Juan de Elorriaga

Nationalité Espagnol
Origine Séville (Huelva, Espagne) ? [1]
Alias Juan de Elorriaga [2]
Juan de Helorriaga [3]
Juan de Eloriaga [4]
Juan de Eliorraga [19]
Juan de Lorriaga [5]
Juan de Loriaga [6]
Juan de Lorreaga [7]
Harriaga [18]
Navire San Antonio
Fonction Maître de bord
Note(s) Époux de Juana de La Haya [8] / Juana de la Aya [9]
Destin Décès (15/07/1520) [10]
 

Grièvement blessé lors de la Mutinerie de Pâques, Juan de Elorriaga décède de ses blessures dans la baie de San Julián.

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João Rodrigues Serrão

Nationalité Portugais
Origine
Alias João Rodrigues Serrão
Juan Rodriguez Serrano (espagnol)
Jehan Serran [1]
Navire Santiago
Fonction Capitaine et pilote
Note(s)

Frère ou cousin de Francisco Serrão [2]
Possible beau-frère ou cousin de Fernão de Magalhães [3]
Époux de Juana Durango ; beau-père de Francisco Durango (page – Santiago) [4]

Destin Décès (01/05/1521)
  João Rodrigues Serrão est tué lors du banquet sur l’île de Cebu (Philippines).

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Nouvelles tensions entre Magellan et Cartagena

 

Mercredi 5 octobre 1519
Côte africaine

Après avoir navigué un temps vers le sud-ouest, la flotte oblique plein sud [1] afin de longer au plus près la côte africaine [2], et ainsi passer à l’est du Cap-Vert, fief portugais.
Comme prévu, la Trinidad navigue en tête et les autres navires doivent se contenter de la suivre.

Cartagena, qui n’accepte pas la situation, fait approcher le San Antonio du vaisseau amiral et interpelle le pilote, Estêvão Gomes, au sujet du changement de direction, duquel il n’a pas été informé. Il ne comprend pas pourquoi ils ne prennent pas une route plus directe, vers l’ouest, et au contraire se rapprochent de l’Afrique. Gomes l’envoie paître : les questions de navigation ne le regardent pas ; il doit se contenter de suivre le pavillon le jour et le fanal la nuit. [3]
En réalité, Cartagena, qui ne connaît rien aux choses de la mer, ne fait que répéter les interrogations de ses propres pilotes, Andrés de San Martín (pilote en chef de la flotte) et Juan Rodríguez de Mafra, tous deux très expérimentés. [4] Gomes ne devait pas l’ignorer, raison pour laquelle il renvoya Cartagena sans ménagement, ce qui dut un peu plus agacer le veedor.
(Il est peut-être utile de préciser qu’à ce moment-là, Gomes ne fait vraisemblablement que répéter ce que lui a dit Magellan, car il est peu probable qu’un simple pilote se soit permis de débouter sèchement le représentant direct du roi).Lire la suite »

Escale aux Canaries pour avitaillement

 

Jeudi 29 septembre 1519
Tenerife, Canaries, Espagne

La flotte effectue un arrêt aux Canaries, territoire espagnol, pour un dernier avitaillement. On charge de la poix, qui sert au colmatage de la coque, du bois et surtout des légumes frais et de l’eau potable (et peut-être du poisson frais). [1]

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Départ de Sanlúcar de Barrameda

 

Mardi 20 septembre 1519
Sanlúcar de Barrameda, Cadix, Andalousie, Espagne

Durant l’escale, Magellan effectue plusieurs aller-retour à Séville, notamment pour saluer son ami et beau-père Diego Barbosa, dire un dernier adieu à sa femme Maria Caldera Beatriz Barbosa (épousée en décembre 1517) et son fils Rodrigo de Magalhães [1], et aussi rédiger son testament. [2]

 

La veille du départ, Magellan a invité (pour ne pas dire contraint) les marins à se confesser, possiblement en l’église Notre-Dame de l’Ô (Iglesia de Nuestra Señora de la O). [3]

Église Notre-Dame de l’Ô, Sanlúcar de Barrameda
Église Notre-Dame de l’Ô, Sanlúcar de Barrameda ©Catedrales e Iglesias / Alejandro Blanco, 2013 (CC BY 2.0)

Nombre d’entre eux était issus des basses classes de la société, et il n’est pas certain que tous aient été familiers de l’exercice. De plus, si la plupart embarquait pour des raisons financières ou dans l’espoir d’une vie meilleure, certains cherchaient à échapper à la prison ou à quelque dette. Magellan souhaitait ainsi placer son voyage sous les meilleurs auspices en déchargeant les marins de leurs péchés. On ne sait pas grand-chose sur le déroulement de cette confession, notamment concernant son organisation matérielle car il paraît compliqué pour un seul prêtre d’entendre et d’absoudre plus de deux cents hommes ; la cérémonie a-t-elle été collective et donc éloignée du processus habituel ? Plusieurs prêtres ont-ils officié ce jour-là ? Tout le monde y est-il réellement allé ou bien seuls des volontaires ?

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Départ de Séville

 

Mercredi 10 août 1519
Port de Las Muelas, Séville, Andalousie, Espagne

Après avoir prié à l’église Santa María de la Victoria, les équipages embarquent et la flotte quitte le port de Las Muelas. Bien que des tirs au canon [1] saluent ce départ, il ne s’agit alors que de se rendre à Sanlúcar de Barrameda, situé dans l’estuaire du Guadalquivir [2], pour y avitailler.
Avant de partir, Magellan a prêté serment dans cette même église, et reçu la bannière royale des mains du corregidor Sancho Martínez de Leyva. [3]

La navigation sur le fleuve est complexe et nécessite la présence de pilotes locaux pour aider les barreurs. Outre la faible profondeur, on note le passage d’un pont en ruines, dont seules deux colonnes dépassent encore de l’eau, entre lesquelles il convient de passer. Cet obstacle se trouve près de San Juan de Aznalfarache. [4]
Antonio Pigafetta signale comme particularité que cette ville compte de nombreux Maures. La Reconquista s’est achevée vingt-sept ans plus tôt, avec la prise de Grenade le 2 janvier 1492. Ceci tendrait à prouver que tous les Maures n’ont pas été chassés, mais que certains sont restés vivre sur place.
Juste après s’effectue un passage devant la ville de Coria del Río, [5] que Pigafetta mentionne sans plus de précision.
Les navires arrivent finalement au port de Sanlúcar, surplombé par le palais des ducs de Medina Sidonia (Palacio de los duques de Medina Sidonia). Non loin se trouve une forteresse, également construit par les Medina Sidonia, le Château de Santiago (Castillo de Santiago). C’est probablement à ce dernier que fait référence Pigafetta. [6]

Sanlucar-de-Barrameda_chateau-de-Santiago_2007
Sanlúcar de Barrameda – Château de Santiago ©José Manuel Lira Vidal ,2007

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