Bartolomé Sánchez

Nationalité Espagnol – Andalou
Origine Huelva (Andalousie, Espagne) [1]
Alias Bartolomé Sánchez [2]
Bartholomé Sánchez [3]
Bartholomeu Sanches [4]
Navire Trinidad
Fonction Matelot (Marinero), puis Notaire (Escribano)
Note(s) Époux de Juana Rodríguez [5]
Destin Décès (06/02/1524) [6]
  Bartolomé Sánchez, fait prisonnier par les Portugais, décède lors de son transfert entre Malacca et Cochin

 

Bartolomé Sánchez est originaire de la ville de Huelva, dans la province de Huelva, en Andalousie.
Il est marié à une certaine Juana Rodríguez.

Son prénom est tantôt orthographié sans « H » (comme dans les transcriptions des documents d’époque réalisées par l’historien chilien José Toribio Medina Zavala, qui fait autorité dans le domaine), tantôt avec un « H » (comme dans la version « rectifiée » des archives officielles, datant de 1815 et réalisée par Don Ventura Collar y Castro, officier supérieur et archiviste des Archives Générales des Indes). J’ai pris le parti de conserver la variante sans « H », comme il est usuel en Espagne.

 

 

Bartolomé Sánchez embarque comme matelot (marinero) à bord de la Trinidad.

À un moment du voyage, qui n’est pas précisé, Sánchez devient notaire (escribano). [7]
Ceci intervient probablement après l’abandon de Domingo de Urrutia, lorsque la flotte quitta précipitamment Brunei ; Urrutia avait lui-même remplacé Leon de Ezpeleta, l’escribano attitré de la Trinidad, tué lors du Banquet de Cebu (01/05/1521). Néanmoins, une nomination au moment du départ de Tidore ne peut être exclue.
En tout cas, cette nomination prouve que l’homme savait lire et écrire, ce qui n’était pas forcément commun à l’époque.

Il se trouve à bord de la Trinidad lorsque celle-ci quitte Tidore (Moluques), dimanche 6 avril 1522.

Lorsque la Trinidad revient aux Moluques fin octobre 1522, les Espagnols apprennent la présence sur place des Portugais. Gonzalo Gómez de Espinosa charge Bartolomé Sánchez de rédiger un courrier leur demandant de l’aide. Il semble que Sánchez l’ait remis directement au capitaine Antonio de Brito. [8]
La Trinidad est arraisonnée par les Portugais et les marins faits prisonniers.
De Brito fait comparaître le capitaine Gonzalo Gómez de Espinosa, le maître de bord (maestre) Giovanni Battista da Ponzoroni, le pilote (piloto) Leone Pancaldo et le notaire (escribano) Bartolomé Sánchez. Il s’étonne de leur présence sur des terres portugaises ; tous déclarent n’avoir fait que suivre les ordres de Fernão de Magalhaes, ignorant même jusqu’à l’existence des îles Moluques avant leur arrivée sur place.
Par la suite, ils sont mis aux travaux forcés pour la construction d’une forteresse sur l’île de Ternate.

Fin février 1523, Antonio de Brito entreprend de transférer les prisonniers vers Malacca, en passant par les îles Banda.

Début 1524, un nouveau transfert à lieu vers Cochin (Inde), en passant par Ceylan.
Lors du transfert entre Ceylan et Cochin, les prisonniers sont séparés et répartis sur deux navires ; la raison en est inconnue. Bartholomé Sánchez, Luis del Molino et Alfónso Cotto se retrouvent ainsi à voyager à part, mais leur jonque n’atteindra jamais Cochin. [9]

 

Bartolomé Sánchez décède lors de son transfert entre Malacca et Cochin, probablement dans le naufrage de la jonque qui le transportait.

 

 

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[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), XLV, p.63 & LXX, p.232 : « vecino de Huelva »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.4 : « vecino de Huelva »
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #21 : « Huelva »

[2] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), XLV, p.63 & LXIII, p.162 & LXVII, p.200 & LXX, p.232
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.4
Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1920), XI. Relación de la gente que murio en la nao « Trinidad »
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #21

[3] Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.15 & p.24
Denucé, Magellan. La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911)

[4] Barros, Decadas de Asia – Decada Terceira, Parte Primera – Livro V (1778), Capitulo VII, p.655

[5] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), XLV, p.63 & LXX, p.232 : « marido de Juana Rodríguez »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.4 : « marido de Juana Rodríguez »

[6] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1920), XI. Relación de la gente que murio en la nao « Trinidad »
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #21

[7] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), LXX, p.232 : « y quedó en ella por escribano »
Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1920), XI. Relación de la gente que murio en la nao « Trinidad » : « uno era Bartolomé Sácnhez, escribano de la nao »

[8] Les récits sont pour la plupart vagues à ce sujet; néanmoins, le Routier du pilote génois (œuvre de Leone Pancaldo ou de Giovanni Battista da Ponzoroni) ainsi que les témoignages de Leone Pancaldo et Ginés de Mafra aux autorités espagnoles stipulent clairement que Sánchez est parti avec les lettres.
Navarrete, Declaraciones que dieron en Valladolid Gonzalo Gómez de Espinosa, Ginés de Mafra, y León Pancaldo, sobre los acontecimientos de la nao Trinidad en las Malucas (1837) – Témoignages de Leone Pancaldo (p.383) et de Ginés de Mafra (p.386)
Sir Stanley of Alderley, The First Voyage Round the World – The Genoese Pilot’s Account of Magellan’s Voyage (1874), p.28

[9] Navarrete, Declaraciones que dieron en Valladolid Gonzalo Gómez de Espinosa, Ginés de Mafra, y León Pancaldo, sobre los acontecimientos de la nao Trinidad en las Malucas (1837) – Témoignages de Leone Pancaldo (p.385) et de Ginés de Mafra (p.388)
Denucé, Magellan. La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.378
Avonto, I compagni italiani di Magellano (1992), p.133

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