Escale à la Isla de los Ladrones

 

Mercredi 6 mars 1521
Guam, îles Mariannes du Nord

Après trois mois d’une navigation éprouvante, l’armada aperçoit enfin des terres habitées.

 

Francisco Albo rapporte qu’ils découvrent deux îles. Ils se dirigent vers celle située au sud-ouest (12° 2/3 N) et laissent celle située au nord-ouest (13°N). [1]
Ceci est confirmé par le pilote génois (Leone Pancaldo ou Giovanni Battista da Ponzoroni). [2]

Pourtant, d’après le récit d’Antonio Pigafetta, il existe une île au nord-ouest et deux au sud-ouest de leur trajectoire. Et celle située au nord-ouest apparaissant plus élevée et plus grande, Magellan décide d’y marquer un arrêt pour avitailler. [3] Albo indique l’inverse et il s’agit peut-être d’une erreur de Pigafetta. De même, son récit est une nouvelle fois assez confus, et l’on ne comprend pas bien s’ils ont rencontrés les autochtones sur la première ou la deuxième île, ou peut-être les deux. Certaines sources disent qu’ils se sont dirigés vers la première île (au nord-ouest), mais n’ont pu y accoster. [4]
Ginés de Mafra parle d’une île donne l’impression qu’il y en a trois. Il précise (plus loin dans son récit) qu’il y a en tout sept îles dans l’archipel, situées entre 11 et 14°N. [5] Cependant, au vue de la trajectoire des navires et de la disposition des îles, on peut se demander comment ils ont pu les voir.
Pour le Portugais anonyme (probablement Vasco Gómez Gallego), ils découvrent simplement plusieurs îles entre 10 et 12° N. [6]

 

L’expédition vient d’arriver aux Mariannes, un chapelet d’îles qui s’étend du nord au sud sur presque 700 km (380 NM), et qu’elle atteint dans sa partie méridionale.
Les trois îles vues par Pigafetta et Mafra sont probablement une erreur de perception car cela ne correspond pas à la réalité de l’archipel. [7]
La plupart des observateurs s’accordent sur le fait que la première île, située au nord-est, est Rota, tandis que la seconde, au sud-ouest et beaucoup plus grande, est Guam. C’est cette dernière qu’ils abordent. [8]

Carte - Mariannes - Rota & Guam
Carte du Pacifique, avec les Mariannes, dont les îles Rota et Guam

 

À noter que Ginés de Mafra dit dans son journal qu’ils sont le 17 mars (un dia que fueron diez i siete de marzo del año de 1521). [9] S’il ne fait aucun doute que, dans ce passage, il parle de l’île des Larrons (y por esto le pusieron nombre a estas islas, las islas de los ladrones), cette date du dimanche 17 mars 1521 correspond à l’arrivée à Homonhon (Philippines).

 

 

Le premier homme à avoir aperçu la terre aurait été Lope de Aguirre, dit « Lope Navarro », un matelot de la Victoria. [10] L’historien portugais José Maria de Queirós Veloso précise qu’il s’agit d’un gabier ; il est possible qu’il s’agisse d’une extrapolation de sa part, l’homme en question devant se trouver quelque part en haut d’un mât au moment où il aperçut l’île. [11]
Il est également précisé qu’il distingue des voiles, indiquant la présence de bateaux et donc d’habitants. Raison pour laquelle les marins sont fous de joie. On le récompense en lui donnant des bijoux d’une valeur de 100 ducats. [12]

 

La flotte s’ancre apparemment dans la baie d’Umatac, au sud-ouest de Guam.
C’est en tout cas à cet endroit que les Guamanians célèbrent chaque année l’arrivée des Européens. Il n’existe pas de preuve concrète que Magellan et ses hommes aient débarqué là ; cet évènement s’est transmis de générations en générations via la tradition orale des Chamorros, le peuple autochtone. [13] Un obélisque, accompagné d’une plaque commémorative y a été dressé. [14]
Il n’est pas précisé la raison du choix de cette baie, assez éloignée de la course originale de la flotte (qui passait au nord de l’île). Si la majeure partie de la côte ouest de Guam est constituée de récifs et de haut-fonds, ou de falaises, la baie Cetti aurait aussi pu leur permettre d’accoster. Peut-être ont-ils suivi les navires locaux, qui allaient et venaient depuis la baie d’Umatac où était situé leur village.

 

L’escale dans ce qu’ils surnommeront par la suite « l’île des larrons » ou « l’île des voleurs » (isla de los ladrones) [15] ne va pas être de tout repos.

À peine sont-ils arrivés qu’une foule d’autochtones se masse près des trois navires.
Ceux-ci naviguent à bord de praos, des embarcations à voile latine et disposant d’un flotteur qui sert de contrepoids lorsque le vent s’engouffre dans la voile et fait gîter l’esquif. Les observateurs notent que ces embarcations n’ont ni proue ni poupe et vont dans les deux sens, disposant pour cela à chaque extrémité d’une sorte de gouvernail pareil à une pelle de boulanger. [16] Ce qui est logique : le flotteur se trouvant toujours « au vent » (du côté d’où vient le vent), ce type de bateau ne peut pas tourner.
Sans aucune appréhension, mais intrigués, les indigènes montent à bord des naos européennes et commencent à prendre tout ce qui les intéresse avant de s’en retourner (certaines sources parlent de gréements, de couteaux et d’objets en acier). Ils sont bientôt si nombreux que les explorateurs sont obligés de les repousser. On ignore si quelqu’un dit au capitán general qu’il faut le faire et que celui-ci l’ordonne ensuite, ou bien si quelqu’un juge par lui-même que c’est la bonne chose à faire. Dans la cohue, et sans que l’on en connaisse la raison exacte, Francisco Albo gifle un indigène, qui réplique immédiatement. Furieux, le maître d’équipage de la Trinidad dégaine alors la machette qu’il porte à la hanche et frappe son adversaire dans le dos.
Les indigènes prennent peur et refluent vers leurs embarcations. Ils se battent alors avec des bâtons (durcis au feu), car ils ne disposent de rien d’autre ; mais le récit de Ginés de Mafra sur cet évènement, bien que détaillé, n’est pas clair : les indigènes remontent se battre à bord des naos pour en découdre, ou bien, depuis leurs praos, frappent-ils la coque des navires avec leurs bâtons ?
Les Européens commencent alors à tirer des flèches, qui en blessent certains. Magellan aurait même fait tirer l’artillerie pour tenter de les disperser. [17]
Durant cet affrontement, le comportement des autochtones interloque les marins : certains arrivent avec de la nourriture, passent entre les rangs de praos et viennent donner la nourriture aux Européens ; ceci fait, ils prennent alors les armes avec leurs congénères contre les Européens.
Face à leur nombre grandissant, Magellan demande à ses hommes de cesser de tirer. Immédiatement, les indigènes se calment et reviennent échanger de la nourriture (principalement du poisson et des noix de coco) contre des billes de verre. [18]

En réalité, les Chamorros ne volent rien ; dans leur culture, la propriété n’existe pas. De ce dont ils ont besoin ou envie, ils se servent. Et la réaction violente des visiteurs leur est probablement tout aussi incompréhensible que leur propre comportement dans le regard des Européens. Ainsi, ils n’ont aucune volonté de nuire à ces nouveaux arrivants, et ne sont pas « peu dignes de confiance » comme le clame le pilote génois. [19]
L’écrivain austro-hongrois Stefan Zweig propose un parallèle fort judicieux : « Car il leur est tout aussi naturel – ceux qui vont nus n’ont pas de poches – d’emporter quelques objets brillants dans leur chevelure qu’aux Espagnols, au pape et à l’empereur de proclamer toutes ces îles inconnues, avec leurs habitants, hommes et bêtes,  propriété légale du roi très-chrétien ». [20]

(On notera que le récit de l’escale par Francisco Albo est assez évasif quant à ces évènements, desquels il est pourtant un protagoniste). [21]

 

Tout semble aller pour le mieux. Mais à la nuit tombée, alors que les marins prennent du repos sur l’île, des indigènes approchent de la Trinidad, coupent l’amarre qui retient l’annexe et s’enfuient avec.
Magellan, découvrant la perte du canot, ordonne de mettre les voiles afin de s’éloigner du rivage pour le restant de la nuit. [22]
(Les différents récits ne sont pas suffisamment précis pour savoir quel jour exactement ont lieu les différents évènements).

Au petit matin, la Trinidad revient s’ancrer au même endroit que la veille, et Magellan fait mettre à l’eau deux canots chargés d’une cinquantaine d’hommes (parmi lesquels se trouve vraisemblablement Antonio Pigafetta). À terre, l’expédition punitive (car c’est ainsi que le présente le Lombard) brûle les habitations, ainsi que des praos, et tue plusieurs villageois. Une razzia est semble-t-il opérée (principalement des denrées alimentaires) avant de repartir au navire avec l’annexe. [23]

Antonio Pigafetta note que les autochtones n’ont probablement jamais vu de flèches. Ainsi, lorsqu’ils se font transpercer, ils tentent de retirer le trait en tirant d’un côté ou de l’autre, puis l’observent avec étonnement tandis qu’ils décèdent. Le Lombard en conclut qu’ils ne savent pas ce que c’est et, face à ce triste spectacle, les Européens éprouvent une certaine pitié à leur égard.

Comment expliquer un tel déchaînement de violence ?
Les indigènes, qui vont nus, semblent inoffensifs, et leurs modestes bâtons ne font pas le poids face aux épées, arbalètes ou armes à feux des explorateurs. Magellan ne peut certes pas leur laisser le canot, dont il aura certainement besoin pour la suite du voyage. Ces derniers auraient très bien pu se rendre à terre, récupérer leur esquif (éventuellement en usant de la force), et repartir. À moins que les autochtones ne les aient attaqués, ce qui demeure peu probable car nul ne le mentionne ; et quand bien même il eut fallu repousser des assaillants, quand bien même certains eurent été tués, pourquoi incendier des cahutes ? Après avoir passé trois mois en mer, des équipages épuisés découvrent enfin une île peuplée, où les habitants sont certes envahissants mais leur apportent aussi des denrées dont les marins ont cruellement besoin pour vaincre les maladies qui les rongent. Des gens qui, d’après les descriptions de Pigafetta, apparaissent tout sauf belliqueux et semblent plus émerveillés qu’autre chose par la vue de ces hommes au teint pâle, arrivés dans d’immenses navires. Comment le vol d’une simple chaloupe a-t-il pu dégénérer à ce point-là ?

 

Chose étrange, également mentionnée par Pigafetta : au moment où les hommes se préparent pour aller récupérer l’annexe, les malades (probablement du scorbut) leur demande de leur ramener les intestins des gens qu’ils pourraient être amenés à tuer. Ils sont en effet persuadés que cela pourrait les guérir rapidement (le Lombard ne donne pas plus de précision, mais il y a fort à parier qu’ils comptent manger lesdits intestins).
Il n’est pas précisé si leur requête a été suivie d’effet.

 

Voyant que les visiteurs vont repartir, les Chamorros affluent de nouveau autour de l’armada. Et le comportement indigène déroute une nouvelle fois les Européens : ils s’approchent et leur montrent des poissons, comme s’ils désiraient les leur vendre ; mais lorsqu’ils se trouvent suffisamment proches, ils jettent des pierres avant de s’enfuir.
Les naos mettent pleines voiles et foncent à travers la nuée de praos. Les autochtones, en habiles marins, esquivent la tentative d’éperonnage. Ils se trouvent suffisamment proches pour que les occidentaux voient dans certaines embarcations des femmes en pleurs, sans doute suite à la mort de leurs époux, tués lors de l’assaut. [24]

 

De manière générale, les descriptions des Chamorros par Antonio Pigafetta leur donnent une image de « bons sauvages » : ils n’ont pas de chef, vont nus et ne suivent que leur propre volonté. Pour expliquer cela, il y a d’abord le fait que le jeune homme n’a que peu ou pas du tout voyagé, et ne connaît guère d’autres us et coutumes que celles des Européens ; il est donc en quelque sorte émerveillé par ce qu’il découvre. Il faut aussi prendre en compte le fait que le comportement des indigènes lui paraît aberrant car trop différent du sien. Enfin, il ne faut pas négliger un sentiment de supériorité : eux possèdent la technologie et les manières, alors que les autres sont plus proches d’animaux intelligents.
Ceci ne vaut d’ailleurs pas que pour les Chamorros, puisque tout le journal du Lombard présente les choses de manière assez candide, voire naïve. (Il rapporte par exemple quelque chose qu’on lui dit (sans préciser qui), à savoir que les Chamorros naissent blancs, et que leur peau change de couleur avec l’âge pour devenir olivâtre [25] ).
Il ne faut pas non plus oublier que le comportement des autochtones n’était peut-être pas tout à fait naturel puisqu’ils voyaient pour la première fois des hommes blancs, venus dans d’énormes bateaux.

 

Ginés de Mafra indique qu’il n’y a pas d’or sur ces îles. [26] Les explorateurs n’ont probablement vu aucun objet dans ce matériau, ni sur les personnes ni dans les huttes.
Ce propos très concis est néanmoins révélateur quant au fait que la découverte de richesses constitue un élément important de l’expédition, et confirmerait la théorie qui veut que Magellan ait cherché à découvrir un maximum d’îles pour en exploiter ensuite les richesses.

 

 

La flotte repart le samedi 9 mars 1521, soit le lendemain de l’assaut pour récupérer l’annexe. [27]
Si l’équipage a pu se reposer, les denrées récupérées sur l’île ont surtout permis aux malades de se remettre un peu. [28] À l’exception du connétable de la Trinidad, Maestre Andrés, qui décède le jour du départ.

 

 

NOTA — Des festivités étaient prévues à Guam pour célébrer le Ve centenaire de l’arrivée de Magellan à Guam. Mais en raison de la pandémie de COVID-19, celles-ci ont été annulées.
Néanmoins, la goélette espagnole Juan Sebastián Elcano est bien arrivée sur place le vendredi 26 février 2021 (même si les marins ne pourront débarquer). Celle-ci effectue actuellement une circumnavigation en suivant la route exacte de l’expédition Magellan-Elcano. [29]

 

 

Passage du 180e méridien   |   Arrivée aux Philippines  >

 

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[1] Bernal, Derrotero de Francisco Albo (2015), p.13

[2] Sir Stanley of Alderley, The First Voyage Round the World – The Genoese Pilot’s Account of Magellan’s Voyage (1874), p.9

[3] Pigafetta, Primer viaje alrededor del Globo (Civiliter p.38 ; Charton p.294) : « La primera era más elevada y más grande que las dos últimas. Quiso el comandante en jefe detenerse en la más grande para tomar refrescos y provisiones »

[4] Cela est cité sur la page Wikipedia (EN) dédiée à la circumnavigation, et est a priori tiré des ouvrages de Ian Cameron ou Laurence Bergreen.

[5] Ginés de Mafra, Libro que trata del descubrimiento del Estrecho de Magallanes (1542), p.196-197

[6] Sir Stanley of Alderley, The First Voyage Round the World, by Magellan – Narrative of the Anonymous Portuguese (1874), p.31

[7] La seule « île double » aurait été Tinian et Saipan, très proches l’une de l’autre, mais elles se trouvent trop au nord (~15°N) par rapport aux relevés de latitude.
Il est plus probable qu’ils aient, de prime abord, cru que Guam, de par sa forme, était en fait deux îles.

[8] Les relevés de la latitude des marins ne sont pas tout à fait justes : Rota se trouve par 14°N (au lieu de 13) et Guam par 13,5°N (au lieu de 12 2/3)

[9] Ginés de Mafra, Libro que trata del descubrimiento del Estrecho de Magallanes (1542), p.196

[10] Ginés de Mafra, Libro que trata del descubrimiento del Estrecho de Magallanes (1542), p.196 : « uno que estaba en la gavia que se llamaba Navarro ».
Seuls deux marins sont listés comme « Navarro » (soit originaires de Navarre) : Lope de Aguirre, dit « Lope Navarro », inscrit comme matelot sur la Victoria, et Juan de Larraga, dit « Juan Navarro », un mousse de la Concepción. Il est plus probable qu’il s’agisse du premier, pour la raison cité plus haut.

[11] Queirós Veloso, Revue d’histoire moderne : Fernao de Magalhaes, sa vie et son voyage (1939), p.489
Il n’est que très rarement précisé de fonction spécifique pour les marineros de l’armada.

[12] Ginés de Mafra, Libro que trata del descubrimiento del Estrecho de Magallanes (1542), p.196
À cette époque, le ducado est frappé en or quasi pur (23,75 carats). Le marin reçoit donc l’équivalent de 100 pièces d’or.

[13] Voir l’article de Guampedia.

[14] Office du tourisme de Guam  |  Tripadvisor : Umatac – Magellan Monument

[15] À l’époque, il semble qu’elles aient surtout été appelées « Ilhas das velas » ou « Îles des voiles » car les marins y avaient observé de nombreux navires allant et venant autour de ces îles, et Magellan les auraient nommées ainsi.
Sir Stanley of Alderley, The First Voyage Round the World – The Genoese Pilot’s Account of Magellan’s Voyage (1874), p.9 note 26
Charton, Voyageurs anciens et modernes – T.3 : Voyageurs modernes, quinzième siècle et commencement du seizième – Fernand de Magellan, voyageur portugais (1863), p.295 note 4
Queirós Veloso, Revue d’histoire moderne : Fernao de Magalhaes, sa vie et son voyage (1939), p.490

[16] Pigafetta, Primer viaje alrededor del Globo (Civiliter p.40 ; Charton p.295) : « El timón se asemeja a una pala de panadero »

[17] L’historien portugais José Maria de Queirós Veloso ne cite pas sa source à ce sujet.
Queirós Veloso, Revue d’histoire moderne : Fernao de Magalhaes, sa vie et son voyage (1939), p.490

[18] À noter que tous les récits d’époque sont l’œuvre de marins de la Trinidad, le navire amiral ; les évènements sont donc racontés de leur point de vue uniquement et ce qui se passa sur les autres navires est incertain. On peut même se demander si seule la Trinidad n’a pas accosté l’île, les deux autres restant en retrait.
Pigafetta, Primer viaje alrededor del Globo (Civiliter p.38-41 ; Charton p.294-295)
Ginés de Mafra, Libro que trata del descubrimiento del Estrecho de Magallanes (1520), p.196-197
Sir Stanley of Alderley, The First Voyage Round the World – The Genoese Pilot’s Account of Magellan’s Voyage (1874), p.9-10
Sir Stanley of Alderley, The First Voyage Round the World, by Magellan – Narrative of the Anonymous Portuguese (1874), p.31

[19] Sir Stanley of Alderley, The First Voyage Round the World – The Genoese Pilot’s Account of Magellan’s Voyage (1874), p.9

[20] Zweig, Magellan (1938), p.205

[21] Bernal, Derrotero de Francisco Albo (2015), p.13 : «Vinieron muchas veces a nosotros y nos buscaban para hurtarnos cuanto podían, y así nos hurtaron el esquife de la [nao] capitana, y otro día lo recobramos ».

[22] Ginés de Mafra, Libro que trata del descubrimiento del Estrecho de Magallanes (1542), p.197
Sir Stanley of Alderley, The First Voyage Round the World – The Genoese Pilot’s Account of Magellan’s Voyage (1874), p.10

[23] Le commando est composé de 40 hommes selon Pigafetta, 50 à 60 selon le pilote génois, 40 à 60 selon Queirós Veloso.
Il brûle une quarantaine ou une cinquantaine de maisons selon Pigafetta, tout le village selon le pilote génois, (quelques cases selon Zweig).
Il tue 7 hommes selon Pigafetta, 7 ou 8 hommes et femmes selon le pilote génois (et a priori personne selon Zweig).
Seul Pigafetta mentionne l’incendie des praos.

Seuls Stefan Zweig et Édouard Cat mentionnent la razzia. José Maria Queirós Veloso mentionne un porc récupéré lors de l’assaut.
Zweig, Magellan (1938), p.205-206
Cat, Les grandes découvertes du treizième au seizième siècle (1882), p.211
Queirós Veloso, Revue d’histoire moderne : Fernao de Magalhaes, sa vie et son voyage (1939), p.491

[24] Pigafetta parle de plus d’une centaine des praos, le pilote génois de 40 ou 50.
Pigafetta, Primer viaje alrededor del Globo (Civiliter p.39 ; Charton p.294)
Sir Stanley of Alderley, The First Voyage Round the World – The Genoese Pilot’s Account of Magellan’s Voyage (1874), p.10

[25] Pigafetta, Primer viaje alrededor del Globo (Civiliter p.39 ; Charton p.294-295) : « Son grandes y bien hechos ;   su   tez   es   de   un   color   oliváceo, habiéndosenos dicho que nacían blancos, pero que con la edad cambiaban de color ».

[26] Ginés de Mafra, Libro que trata del descubrimiento del Estrecho de Magallanes (1542), p.197

[27] Bernal, Derrotero de Francisco Albo (2015), p.13
Queirós Veloso, Revue d’histoire moderne : Fernao de Magalhaes, sa vie et son voyage (1939), p.490
Via Wikipedia (EN) :
– Bergreen, Over the Edge of the World: Magellan’s Terrifying Circumnavigation of the Globe (2003), p229-231

[28] Cat, Les grandes découvertes du treizième au seizième siècle (1882), p.211

[29] Voir à ce sujet la série d’articles du Pacific Daily News, édition de Guam. Notamment :
Guam to have voice in 500th anniversary of Magellan voyage  |  Muted commemoration for 500th anniversary of Magellan’s arrival to Guam  |  Spanish tall ship arrives in Guam waters

Voir aussi celle du Guam Daily Post. Notamment :
Group outlines Guam’s plans for 500th anniversary of voyage around the world  |  Spanish navy training ship arrives at Naval Base Guam

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