| Nationalité | Espagnole – Basque |
| Origine | Ondarroa ou Zarautz (Pays basque, Espagne) |
| Ancien nom | Santa María |
| Type | Caraque (Nao) |
| Fonction | Commerce, puis exploration, puis commerce |
| Prix | 800 ducats (300 000 maravédis) |
| Note(s) | Propriété de Domingo Apallúa et Pedro Arizmendi (son fils) (< 1518) Propriété de la Couronne d’Espagne (1518 – ~1522) Dernier propriétaire inconnu (> ~1522) |
| Destin | Naufrage (probablement entre 1533 et 1547) |
| La Victoria fait naufrage dans l’Atlantique lors d’un trajet commercial entre Saint-Domingue et l’Espagne |
La Victoria est une caraque basque, mais dont l’origine exacte prête encore à débat : elle serait issue des chantiers navals d’Ondarroa (Biscaye), ou peut-être de Zarautz (Guipuscoa), deux communes du Pays basque espagnol. [1]
Au moment de sa réquisition par la Couronne d’Espagne en 1518, elle effectue du commerce entre la Castille et l’Angleterre. Elle se nomme alors Santa María et appartient à Domingo Apallúa et Pedro Arizmendi (son fils), des commerçants d’Ondarroa.
Selon le témoignage de ce dernier, le navire fut cédé sous la contrainte et le prix de cession imposé par les autorités. Dans un acte notarié en date du 23 septembre 1518, et découvert par le chercheur basque Fernando Agirre Aramaio, Arizmendi estime en outre que les 800 ducats (ou 300 000 maravédis) versés en compensation ne correspondent pas à la valeur réelle du navire (qui en aurait valu le double, selon ses dires). À cela s’ajoute la perte d’un contrat pour transporter des marchandises entre Londres et Séville, que les marchands basques ne purent exécuter. [2]
Tous les navires de l’armada ont été réquisitionnés à Cadix, cité portuaire d’Andalousie. Proche de l’embouchure du Guadalquivir, fleuve qui relie Séville à la mer, il n’est pas surprenant que la Santa María y ait été stationnée. [3]
La date, elle, est incertaine. Tout juste peut-on dire qu’elle se déroule entre le 20 juillet 1518 (date où Juan de Aranda, facteur de la Casa de Contratación, est désigné par le roi Carlos Ier pour effectuer les achats relatifs à l’expédition) et le 23 septembre 1518 (date à laquelle Pedro Arizmendi fait acter ses récriminations). [4]
Les cinq bateaux sont acheminés à Séville pour y subir une révision. Il s’agit non seulement de réparer les navires (tous d’occasion et pas nécessairement en bon état) mais aussi de les préparer aux affres d’un long voyage à travers les mers.
Aucun document d’époque n’évoque l’architecture des bateaux ; les historiens en sont réduits à spéculer par analogie avec ce qui se faisait au XVIe siècle. Le bois était généralement du chêne, du noyer ou du sapin, les planches étant toutes importées de Hollande.
Les charpentes et les poutres furent renforcées, les planches toutes remplacées, le calfatage de la coque entièrement refait. Rien que pour la structure des cinq vaisseaux, un total de 175 098 maravédis fut investi. Plusieurs centaines de maravédis supplémentaires furent dépensés dans l’achat de toile et de chanvre pour les gréements, ainsi que de cuirs et de peaux pour les pompes. [5]
La Santa María est renommée Victoria, [6] du nom de l’église Santa María de la Victoria de Séville (qui se trouve dans le Convento de la Victoria). Située dans le district de Triana, sur les bords du Guadalquivir, elle fait face à la Casa de Contratación (qui se trouve sur l’autre rive), mais se trouve surtout toute proche du quai de Las Mulas, d’où partent les expéditions. [7] L’église est régulièrement visitée par Fernand de Magellan. [8]
C’est dans ce temple que le navigateur portugais prête serment au drapeau de Castille. La cérémonie se déroule en présence de Sancho Martínez de Leiva, asistente de Sevilla (représentant du roi dont la juridiction s’étend à une grande partie de l’Andalousie). Magellan reçoit également les nombreux pavillons destinés aux cinq navires. Outre leur fonction de signalisation, ceux-ci ont aussi une valeur artistique. Réalisés sur de la toile et de la soie, plusieurs sont l’œuvre du peintre sévillan Francisco Villegas (notamment ceux du San Antonio et du Santiago). [9]

À l’époque, Triana est connu pour être un quartier de marins, mais aussi d’artisans dont la majorité exerce des métiers liés à la construction et à la réparation des bateaux. On y croise également des artistes. Au XVIe siècle, à l’intérieur de Triana se trouve le quartier de Portugalete (barriada de Portugalete), qui doit son nom à la forte concentration de Lusitaniens venus s’établir à Séville depuis la découverte des Amériques. [10]
Triana subit régulièrement de graves inondations liées aux crues du Guadalquivir, qui détruisent parfois les habitations (comme en 1545 et 1554, où plus de deux cents logements sont détruits). La population a pris l’habitude de se réfugier dans l’église Santa Ana et au château de San Jorge (qui est alors le siège de l’Inquisition espagnole). Le castillo est d’ailleurs lui-même régulièrement endommagé par la montée des eaux ; la crue de 1626 demanda treize ans de travaux de restaurations avant que l’inquisition ne puisse s’y réinstaller. [11]

La Victoria présente un volume de 85 tonneaux (environ 145 m3), pour un poids de 102 tonnes. [12]
Ses dimensions exactes sont incertaines. Si l’on se base sur la reconstitution effectuée par la Fundación Nao Victoria, elle mesurait 26 mètres de long, pour une largeur (maître-bau) de 6,70 mètres, avec un tirant d’eau de 2 mètres (ce qui peut sembler faible pour un bateau de cette taille, mais les navires de l’époque ne possédaient pas d’aileron de quille comme les voiliers actuels, ce qui limitait le tirant d’eau). Les six voiles qui équipaient les trois mâts avaient une surface totale de 290 m². [13]
Concernant sa vitesse de pointe, elle peut être estimée par différents relevés effectués durant l’expédition. Dans le Pacifique, l’armada navigue durant certaines périodes à une vitesse moyenne d’environ 11 nœuds (20 km/h). [14] Lors de la remontée de l’Atlantique, entre le 25 et le 26 mai 1522, au large de la Namibie, la caraque parcourt la plus grande distance journalière de toute l’expédition : environ 300 NM (560 km), à une vitesse de 12,60 nœuds (23 km/h). [15] Il est donc possible d’envisager une allure de pointe autour de 10-11 nœuds (19-20 km/h).
Selon les estimations de l’historien espagnol Francisco Fernández González, la Victoria pouvait effectuer une remontée au vent à un angle de 67,5° (67°30’), le maximum permis par les navires de l’époque. [16]
Le navire compte 45 marins, dont le capitaine Luis de Mendoza, également trésorier (tesorero) de la flotte.
C’est à bord de la Victoria que se déroule le premier évènement grave de l’expédition : un marin a abusé d’un mousse. L’homme en question, Antonio Salomón, maître de bord, est exécuté le 20 décembre 1519 lors de l’escale à Santa Lucia et devient le premier mort de l’expédition.
Lors de la Mutinerie de Pâques, la Victoria est le premier navire repris par Magellan, entraînant la mort de Luis de Mendoza. Il est remplacé par Duarte Barbosa.
La Victoria est le premier navire à découvrir l’entrée du détroit de Magellan le 21 octobre 1520 (même si l’équipage ne le sait pas encore à ce moment-là). [17] C’est également cette caraque qui est en charge de la recherche du San Antonio dans le détroit, ignorant alors que l’équipage s’est mutiné et est rentré en Espagne.
Avant d’entamer la traversée du Pacifique, Fernand de Magellan prend conseil auprès des officiers de la Victoria. Malgré leurs inquiétudes, il décide de poursuivre l’aventure.
Au bout d’un voyage de trois mois, Lope de Aguirre, dit « Lope Navarro », un matelot de la Victoria, est le premier à apercevoir l’île de Guam, le 6 mars 1521.
Vers août-septembre 1521, alors que les deux navires restants font escale en Malaisie pour réparer, Juan Sebastián Elcano est nommé capitaine du navire.
Aux Moluques, Elcano prend la décision de partir avec la Victoria pour tenter le retour en Espagne par le cap de Bonne-Espérance, d’une seule traite, malgré l’inquiétude de l’équipage quant à l’état du navire, qui prend l’eau.
Le 6 septembre 1522, la Victoria atteint le port de San Lúcar de Barrameda, d’où elle était partie trois ans plus tôt, avec seulement 18 hommes à bord.
Ce qu’il advint de la Victoria après son retour en Espagne n’est pas parfaitement clair.
Selon l’historien espagnol Martín Fernández de Navarrete (1765-1844), après avoir été vendue aux enchères à un marchand, la Victoria aurait sombré au milieu de l’Atlantique, lors de son second voyage entre l’Espagne et les Antilles (partie de Saint-Domingue, elle devait semble-t-il rallier Séville). Il s’appuie pour cela sur les écrits du fonctionnaire et chroniqueur espagnol Gonzalo Fernández de Oviedo (1478-1557) qui, en 1533, avait été nommé alcade de la forteresse Ozama, à Saint-Domingue. [18]
L’historien américain Laurence Bergreen est plus prolixe sur le sujet : la caraque fut réparée et revendue à un marchand pour 106 274 maravédis ; elle continua dès lors à sillonner l’Atlantique durant presque un demi-siècle avant de sombrer durant un voyage entre les Antilles et Séville, sans doute victime d’une tempête, aux alentours de 1570. [19] Néanmoins, non seulement l’auteur ne cite pas directement ses sources, mais la date paraît hautement improbable : Oviedo a publié son Historia general y natural de las Indias en 1547, ouvrage où il raconte le sort de la Victoria ; celle-ci a donc forcément coulé au plus tard en 1547.
Il est à noter que, pendant plus d’un siècle, des historiens vont relayer l’information disant que la Victoria était précieusement conservée à Séville, en souvenir de l’exploit qu’elle avait réalisé. Il semblerait que tout soit parti d’une phrase mal comprise du chroniqueur sévillan Francisco López de Gómara dans son Historia general de las Indias (1553), mal comprise, où il dit que « la Victoria devrait être conservée à Séville » (et non pas qu’elle l’est). [20]
Plusieurs répliques de la Victoria ont été réalisées de par le monde pour célébrer l’expédition Magellan-Elcano.
Les plus connues sans doute sont celles de la Fundación Nao Victoria.
La première réplique fut réalisée à Isla Cristina (province de Huelva, Andalousie) et lancée le 22 novembre 1991, en prévision de l’Exposition universelle de Séville. [21] Elle va naviguer à travers tout le globe, réalisant même un tour du monde entre le 12 octobre 2004 et le 4 mai 2006, avec un arrêt à Nagoya (Japon) pour l’Exposition universelle d’Aichi. Lors de chaque arrêt, elle se transforme en musée à destination du public. Elle sert également de navire-école. [22]
La seconde, réalisée par les chantiers navals de Punta Umbría (Huelva), a été lancée le 11 février 2020, à l’occasion du cinquième centenaire de l’expédition Magellan-Elcano. Celle-ci est amarrée de façon permanente le long du paseo Cristobal Colón (promenade Christophe Colomb) à Séville, dans le cadre de l’Espacio Exploraterra qui propose une exposition permanente dédiée à la première circumnavigation.
Il existe une réplique-musée à Puerto San Julián (province de Santa Cruz, Argentine), lieu de la Mutinerie de Pâques.
Une autre réplique-musée se trouve à Punta Arenas (province de Magallanes, Chili). Elle fut commandée par un entrepreneur local et réalisée à partir de 2009 pour une ouverture au 1er octobre 2011.
Le Museo Nao Victoria abrite également d’autres répliques de navires, toutes construites sur place par les ateliers du musée. On y trouve notamment le HMS Beagle, à bord duquel voyagea Charles Darwin entre 1831 et 1836.
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[1] Les partisans de Zarautz indiquent également que la construction de la Victoria se serait déroulée sous la supervision de Juan Sebastián Elcano.
Congreso Internacional de Historia « Primus Circumdedisti Me » (2018) – Conférence de Francisco Fernández González (Universidad Politécnica de Madrid) : Los barcos de la armada del Maluco
Madrid Gerona, The Ships of Magellan’s Armada (2019)
[2] Le document en question fut découvert par Fernando Agirre Aramaio, de la Asociación de Historiadores de Ondárroa (un groupe de passionnés d’histoire). Il semble qu’Apallúa ait vécu dans la « grande rue » (Kale Haundi) d’Ondarroa d’après un recensement de 1511 ; comme il n’y apparaît plus en 1514, Agirre Aramio, estime qu’il a déménagé à Séville, où il y serait mort.
Ondarroako Historia Zaleak : Nao Victoria Ondarroan (2015.12.13 – blog basque)
Navarrete, Expediciones al Maluco, viage de Magallanes y de Elcano (1837), p.3-4
Congreso Internacional de Historia « Primus Circumdedisti Me » (2018) – Conférence de Francisco Fernández González (Universidad Politécnica de Madrid) : Los barcos de la armada del Maluco
Madrid Gerona, The Ships of Magellan’s Armada (2019)
L’historien espagnol Francisco Fernández González note néanmoins que le prix d’achat de la Victoria (d’environ 3 500 maravédis le tonneau) apparaît très supérieur à celui enregistré pour les autres navires de la flotte. Il se demande si la caraque était en particulièrement bon état ou si Arizmendi a particulièrement bien négocié le prix (et ne se serait peut-être pas fait voler comme il le prétend).
Toutefois (et Fernández González ne le précise pas), il est également possible que le prix d’achat des autres navires ait à l’inverse été particulièrement bas, et que Arizmendi ait tout de même eu quelques raisons de se plaindre.
[3] Madrid Gerona, The Ships of Magellan’s Armada (2019)
[4] Selon l’historien basque Ángel Azpeitia de Diego, le navire est saisi en septembre 1518. Ce qui est plausible, Arizmendi ayant dû déposer son recours peu après.
Azpeitia de Diego, Los expedicionarios de Deba en la armada de Magallanes a la especiería, Revista Deba, nº103, UDA 2020, p.18
[5] Madrid Gerona, The Ships of Magellan’s Armada (2019), citant l’historien français Fernand Braudel.
[6] Francisco Fernández González précise qu’à l’époque les Espagnols disaient « Vitoria ».
[7] Punte, Los trabajos geográficos de la Casa de Contratación (1900), p.195-196
Le nom de ce quai varie suivant les sources, passant de « puerto las Muelas » (chez Cristóbal Bernal ou Jean Denucé : « les meules »), à « Puerto de Las Mulas » (chez Miguel de la Puente : « les mules » ou « les mulets »), ou simplement « el muelle de Sevilla » (chez Antonio Pigafetta : « le quai », ou « le môle » comme le traduit Édouard Charton). Toutes sont a priori valides.
La dénomination actuelle est néanmoins Muelle de Las Mulas.
[8] Madrid Gerona, The Ships of Magellan’s Armada (2019)
[9] L’historien espagnol Miguel de la Puente y Olea pense qu’il pourrait s’agit d’un parent du peintre sévillan Pedro de Villegas Marmolejo (1519-1596).
Puente, Los trabajos geográficos de la Casa de Contratación (1900), p.195-197
Denucé, Magellan. La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.241
[10] On y trouve également des esclaves noirs, spécialisés dans la poterie, et originaire d’Algarve (région du sud du Portugal).
Le texte espagnol emploie les termes de barriada, qui semble désigner un taudis ou un bidonville (un quartier étant un barrio), et de hacinó, qui signifie bondé ou surpeuplé, voire se masser (pour une foule). Ceci laisse à penser que l’endroit était passablement insalubre.
À noter qu’à l’époque, Triana (et donc Portugalete) se trouve sur la commune de Camas et non de Séville.
Puente, Los trabajos geográficos de la Casa de Contratación (1900), p.197
Triana al dia : El Portugalete, un barrio dentro de otro barrio (2013.05.02)
Wikipedia (ES) : Triana (Sevilla) ; citant Antequera Luengo, Portugalete. Un barrio en la Sevilla del Conde Duque de Olivares (2009).
[11] Wikipedia (ES) : Triana (Sevilla) ; citant Albardonedo Freire, El urbanismo de Sevilla durante el reinado de Felipe II.
Wikipedia : Castillo de San Jorge (Sevilla) / Château de Saint-Georges (Séville) ; citant Martínez Millán, La hacienda de la Inquisición, 1478-1700 (1984) ; Aguilar, El Mercado de Triana, contra las ruinas del castillo de San Jorge, (El País 16 mai 1983) ; Tabales & Alba, La ciudad sumergida: Arqueología y paisaje histórico urbanode la ciudad de Sevilla (2017)
[12] Les Basques mesuraient une capacité, tandis que les Andalous évaluaient un poids. Dix tonneaux biscayens valaient douze tonnes sévillanes.
Navarrete, Expediciones al Maluco, viage de Magallanes y de Elcano (1837), p.3
[13] Soit un peu plus qu’un court de tennis (~260 m² avec les couloirs).
[14] Francisco Fernández González parle ici d’une vitesse relative de 13 nœuds dont 2 nœuds de courant portant. Il précise également qu’il s’agit d’une moyenne, avec des pointes probables à 14 nœuds.
Congreso Internacional de Historia « Primus Circumdedisti Me » (2018) – Conférence de Francisco Fernández González (Universidad Politécnica de Madrid) : Los barcos de la armada del Maluco
[15] Ceci en partant du principe que les relevés de position sont parfaitement exacts (ce qui n’est pas toujours le cas).
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – Versiones del Mapa : Carte interactive GoogleMaps
[16] Sur les voiliers actuels, cet angle se situe en général aux alentours de 45°, et jusqu’à près de 30° pour les plus performants.
Pour les personnes non-initiées aux rudiments de la navigation, voir Allure (marine).
Congreso Internacional de Historia « Primus Circumdedisti Me » (2018) – Conférence de Francisco Fernández González (Universidad Politécnica de Madrid) : Los barcos de la armada del Maluco : « el barco podría ceñir a seis cuartas » ; soit « le navire pouvait remonter au vent de six quarts ». Selon l’Académie française : « Quart : quantité angulaire comprise entre deux divisions voisines et qui équivaut à 11° 15’ (en ce sens, on disait aussi Rhumb). »
[17] Le Portugais anonyme (probablement Vasco Gómez Gallego) indique que le détroit fut dans un premier temps nommé « Détroit de Victoria ».
Sir Stanley of Alderley, The First Voyage Round the World, by Magellan – Narrative of the Anonymous Portuguese (1874)
[18] Navarrete, Salva & Baranda, Coleccion de documentos inéditos para la historia de España (1842), p.353-356
Oviedo, Historia general y natural de las Indias (1547) : « Et il [la Victoria] revint à Séville même, et même après ce navire fit un voyage d’Espagne à cette ville de Sancto Domingo sur l’île d’Hispaniola, et revint à Séville et de Séville il revint à cette île, et à son retour en Espagne il fut perdu, et on n’entendit plus jamais parler de lui, ni d’aucun de ceux qui étaient à son bord » (Salió aquella nao (la Victoria) del rio de Sevilla y dio una vuelta al pomo ó redondez del mundo é anduvo todo lo que el sol anda , en especial por aquel paralelo que la nave que he dicho bojó el mundo, yendo por poniente y tornando por el levante; é volvió á la misma Sevilla, y aun después hizo aquella nao un viaje desde España á esta ciudad de Sancto Domingo de la isla Española, y tornó á Sevilla y desde Sevilla volvió á esta isla y y á la vuelta que volvió á España se perdió , que nunca jamas se supo elella ni de persona de los que en ella iban).
[19] Bergreen, Over the Edge of the World (2009), XV, p.413
[20] Antonio de Torquemada, dans son Jardín de flores curiosas (1599), indique que la Victoria est conservée au chantier naval de Séville. José Pellicer de Salas, en commentaire d’un poème de Luis de Góngora (1630), raconte qu’elle est échouée « en mer de Cadix » (mar de Cádiz), puis plus loin que ses « reliques » sont conservées à Séville « où il les a vues » (sobre haberlas yo visto). José Martinez de la Puente, dans Compendio de las historias de la India oriental (1681), reprend l’affirmation.
Navarrete, Salva & Baranda, Coleccion de documentos inéditos para la historia de España (1842), p.354-355
Gomara, Historia general de las Indias, con todos los descubrimientos y cosas notables que han acaesido en ellas desde que se ganaron hasta agora (1553), cap. XCVIII : « La nave Argos de Jason que pusieron en las estrellas, navegó muy poquito en comparación de la nao Victoria, la cual se DEBIERA guardar en las atarazanas de Sevilla por memoria ».
[21] La première mise à l’eau fut catastrophique : ignorant l’avis des experts, les autorités locales procédèrent au lancement à marée basse et la Victoria chavira. (cf. Wikipédia (ES) avec lien vers vidéo de l’évènement)
À noter qu’en 1992, la fondation n’existe pas encore et ne sera créée que le 10 décembre 2006.
[22] Fundación Nao Victoria : Programme de Volontariat (FR)
Il est également possible de payer pour naviguer à bord : Tall Ship Experience (FR)
La Fundación propose également une visite virtuelle de la Victoria sur son site.