Francisco Rodríguez de Sevilla

Nationalité Espagnol – Andalou (Portugais ?)
Origine 1484 – Séville (Andalousie, Espagne) [1]
Alias Francisco Rodríguez [2]
Francesco Rodríguez [3]
Navire Concepción
Fonction Matelot (Marinero)
Note(s) Époux de Catalina Díaz [4]
Destin Survivant – Les 18 de la Victoria
  Francisco Rodríguez de Sevilla revient en Espagne à bord de la Victoria le 6 septembre 1522

 

Dans les sources d’époque, Francisco Rodríguez est présenté comme originaire de Séville, dans la province de Séville, en Andalousie.
Il serait né en 1484 (et aurait donc eu environ 35 ans au moment d’embarquer). [5]

Pourtant, l’historien belge Jean Denucé (repris par l’Académicien français Léonce Peillard) le dit Portugais, mais sans fournir de source. [6]
Il cite également plusieurs fois un « Francisco Rodrígues », mais il ne peut s’agir du même homme : celui-ci est un pilote et cartographe appartenant à l’expédition d’Antonio de Abreu à destination des Moluques, qui quitta Malacca en décembre 1511. [7]

 

Francisco Rodríguez épouse en tout cas Catalina Díaz à l’église ou la chapelle de la Carretería, à Séville. [8] Celle-ci était située dans le quartier de Santa María la Mayor, qui n’existe plus aujourd’hui. [9] Il fait partie du quartier de Santa Cruz, tout au sud du centre historique (Casco Antiguo). [10]

 

 

Francisco Rodríguez de Sevilla embarque comme matelot (marinero) à bord de la Concepción.

Lorsque la Concepción est incendiée à Bohol (02/05/1521), il est transféré sur un autre navire, mais celui-ci n’est pas mentionné.

Il se trouve à bord de la Victoria lorsque celle-ci quitte Tidore (Moluques), samedi 21 décembre 1521.

Francisco Rodríguez de Sevilla revient en Espagne le samedi 6 septembre 1522 avec dix-sept de ses compagnons et trois Moluquois.

À l’arrivée de la Victoria à Séville (08/09/1522), les possessions des marins sont triées et cataloguées. Dans cette liste, on ne trouve rien appartenant explicitement à Francisco.

 

 

Francisco Rodríguez de Sevilla ne doit pas être confondu avec Francisco Rodríguez González de Huelva, matelot (marinero) du San Antonio, et qui a déserté en novembre 1520.

 

 

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________

[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVIII, p.80 : « vecino de Sevilla »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.16 : « vecino de Sevilla »
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #133 : « Sevilla »
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.296

[2] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVIII, p.80 & LXIV, p.173 & LXVII, p.203 & LXVII, p.210
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.16
Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.19 & p.28
Navarrete, Historia de Juan Sebastián del Cano (1872), Appendice VIII, p.271
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #133

[3] Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.296

[4] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVIII, p.80 : « marido de Catalina Diaz, en la Carretería »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.16 : « marido de Catalina Diaz, en la Carretería »

[5] Ni l’historien belge Jean Denucé ni l’académicien français Léon Peillard ne citent de source d’époque par rapport à cette date.
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.296

[6] Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2 : « 10e Francesco Rodriguez, marin portugais, né en 1484 »

[7] Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.122 & p.139

[8] Il existe à l’heure actuelle, à Séville, une Capilla de la Carretería, mais celle-ci date du XVIIIe siècle. Construite entre 1753 et 1761, elle est financée pour moitié par la Hermandad de la Carretería (« Confrérie de la Charrette »), dont elle est également le siège, et pour moitié par la guilde des tonneliers.
Visitarsevilla.com (Site privé de tourisme)
Hermandad de la Carretería – Capilla de la Carretería (Site officiel de la Confrérie)
Voir aussi Wikipedia (ES) : Cabaña Real de Carreteros

[9] Liste des 108 quartiers de Séville (Wikipedia ES)
Le terme de « collación » est un mot ancien pour désigner un quartier (barrio) ou une paroisse (parroquia).

[10] Voir la « collación Santa María (Sagrario)  » sur cette carte présentant les paroisses traditionnelles de Séville (Wikipedia ES), ou sur celle-ci datant du XVIe siècle (collación n°24 « Santa María la Mayor »).

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