Diego Gallego

Nationalité Espagnol – Galicien
Origine Bayona (Galice, Espagne) [1]
Alias

Diego Gallego [2]
Diego Carmena Gallego [3]

Navire Victoria
Fonction Matelot (Marinero)
Note(s) Fils de Francisco de Carmona et María Pérez, originaires de Baiona (décédés) [4]
Destin Survivant – Les 18 de la Victoria
  Diego Gallego revient en Espagne à bord de la Victoria le 6 septembre 1522

 

Diego Gallego est né à Baiona, dans la province de Pontevedra, en Galice.
Il y serait né en 1496 (et aurait donc eu environ 23 ans au moment d’embarquer). [5]

Le terme « Gallego » désigne une personne originaire de la région de Galice.
Son père porte le patronyme de « Carmona » dans les documents d’époque ; l’historien espagnol Tomás Mazón Serrano donne, lui, « Carmena ». Il pourrait s’agir d’une faute de frappe, mais les deux communes existent : Carmona se trouve dans la province de Séville, en Andalousie, tandis que Carmena se trouve dans la province de Tolède, en Castille-La Manche. L’origine et le patronyme de son père ne peuvent donc être déterminés.
Sa mère, elle, porte le nom de Pérez.

 

 

Diego Gallego, embarque comme matelot (marinero) à bord de la Victoria.

Il participe à l’Assaut sur Mactan aux côtés de Magellan, et assiste à sa mort.
Il sera d’ailleurs amené à témoigner en 1540 lors du procès intenté par Jaime Barbosa, beau-frère de Magellan, afin de récupérer son héritage. [6]

Il se trouve à bord de la Victoria lorsque celle-ci quitte Tidore (Moluques), samedi 21 décembre 1521.

Diego Gallego revient en Espagne le samedi 6 septembre 1522 avec dix-sept de ses compagnons et trois Moluquois.

 

À l’arrivée de la Victoria à Séville (08/09/1522), les possessions des marins sont triées et cataloguées. Dans cette liste, on trouve notamment deux sacoches pesant plus ou moins huit livres et appartenant à Diego Gallego. [7]

 

 

Le Cdt Olivier Prunet signale lors de son colloque de 2012 que les mousses embarquaient avec leurs pères, et que ceux-ci n’hésitaient pas à leur donner leurs rations lorsque les temps se faisaient difficiles. Il ajoute que « pour Diego Callego (sic), il est sûr que son père lui  a  donné  ses rations ». [8]
Il ne peut s’agir de Diego Gallego : il n’était pas mousse, et il n’y a aucune trace d’un Francisco de Carmona ou Carmena (ou un nom approchant) parmi l’équipage de la Victoria. Il s’agit soit d’une erreur de la part du conférencier, soit d’une mauvaise retranscription du colloque.

 

 

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________

[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico :Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVII, p.75 : « natural de Bayona de Mayor, ques en Galicia »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.12 : « natural de Bayona Mayor, que es en Galicia »
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #178 : « Bayona, Pontevedra »
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.296

[2] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico :Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVII, p.75 & 202 & LXVIII, p.210
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.12
Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.21 & p.30
Navarrete, Historia de Juan Sebastián del Cano (1872), VIII, p.271
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.296
Queiroz Veloso, Revue d’histoire moderne : Fernao de Magalhaes, sa vie et son voyage (1939), p.505 note 1
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #178

[3] Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #178

[4] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico :Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVII, p.75 : « hijo de Francisco de Carmona é María Pérez, vecinos de Bayona, defuntos »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.12 : « hijo de Francisco de Carmona é María Pérez, vecinos de Bayona, defuntos »

[5] Ni l’historien belge Jean Denucé ni l’académicien français Léon Peillard ne citent de source d’époque par rapport à cette date.
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.296

[6] Denucé, Magellan. La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.318 note 2
Queiroz Veloso, Revue d’histoire moderne : Fernao de Magalhaes, sa vie et son voyage (1939), p.505 note 1
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.165 note 146

[7] La livre castillane (libra castellana) valait environ 460 grammes ; les costalejos pesaient donc environ 3,7 kg.
Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LIX, p.138

[8] Prunet, Colloque Magellan du 2 mai 2012 (Union des Plaisanciers Français)

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