Luis del Molino

Nationalité Espagnol, Andalou
Origine Baeza (Jaén, Andalousie, Espagne)
Alias Luis del Molina
Navire Concepción
Fonction

Supplétif (Sobresaliente), serviteur de Gaspar de Quesada (Hombre del capitan) [1]

Note(s)

Fils de Francisco del Molino et Juana Ruiz de Belver (/Delver/Belner) [2]
Frère de Francisco del Molino (San Antonio) [3]

Destin Inconnu (Décès probable)
 

Fait prisonnier par les Portugais au comptoir de Tidore, Luis del Molino est probablement mort dans les geôles portugaises.

 

Originaire de Baeza, située à environ 250 km à l’est de Séville, Luis del Molino embarque sur la Concepción  en tant que factotum du capitaine ; son frère Francisco occupe la même fonction, mais sur le San Antonio.

 

Son rôle lors de la Mutinerie de Pâques n’est pas clair. Mais en tant que homme à tout faire de Gaspar de Quesada, principal meneur de la révolte, il est probable qu’il ait été aux premières loges des évènements, voire qu’il y ait activement participé (ce que suggère le témoignage de l’aumônier Pedro de Valderrama). [4]
Suite à l’échec de la rébellion, Quesada est condamné à mort ; mais personne n’est volontaire pour exécuter la sentence (et surtout ôter la vie à un capitaine espagnol). Magellan propose alors à Luis del Molino de le gracier si celui-ci accepte d’être le bourreau de son maître. L’Andalou, pour avoir participé à la mutinerie, est en effet promis à la hart, du nom de la corde avec laquelle on pendait les suppliciés. [5]
Ainsi, le samedi 7 avril 1520, Quesada est décapité puis démembré, et ses restes exposés sur un gibet à côté de ceux de Luis de Mendoza ; on ignore cependant si Molino a procédé à la totalité des actes ou juste à la mise à mort (ce qui est le plus probable). [6]
Ironie du sort, tous les participants à la mutinerie seront ensuite graciés par Magellan, qui ne peut se passer d’une quarantaine de marins s’il veut poursuivre l’aventure (il n’aurait plus disposé de suffisamment d’hommes pour manœuvrer les cinq navires).

 

Luis del Molino ne fait plus parler de lui durant le reste du voyage jusqu’aux Moluques. Là, il fait partie des cinq hommes choisis pour rester au comptoir de Tidore, en compagnie de Juan de Campos, Alonso de Mora, Maestre Pedro et Diego Arias. [7]
Lorsque la flotte portugaise commandée par António de Brito arrive sur place, il est fait prisonnier, puis transféré vers Malacca. Sa trace se perd alors, même s’il apparaît vraisemblable qu’il soit mort dans les geôles lusitaniennes. [8]

 

 

<  Retour au listing des équipages

 

________

[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXIV p.172 & LXVII, p.207

[2] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX, p.96
Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXX, p.239
Il existe deux communes nommées Belver au Portugal, d’où était peut-être originaire sa mère.
Delver et Belner ne semblent pas exister.

[3] Mazón Serrano, La tripulación, #158

[4] Bernal, Sucesos desafortunados de la Expedición (2015), p.12
Stefan Zweig précise qu’il aurait participé à l’agression contre Juan de Elorriaga.
Zweig, Magellan (1938), p.169

[5] Charton, Voyageurs anciens et modernes – Tome III – Fernand de Magellan, voyageur portugais (1863), p.285-286 note 2
La hart était une peine de mort réservée aux non nobles. Il existerait un vieil adage disant : « la hache au noble, la hart au vilain ».

[6] Verne, Les grands voyages et les grands voyageurs. Découverte de la terre – Chapitre II : Premier voyage autour du monde (1878), p.308
Fernández Vial & Fernández Morente, Gaspar de Quesada: capitán de trágica suerte (ABC Sevilla, 06.06.2009, p.45)
Via Wikipedia (EN) :
– Joyner, Magellan (2003), p.151

[7] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXX, p.239 : « (…) sobresaliente, que fué en la nao Concebición, que se deshizo, uno de los cuatro que quedaron en Maluco en la isla de Tidori de asiento : cuéntasele el sueldo como acá llevó ordenado hasta que venga [y] S.M. le [haga] mercedes ; venció de sueldo hasta que la nao Victoria partió de Maluco, 28 meses, 11 días. »
Bernal, Declaracion de las personas fallecidas en el viaje al Maluco (2014), p.9-10

[8] Bernal, Declaracion de las personas fallecidas en el viaje al Maluco (2014), #101
Mazón Serrano, La tripulación, #158

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s