Lope de Aguirre, dit « Lope Navarro »

Nationalité Espagnol – Navarrais
Origine Tudela (Navarre, Espagne) [1]
Alias Lope Navarro [2]
Navire Victoria
Fonction Matelot (Marinero)
Note(s) Fils de Lope de Aguirre et Juana de Aguirre, originaires de Tudela [3]
Destin Décès (08/06/1522) [4]
  Lope de Aguirre, dit « Lope Navarro », décède au large de la Guinée, lors du voyage retour de la Victoria

 

Lope Navarro est originaire de la commune de Tudela, dans la communauté forale de Navarre. [5]

Ses parents sont nommés « de Aguirre » (ou juste « Aguirre » dans la transcription la plus récente).
S’il s’agit d’un patronyme d’origine basque (Agirre), cela fait également référence à une ville inhabitée depuis 1262, dans la province d’Alava, au Pays Basque.
À noter que son père n’a aucun lien avec le conquistador Lope de Aguirre, dit « le Fou » (el Loco) ou « La Colère de Dieu » (la ira de Dios). [6]

 

 

Lope Navarro embarque comme matelot (marinero) à bord de la Victoria.

Le mercredi 6 mars, après une éprouvante traversée du Pacifique, c’est a priori lui qui aperçoit l’île des Larrons (Isla de los Ladrones), aujourd’hui Guam. [7] Il distingue même des voiles, indiquant la présence de bateaux et donc d’habitants. On le récompense en lui donnant des bijoux d’une valeur de 100 ducats. [8]

Il se trouve toujours à bord de la Victoria lorsque celle-ci quitte Tidore (Moluques), samedi 21 décembre 1521.

Lope de Aguirre, dit « Lope Navarro », décède de maladie le dimanche 8 juin 1522, alors que la Victoria se trouve dans le golfe de Guinée, à un peu plus de 500 km (270 NM) au sud des côtes du Libéria. Il laisse un testament. [9]

 

 

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[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVII, p.75 : « Tudela de Navarra »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.12 : « Tudela de Navarra »
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #179 : « Tudela (Navarra) »

[2] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVII, p.75 & LXVII, p.202 & LXVIII, p.215
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.12
Bernal, Declaración de las personas fallecidas en el viaje al Maluco (2014), #89
Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.21 & p.30
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #179

[3] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVII, p.75 : « hijo de Lope de Aguirre, vecino de Tudela »
Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVIII, p.215 : « hijo de Lope de Aguirre e de Juana de Aguirre, vecinos de Tudela de Navarra »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.12 : « hijo de Lope Aguirre y Juana Aguirre, vecinos de Tudela »

[4] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVIII, p.215
Bernal, Declaración de las personas fallecidas en el viaje al Maluco (2014), #89
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #179

[5] Lope est un prénom castillan signifiant « loup » (du latin lupus), et est l’équivalent du prénom basque Otxoa (Ochoa en Castillan) signifiant la même chose.

[6] Ce dernier (immortalisé par le film de Werner Herzog avec Klaus Kinski dans le rôle-titre) est, suivant les sources, né entre 1510 et 1518.

[7] Le journal de Ginés de Mafra précise simplement qu’il s’agit d’un « Navarro », une personne de Navarre ; il n’en existe que deux au sein de la flotte : Lope de Aguirre, dit « Lope Navarro », et Juan de Larraga, dit « Juan Navarro », un mousse de la Concepción. Il est plus probable qu’il s’agisse du premier.
L’historien portugais José Maria de Queiroz Veloso précise d’ailleurs qu’il s’agit d’un gabier, mais il est possible qu’il s’agisse d’une extrapolation de sa part, l’homme en question devant se trouver quelque part en haut d’un mât au moment où il aperçut l’île.
Ginés de Mafra, Libro que trata del descubrimiento del Estrecho de Magallanes (1542), p.196 : « uno que estaba en la gavia que se llamaba Navarro ».
Queiroz Veloso, Revue d’histoire moderne : Fernao de Magalhaes, sa vie et son voyage (1939), p.489

[8] Ginés de Mafra, Libro que trata del descubrimiento del Estrecho de Magallanes (1542), p.196
À cette époque, le ducado est frappé en or quasi pur (23,75 carats). Le marin reçoit donc l’équivalent de 100 pièces d’or.

[9] Bernal, Declaracion de fallecidos en el viaje (2014), #89

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