Juan de Elorriaga

Nationalité Espagnol
Origine Séville (Huelva, Espagne) ? [1]
Alias Juan de Elorriaga [2]
Juan de Helorriaga [3]
Juan de Eloriaga [4]
Juan de Eliorraga [19]
Juan de Lorriaga [5]
Juan de Loriaga [6]
Juan de Lorreaga [7]
Harriaga [18]
Navire San Antonio
Fonction Maître de bord
Note(s) Époux de Juana de La Haya [8] / Juana de la Aya [9]
Destin Décès (15/07/1520) [10]
 

Grièvement blessé lors de la Mutinerie de Pâques, Juan de Elorriaga décède de ses blessures dans la baie de San Julián.

 

Juan de Elorriaga est indiqué comme venant de Séville dans les documents officiels. Cependant, il existe cinq « localités » du nom d’Elorriaga au Pays basque [11] ; ce qui laisserait à penser que l’homme, bien que sans doute établi à Séville, était originaire du Pays basque, ou peut-être sa famille.
L’une de ces localités notamment, est aujourd’hui un village (barrios rurales) dépendant de la commune de Deba en Guipuscoa (région située en bordure du Golfe de Gascogne, et d’où provenait nombre de marins de l’expédition). De plus, son épouse Juana de la Aya était possiblement originaire, elle, de Aya (Aia), commune du Guipuscoa (Gipuzkoa). [12] Les deux villages sont distants d’une trentaine de kilomètres.
La concernant, le doute est cependant de mise. En effet, « La Haya » peut désigner la ville de La Haye, aux Pays-Bas, qui était territoire espagnol à l’époque. Son épouse était donc peut-être flamande. Mais il peut également s’agir d’une mauvaise transcription de la part des fonctionnaires espagnols (qui auraient transcris par analogie, connaissant la ville hollandaise mais pas le village basque).

 

Maître de bord du San Antonio, le plus gros navire de la flotte, il semble avoir été le témoin des premiers conflits entre Juan de Cartagena et Magellan. Notamment celui du 26 octobre 1519, où lui et Estêvão Gomes servent de relais à la querelle verbale entre les deux capitaines. C’est même très probablement Juan de Elorriaga [13] qui effectue l’ironique salut « Dieu vous sauve, seigneur capitaine et maître, et bonne compagnie ! » (Dios (v)os salve señor capitan y maestre y buena compañía) [14], qui entraînera quelques jours plus tard l’arrestation de Cartagena.
Il est possible que durant toute cette période de navigation, Elorriaga ait entendu les récriminations du veedor à l’encontre du capitán general, et qu’il se soit douté que quelque chose se tramait.
Bien qu’espagnol, il demeure fidèle à Magalhães.
Ainsi, lors de la mutinerie de Pâques, Elorriaga s’oppose à Gaspar de Quesada qui tente de prendre le contrôle du San Antonio. Ce dernier le poignarde à plusieurs reprises (quatre fois selon Navarrete [15], six fois selon Zweig [16]).

Grièvement blessé, il succombe trois mois plus tard (le 15 juillet 1520 selon les documents officiels, le 11 juillet selon Navarrete [17]).

 

 

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________

[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVI, p.66 ; LXVIII, p.222

[2] Queirós Veloso, Revue d’histoire moderne : Fernao de Magalhaes, sa vie et son voyage ((1939, T.14), p.474
Navarrete, Historia de Juan Sebastián del Cano (1872), p.40

[3] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVI, p.66

[4] Zweig, Magellan (1938), p.161

[5] Bernal, Declaracion de fallecidos en el viaje, #11 (p.3)

[6] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVIII, p.222

[7] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVII, p.201

[8] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVI, p.66

[9] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVIII, p.222

[10] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVIII, p.222

[11] Wikipedia Euskara

[12] Pour l’anecdote, c’est dans une maison de Laurgain (casa-torre de Laurgain), quartier (barrio) situé dans la commune de Aia, que furent trouvés en 2016 huit documents originaux appartenant à Juan Sebastián Elcano.

[13] Cartagena dit avoir envoyé son « meilleur marin ». Zweig parle de son « quartier-maître » (p.138). Queirós Veloso parle d’un « marin » (p.468).

[14] Texte original : Bernal, Sucesos desafortunados de la Expedición (2015), p.3
Traduction : Queirós Veloso, Revue d’histoire moderne : Fernao de Magalhaes, sa vie et son voyage (1939), p.468

[15] Navarrete, Historia de Juan Sebastián del Cano (1872), p.40

[16] Zweig, Magellan (1938), p.161

[17] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVIII, p.222
Navarrete, Historia de Juan Sebastián del Cano (1872), p.41

[18] Bernal, Sucesos desafortunados de la Expedición (2015), p.10

[19] Verne, Les grands voyages et les grands voyageurs. Découverte de la terre – Chapitre II : Premier voyage autour du monde (1878), p.308

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