En ce vendredi de la croix, Magellan et Colambu, raja de Limasawa, décident de fraterniser en mélangeant leurs sangs. Tous deux se saignent de la poitrine, le récupère dans une coupe, y mêlent du vin, et en boivent chacun la moitié. [1]
Selon certaines sources, c’est le Portugais qui aurait initié la cérémonie. Il aurait en effet entendu parler de cette coutume répandue en Asie du sud-est, et connue sous le nom de casi casi, et aurait ainsi souhaité sympathiser avec les locaux en partageant leurs us. [2]
Juan Rodríguez de Mafra [1] Joán Rodríguez Mafra [2] Iohan Rodríguez de Mafra [3] Iohan Rodrez de Mafra [4] Juan Rodríguez Mafra [5] Joan Rodríguez [6] Joâo Rodrigues de Mafra [7] Joao Rodriguez de Moefrapil [8]
Navire
San Antonio, puis Concepción
Fonction
Pilote (piloto)
Note(s)
Époux de Catalina Ruíz [9] Père de Diego Rodríguez de Mafra (San Antonio – Page) Possible parent de Ginés de Mafra (Trinidad – Matelot)
Après avoir quitté Homonhon le lundi 25 mars 1521, la flotte a mis le cap vers l’ouest-sud-ouest et finit par arriver en vue de Leyte, dont elle commença à longer la côte. Mais une tempête les envoya vers le sud, dans le détroit de Surigao, et ils décidèrent dès lors de ne naviguer que de jour pour plus de sécurité. [1]
Dans la nuit du mercredi au jeudi, alors qu’ils se trouvent vers Panaon, au sud de Leyte, ils aperçoivent des feux provenant d’une île située plus à l’ouest.
Au matin, ils s’approchent de Limasawa et voient bientôt apparaître une embarcation avec huit hommes à bord. Henrique s’adresse à eux en malais avec succès. Cependant, les indigènes refusent de venir à bord et demeurent à distance respectable. Afin de les attirer, Magellan leur lance des objets attachés à une planche. Les autochtones s’en emparent avec une satisfaction évidente avant de repartir. [2]
Deux heures plus tard arrivent deux balangays chargés d’hommes. Le plus grand des deux est surmonté d’une sorte de dais sous lequel se trouve le roi local. Henrique converse avec le souverain et lui propose de monter à bord ; celui-ci ordonne à quelques accompagnateurs de monter sur la caraque mais demeure lui-même sur son embarcation. Magellan leur offre quelques présents avant qu’ils ne s’en retournent. Voyant cela, le roi veut donner à son tour un lingot d’or et une corbeille de gingembre, que le capitaine portugais refus. Le roi et sa suite s’en retournent alors.
En soirée, les trois navires européens mouillent près de la demeure royale. [3]
Après avoir passé un peu plus d’une semaine à Homonhon, Magellan décide de reprendre la mer. [1]
Le chroniqueur lombard Antonio Pigafetta raconte une mésaventure survenue au moment du départ.
Alors que l’on mettait les voiles, il se mit en tête de pêcher. Mais il glissa et tomba par-dessus bord. Fort heureusement pour lui, un cordage pendait dans l’eau et il put s’en saisir. Il se mit alors à crier pour appeler à l’aide jusqu’à ce qu’on vienne le secourir avec l’annexe. [2]
En soirée, les marins voient arriver une embarcation avec à son bord un petit groupe de neuf autochtones. [1]
Bien que méfiant, Magellan ordonne à ses hommes de ne rien tenter et de ne pas s’adresser à eux sans son autorisation. Assisté de son esclave et interprète Henrique, il accueille celui qui semble être le chef des indigènes (et aussi le plus vieux). Malheureusement, Henrique ne comprend pas la langue locale. Celui-ci, que le Portugais a acheté à Malacca mais qui venait certainement d’Indonésie, parle le malais, la lingua franca du sud-est asiatique (soit la langue du commerce et des échanges). [2]