l’argent, autrement à pied). Il n’est donc pas interdit de penser que les deux Anversois se connaissaient, même si aucune preuve ne permet de l’affirmer.

 

 

Suite au naufrage du Santiago aux abords du río Santa Cruz (22/05/1520), Antonio Flamenco est transféré sur un autre navire, mais on ignore lequel.
Cependant, le fait qu’il n’apparaisse ni dans la liste de marins décédés, ni dans celle des survivants, laisse à penser qu’il est revenu en Espagne à bord du San Antonio.

 

 

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[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVIII, p.84 : « Emberes »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.19 : « Amberes »
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #221 : « Amberes (Bélgica) »
Denucé, Magellan. La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.239 : « Anvers »

[2] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVIII, p.84
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.19

[3] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXIV, p.178 & LXVII, p.204

[4] Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.22 & p.31
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #221

[5] Denucé, Magellan. La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.239

[6] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVIII, p.84
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.19

[7] Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #221
Sanlucardigital.es

[8] Le mot « page » vient du grec paidion (παιδιον), qui signifie « petit garçon ».
Dans le système traditionnel féodal, un page exerçait une fonction de serviteur dans un château, entre ses 7 et 14 ans environ.

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