Juan Rodríguez de Mafra

Nationalité Espagnol – Andalou
Origine ~1470 – Palos de la Frontera (Huelva, Andalousie, Espagne)
Alias Juan Rodríguez de Mafra [1]
Joán Rodríguez Mafra [2]
Iohan Rodríguez de Mafra [3]
Iohan Rodrez de Mafra [4]
Juan Rodríguez Mafra [5]
Joan Rodríguez [6]
Joâo Rodrigues de Mafra [7]
Joao Rodriguez de Moefrapil [8]
Navire San Antonio, puis Concepción
Fonction Pilote (piloto)
Note(s) Époux de Catalina Ruíz [9]
Père de Diego Rodríguez de Mafra (San Antonio – Page)
Possible parent de Ginés de Mafra (Trinidad – Matelot)
Destin Décès (28/03/1521 [10] ou 08/11/1521 [11] )
  Juan Rodríguez de Mafra décède de maladie en arrivant à Limasawa.

 

L’origine de Juan Rodríguez de Mafra demeure controversée, car l’homme est par certains auteurs désigné comme étant Portugais. [12]
Le fait est que Mafra est une commune portugaise, proche de Lisbonne ; il peut s’agir d’une simple coïncidence, ou bien sa famille serait venue du Portugal à un moment ou un autre par le passé. Ou bien il en serait effectivement originaire. Le fait que Palos de la Frontera soit assez proche de la frontière entre les deux pays ne permet pas de trancher la question. Pour l’historien belge Jean Denucé, en dehors du pilote en chef Andrés de San Martín, tous les pilotes de chaque navire étaient portugais car Magellan avait besoin de personnes de confiance à ce poste clef. Sans compter que le Portugal est à cette époque très avancé en terme d’exploration maritime et il semble logique de faire appel à des personnes expérimentées pour aborder une telle aventure.
Cependant, aucun élément concret ne vient étayer cette thèse. Si les éléments précités sont valables, ils demeurent de la supputation. Une donnée tangible est sa déclaration dans les Pleitos colombinos où il déclare être né à Palos de la Frontera et avoir plus de 45 ans. [13] Et il n’y a aucune raison qu’il ait menti à ce sujet. De plus, courant 1510, le Portugal cherche à la recruter, ce qui constitue un argument supplémentaire quique non décisif.
La question demeure tout de même ouverte.

 

L’homme serait né aux alentours de 1470 (et sans doute avant, date évaluée à partir de l’âge qu’il donne lors des Pleitos colombinos, à savoir « plus de 45 ans »).
Marié à Catalina Ruíz vers 1492, [14] il a un fils : Diego.

L’historien espagnol Julio Izquierdo Labrado indique qu’il est parent du matelot Ginés de Mafra (Trinidad). [15] Ceci n’étant repris nulle part ailleurs, l’information est sujette à caution.

 

Selon l’historien espagnol Juan Gil Fernández, Juan Rodríguez de Mafra était analphabète. [16]
Comme le précise l’universitaire et historien de la mer Pablo Emilio Pérez-Mallaína, des marins analphabètes sont devenus des pilotes aguerris, car le fait de ne savoir ni lire ni écrire ne les empêchait nullement d’être intelligents, et l’expérience acquise lors de multiples voyages leur permettait de compenser aisément leur manque de savoir théorique. Certes il fallait au pilote prendre des mesures à l’aide d’instruments, et effectuer des opérations mathématiques pour se repérer. Mais ces mesures, à l’époque, demeuraient peu précises et fiables, si bien que l’expérience de la navigation venait compléter, voire prendre le pas sur ces mesures. [17]
Cependant, sur son site RutaElcano, Tomás Mázon Serrano propose une frise où l’on peut voir la signature de Juan Rodríguez de Mafra. Savait-il au moins écrire son nom ?

Juan Rodriguez de Mafra - Signature
Signature du Piloto Real Juan Rodríguez de Mafra

 

 

En 1492, il se trouve à Palos alors que l’expédition de Christophe Colomb (Cristoforo Colombo) se prépare. Il semble que ce soit la présence de Martín Alonso Pinzón qui ait permis de recruter des équipages. Le jeune Juan (~22 ans alors) pense lui que l’entreprise est vaine et refuse d’y participer. [18] (Sa décision est peut-être également motivée par le fait qu’il vient d’épouser Catalina Ruíz).

Le succès de l’expédition lui fait revoir son jugement et il s’inscrit pour les deuxième (1493-1496) et troisième voyages (1498-1500).

 

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Dans les années qui suivirent la mort de Colomb (20 mai 1506), ses héritiers intenteront une série de poursuites judiciaires contre la couronne d’Espagne pour faire valoir leurs droits : les Pleitos colombinos (1508-1563). Juan Rodríguez de Mafra sera convoqué comme témoin courant 1515.
Les Capitulations de Santa Fe, signées par Ferdinand II le Catholique (Fernando II el Católico), prévoyaient que l’explorateur génois serait anobli, nommé vice-roi et gouverneur des provinces découvertes, juge de tous les litiges commerciaux dans les futures colonies et enfin toucherait 1/10e des profits générés par le voyage. À l’époque, les revendications de Colomb étaient pourtant jugées irréalistes (et le sont encore par les historiens contemporains) et il fallut l’intervention du trésorier royal Luis de Santángel pour que la couronne cède aux exigences.
Durant son troisième voyage en Amérique, Colomb se brouille avec ses équipages espagnols, allant même jusqu’à s’allier aux tribus locales contre eux. Certains s’enfuient et, de retour en Espagne, informent le roi du mauvais comportement du Gobernador General ; un émissaire est envoyé à La Española pour fait mettre aux arrêts Colomb et ses frères. Bien que libéré par la suite, il perd ses prérogatives.
Les différents procès, à l’initiative de son fils aîné Diego (fils aîné de Cristoforo), puis de son petit-fils Luis (d’abord représenté par sa mère puis son oncle, car mineur), donneront des verdicts contradictoires et déboucheront sur l’arbitrage du 28 juin 1536 : la famille Colombo (ou Colón en castillan) conserve pour toujours le titre de Almirante de Las India, mais perd les titres de Virrey (vice-roi) et Gobernador general ; deux seigneuries sont concédées, une sur la Jamaïque (Marquesado de Jamaica), l’autre sur une portion d’Amérique centrale comprenant les actuels Nicaragua, Costa-Rica et Panama (Ducado de Veragua) ; elle conserve également ses terres à La Española (Haïti/Saint-Domingue) ainsi que pour toujours le titre d’alguacil mayor de l’île ; enfin, une rente annuelle de 10 000 ducats est versée aux héritiers de Christophe Colomb, ainsi que 500 000 maravédis annuels aux trois sœurs de Luis.

 

Au cours de l’année 1519, Mafra organise une pétition afin que la famille Pinzón et d’autres marins de Palos, soient élevés au rang de chevalier pour services rendus à la couronne d’Espagne. Le roi Carlos Ier accède à la demande. [19]
Ainsi, Juan Rodríguez Mafra (pilote), Gómez Muñoz (aumônier), Diego Martín Pinzón & Alvaro Alonso (notaires), Juan Pinzón et Alonso González, tous originaires de Palos de la Frontera, sont autorisé à arborer un blason en récompense des services rendus dans la découverte des Indes par leurs ancestres (Martín Alonso Pinzón, Vicente Yáñez Pinzón, Andrés González Pinzón, Diego de Lepe, et Miguel Alonso). [20]

Pinzon - Blason (1519)
Blason accordé aux Palermos en l’honneur des frères Pinzón, Diego de Lepe et Miguel Alonso

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D’après l’historien espagnol Julio Izquierdo Labrado, Juan Rodríguez de Mafra aurait embarqué vers 1499-1500 pour Tierra Firme avec son frère Diego de Lepe. [21]
Ceci semble constestable. Ni Ignacio Fernández Vial et Guadalupe Fernández Morente, dans leur article pour le journal andalou ABC « Diego de Lepe, descubridor de las costas de Brasil y Venezuela », ni Cristina González Hernández, dans la biographie de Diego de Lepe réalisée pour la Real Academia de la Historia, n’indiquent la présence de Juan Rodríguez de Mafra au sein de l’expédition ; Mafra n’est même jamais mentionné, ce qui tendrait à prouver qu’il n’était pas non plus le frère de Diego de Lepe. (Sans être une preuve, il est quand même étonnant que pas un mot ne soit dit à son sujet).
De même, il aurait participé à l’expédition de Rodrigo de Bastidas vers le Darién (1501-1502).
Enfin, en 1505, il aurait pris part à la prise de Mazalquivir en tant que maître de bord (maestre) de la caravelle Santa Cruz.
Ces trois informations provenant de la même source, elles sont à prendre avec précautions.

 

 

Courant 1510, Mafra est contacté par la couronne du Portugal, qui souhaite s’adjoindre ses services (ce qui prouve la réputation dont il jouit). L’émissaire du roi du Portugal, Alonso Álvares, lui remet par avance quelques ducats d’or. Le temps passe et le pilote ne se rend pas à Lisbonne ; face à l’insistance d’Álvares, la Casa de Contratación apprend ce qui se trame (est-ce Mafra qui est allé voir les fonctionnaires espagnols pour dénoncer la manigance ou l’ont-ils découverts eux-mêmes ?). Face à cette situation, Alonso Álvares est arrêté, et un certain Alonso de la Puente, membre de la maison royale (Casa Real), est dépêché à Lisbonne pour y exprimer le mécontentement du roi d’Espagne au sujet de cette affaire. [22]

 

La cédule royale du 23 mai 1512 informe la Casa de Contratación de Séville que Juan Rodríguez de Mafra est nommé au titre de piloto real. [23] (On pourra s’interroger sur le fait que l’affaire de 1510 ait, ou non, incité l’Espagne à offrir ce titre à Mafra, de manière à s’assurer sa fidélité).
Il est de nouveau cité à ce rang dans une cédule du 17 juillet 1516 [24] et une lettre du 16 avril 1518. [25]

 

En 1513, il officie comme pilote de la Santa Cruz, l’un des deux navires commandés par Juan Bermúdez à destination de Cuba et La Española. Ils transportent des vêtements de marchands et des passagers [26] ; Bermúdez s’est à l’époque spécialisé dans le transport de personnes et de marchandises à destination des Amériques.
Cette information est plausible dans la mesure où Bermúdez, originaire de Palos de la Frontera, a participé au deuxième voyage de Colomb, comme Mafra. [27] [28]
Juan Rodríguez de Mafra va ainsi effectuer plusieurs allers-retours entre l’Espagne et les Amériques puisqu’on signale sa présence à Cuba en 1515 et à San Salvador en 1516. [29]

 

 

C’est vers 1517-1518 qu’il fait la connaissance de Fernão de Magalhães, qui organise un voyage vers les Moluques pour le compte de la couronne d’Espagne.
Mafra est aisément convaincu par les bénéfices qu’il peut retirer de sa participation : tous les capitaines et pilotes participant à l’expédition seront faits chevaliers ; de plus, les pilotes verront leur salaire revalorisé. [30] Ainsi, le piloto real, qui touchait 20 000 maravédis/an jusqu’en septembre 1518, puis 24 000 jusqu’en mars 1519, voit ses émoluments passer à 30 000 maravédis/an lorsqu’est promulguée la cédule royale du 10 mars 1519. [31]

 

Juan Rodríguez de Mafra fait partie des hommes que Magellan envoie recruter du personnel pour l’expédition. En compagnie de Diego Martín (un homme de confiance du Portugais) et de Antón Hernández Colmenero, il se rend dans la région de Huelva avec argent et grille de salaires. [32]
Son nom apparaît à ce titre dans les procès-verbaux d’audition des maîtres de bord (maestre), à qui l’on demande si les trois hommes se sont bien rendus dans ladite région pour recruter des membres d’équipage. Des émissaires du roi cherchent en effet à vérifier que Magellan a bien fait circuler l’annonce du recrutement à Séville ; mais que devant l’absence de volontaires, il a été contraint d’envoyer des émissaires dans les régions alentours. Ce que les maestres confirment (eux-mêmes furent d’ailleurs envoyés dans différentes villes). [33] Malgré tout, le contingent demeure incomplet et Magellan demande à ce que l’on recrute des étrangers que les maestres jugeront valables. Cette requête n’est pas anodine : certains suspectent Fernão de Magalhães d’avoir cherché à recruter principalement des compatriotes. Ainsi, Mafra doit plus tard à son tour témoigner qu’il n’a reçu aucune consigne visant à favoriser les Portugais et que les personnes n’ont été choisies qu’en fonction de leurs compétences. [34]

 

Lors de l’émeute du 22 octobre 1518 dans le port de Las Muelas (Séville), Juan Rodríguez de Mafra, qui participe à la réfection des navires, est blessé à la main.
Cette émeute avait été déclenchée pour gêner les préparatifs, et orchestrée par le consul portugais Sebastián Álvares (fils présumé d’Alonso Álvares, l’homme qui avait tenté de recruter Mafra en 1510). [35]

 

Dans les mois qui précèdent le départ, Andrés de San Martín, Juan Rodríguez de Mafra, João Rodrigues Serrão et Vasco Gallego vont adresser au roi une surprenante revendication : ils souhaitent que leurs émoluments soient alignés sur ceux de leur camarade João Lopes Carvalho, et sur ceux des pilotes portugais en général, soit 3 000 maravédis par mois pendant la durée de l’expédition (en plus de leur charge annuelle).
Cette demande, effectuée à deux reprises (dont la seconde le 30 juin 1519), sera refusée. Néanmoins, lesdits pilotes bénéficient d’avantages subséquents : paiement anticipé d’une année de solde, exemption de loyer à Séville et privilège de chevalerie. [36]
Juan Rodríguez de Mafra touche ainsi, avant même le départ de la flotte, 42 500 maravédis. [37]

 

 

Le pilote embarque sur le San Antonio, le plus gros navire de la flotte. À bord se trouve également son fils, Diego Rodríguez de Mafra, qui officie comme page (paje). [38]

 

En octobre 1519, alors que les navires font route au large de l’Afrique, Juan de Cartagena, capitaine du San Antonio et contrôleur général (veedor) de la flotte, fait part de ses interrogations quant à l’itinéraire suivi. Magellan a refusé de le fournir aux capitaines et leur a demandé de suivre la Trinidad ; et Cartagena ne comprend pas pourquoi ils ne prennent pas une route directe vers le Brésil plutôt que de longer les côtes africaines.
Le veedor ne connaît rien à la navigation et il est vraisemblable qu’à ce moment-là il ne fait qu’exprimer les interrogations de ses propres pilotes Andrés de San Martín et Juan Rodríguez de Mafra. Indirectement, Mafra a sans doute contribué à envenimer une situation déjà tendue entre Magellan et Cartagena (d’autant que le premier répondra au second qu’il n’a pas à se mêler des questions de navigation).

 

On ignore à quel moment exact Juan Rodríguez de Mafra change de navire, mais lorsque la flotte reprend sa route le jeudi 18 octobre 1520, après sept mois d’hivernage à San Julian puis Santa Cruz, il se trouve à bord de la Concepción. [39]
Son fils Diego demeure lui sur le San Antonio puisqu’il fait partie de la liste des déserteurs.

 

La date du décès de Juan Rodríguez de Mafra pose question.
Dans les documents d’époque transcrits par l’historien chilien José Toribio Medina Zavala, le décès de Mafra n’apparaît pas sur la liste des fallecidos. [40]
Dans sa transcription de 2014, l’historien espagnol Cristóbal Bernal Chacón indique le 28 mars 1521, mais précise que la flotte se trouve entre Leyte et Cebu, ce qui ne correspond pas du tout puisque la flotte ne se trouve à cette position qu’entre le 4 et le 7 avril 1521. [41]
Et selon l’historien espagnol Julio Izquierdo Labrado, il serait en réalité mort en atteignant Tidore, le vendredi 8 novembre 1521, des suites d’une longue maladie. [42]
Face à ce flou et le manque de sources, il est difficile de trancher de manière définitive.

 

 

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[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), II, p.2 & XX, p.26 & LXV, p.186
Bernal, Declaración de las personas fallecidas en el viaje al Maluco (2014), #32
Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.3 & p.26
Bernal, Sucesos desafortunados de la Expedición (2015), p.13
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #69

[2] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XVIII, p.23

[3] Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.17

[4] Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.18 & p.27 : « Diego, hijo de Iohan Rodrez de Mafra »

[5] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLI, p.56
Bernal, Sucesos desafortunados de la Expedición (2015), p.13
Wikipedia (ES) : Juan Rodríguez Mafra

[6] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), CIV, p.284

[7] Queirós Veloso, Revue d’histoire moderne : Fernao de Magalhaes, sa vie et son voyage (1939), p.449 & 463

[8] Verne, Les grands voyages et les grands voyageurs. Découverte de la terre – Chapitre II : Premier voyage autour du monde (1878), p.301

[9] Wikipedia (ES) : Juan Rodríguez Mafra – Juventud ; citant : Izquierdo Labrado, Juan Rodríguez Mafra – Un piloto de Palos en el viaje de Magallanes (1993)

[10] Bernal, Declaración de las personas fallecidas en el viaje al Maluco (2014), #32
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #69

[11] Wikipedia (ES) : Juan Rodríguez Mafra –  Llegada a las Molucas y muerte de Rodríguez Mafra ; citant : Izquierdo Labrado, Juan Rodríguez Mafra – Un piloto de Palos en el viaje de Magallanes (1993)

[12] Notamment l’historien belge Jean Denucé (1878-1944) ou l’auteur français Jules Verne (1828-1905) ; l’historien portugais José Maria de Queirós Veloso (1860-1954), sans dire sa nationalité, écrit son nom « à la portugaise » : João Rodrigues de Mafra.

[13] Via Wikipedia (ES) : Juan Rodríguez Mafra – Juventud ; citant : Izquierdo Labrado, Juan Rodríguez Mafra – Un piloto de Palos en el viaje de Magallanes (1993)

L’historien espagnol Miguel de la Puente y Olea le dit originaire de Moguer. Palos de la Frontera et Moguer sont des communes situées à moins de 10 km l’une de l’autre, et toutes deux sont à moins de 10 km du centre de la ville de Huelva.
Puente y Olea, Los trabajos geográficos de la Casa de Contratación (1900), p.118

[14] Wikipedia (ES) : Juan Rodríguez Mafra – Juventud ; citant : Izquierdo Labrado, Juan Rodríguez Mafra – Un piloto de Palos en el viaje de Magallanes (1993)

[15] Wikipedia (ES) : Juan Rodríguez Mafra – Viaje de Magallanes y Elcano ; citant : Izquierdo Labrado, Juan Rodríguez Mafra – Un piloto de Palos en el viaje de Magallanes (1993)

[16] Gil, El libro de Marco Polo anotado por Cristóbal Colon. El libro de Marco Polo de Rodrigo de Santaella (1987), p.37 (XXXVII) ; cité par Pablo Emilio Pérez-Mallaína, historien de la mer, lors du Congreso Internacional de Historia « PRIMUS CIRCUMDEDISTI ME » (20-22 mars 2018)

[17] Pérez-Mallaína, Congreso Internacional de Historia « PRIMUS CIRCUMDEDISTI ME » (2018), p.193

[18] Wikipedia (ES), citant un extrait des pleitos colombinos.

[19] Wikipedia (ES) : Juan Rodríguez Mafra –  Petición de escudo de armas para los Pinzón ; citant : Izquierdo Labrado, Juan Rodríguez Mafra – Un piloto de Palos en el viaje de Magallanes (1993)
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.240
L’historien belge commet une légère approximation dans sa liste : les frères Pinzón, Lepe ou Alonso ne sont pas décorés car tous décédés à ce moment-là. Ce sont les autres qui le sont, en leur mémoire.

[20] Archives générales des Indes : « Real Provisión del Rey D. Carlos concediendo a Juan Rodríguez Mafra, piloto, Gómez Muñoz, capellán, Diego Martín Pinzón, Alvaro Alonso, notarios, Juan Pinzón y Alonso González, vecinos y naturales de la villa de Palos, la merced de poder usar un escudo de armas con tres carabelas, de cada una de las cuales salga una mano, y por orlas, unas áncoras y unos corazones, haciéndoles dicha merced en premio a los servicios que en el descubrimiento de las Indias hicieron sus antepasados respectivos: Martín Alonso Pinzón, Vicente Yáñez Pinzón, Andrés González Pinzón, Diego de Lepe y Miguel Alonso ».

[21] Wikipedia (ES) : Juan Rodríguez Mafra – Viajes a América ; citant : Izquierdo Labrado, Juan Rodríguez Mafra – Un piloto de Palos en el viaje de Magallanes (1993)

 [22] Puente y Olea, Los trabajos geográficos de la Casa de Contratación (1900), p.118-119
L’auteur indique que ces évènements ont parfois, par erreur, été situés en 1516.

[23] Wikipedia (ES) : Juan Rodríguez Mafra – Viajes a América ; citant : Izquierdo Labrado, Juan Rodríguez Mafra – Un piloto de Palos en el viaje de Magallanes (1993)

[24] Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.83 note 1

[25] Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.190 note 1

[26] Wikipedia (ES) : Juan Rodríguez Mafra – Viajes a América ; citant : Izquierdo Labrado, Juan Rodríguez Mafra – Un piloto de Palos en el viaje de Magallanes (1993)

[27] León Guerrero, El segundo viaje colombino (2000)
Thèse en ligne (Université de Valladolid)

[28] Dans le voyage de 1513, on note aussi la présence de Juan Martín Pinzón. Celui-ci est en effet le fils de Martín Alonso Pinzón, le commandant de la Pinta, sur laquelle servait Juan Bermúdez en 1492.

[29] Wikipedia (ES) : Juan Rodríguez Mafra – Viajes a América ; citant : Izquierdo Labrado, Juan Rodríguez Mafra – Un piloto de Palos en el viaje de Magallanes (1993)
Julio Izquierdo Labrador ne précise pas de quel « San Salvador » il parle, mais on peut légitimement penser qu’il s’agit de San Salvador des Bahamas. D’abord parce que l’île se trouve relativement proche de Cuba ; ensuite parce que la San Salvador capitale du Salvador se trouve côté Pacifique et n’est pas en bord de mer.

[30] Wikipedia (ES) : Juan Rodríguez Mafra –  Encuentro con Magallanes ; citant : Izquierdo Labrado, Juan Rodríguez Mafra – Un piloto de Palos en el viaje de Magallanes (1993)

[31] Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.251
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.240 note 3

[32] Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.3
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.238

[33] Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.2-14

[34] Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.237

[35] Puente y Olea, Los trabajos geográficos de la Casa de Contratación (1900), p.118 note 1
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.204
Queirós Veloso, Revue d’histoire moderne : Fernao de Magalhaes, sa vie et son voyage (1939), p.449

[36] Denucé, Magellan. La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.236 ; citant José Toribio Medina Zavala, Archivos de India – Colecciôn, T.1, p.34 & Antonio de Herrera y Tordesillas, Historia General de los hechos de los castellanos en las islas y tierra firme del mar Ocêano, Dec II, Liv. IV, ch. IX

[37] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXV, p.186

[38] Le mot « page » vient du grec paidion (παιδιον), qui signifie « petit garçon ».
Dans le système traditionnel féodal, un page exerçait une fonction de serviteur dans un château, entre ses 7 et 14 ans environ.

[39] Wikipedia (ES) : Juan Rodríguez Mafra –  Hallazgo del estrecho de Magallanes ; citant : Izquierdo Labrado, Juan Rodríguez Mafra – Un piloto de Palos en el viaje de Magallanes (1993)

[40] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVIII

[41] Bernal, Declaración de las personas fallecidas en el viaje al Maluco (2014), #32
La date est reprise par Tomás Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #69

[42] Wikipedia (ES) : Juan Rodríguez Mafra –  Llegada a las Molucas y muerte de Rodríguez Mafra ; citant : Izquierdo Labrado, Juan Rodríguez Mafra – Un piloto de Palos en el viaje de Magallanes (1993)

 

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