Diego Martín

Nationalité Espagnol – Andalou
Origine Huelva (Andalousie, Espagne) [1]
Alias Diego Martín [2]
Diego Martínez [3]
Navire Trinidad
Fonction Matelot (Marinero), puis/ou Maître de bord (Maestre)
Note(s) Époux de Catalina Diaz [4]
Destin Décès (10/09/1524) [5]
  Diego Martín décède à Cochin, dans les geôles portugaises

Diego Martín est originaire de la ville de Huelva, dans la province de Huelva, en Andalousie.

Il est le père de Francisco Martín Díaz, matelot (marinero) de la Trinidad.

 

 

Diego Martín embarque comme matelot (marinero) à bord de la Trinidad.

Il est possible qu’il ait par la suite été transféré sur la Victoria (peut-être après l’arrestation d’Antonio Salomón, le 30 octobre 1519, au large de la Sierra Leone).

Il se trouve à bord de la Trinidad lorsque celle-ci quitte Tidore (Moluques), dimanche 6 avril 1522.

Lorsque la Trinidad revient aux Moluques fin octobre 1522, elle est arraisonnée par les Portugais et Diego Martín fait prisonnier.

Fin février 1523, Antonio de Brito entreprend de transférer les prisonniers vers Malacca, en passant par les îles Banda.
De Malacca, les survivants sont ensuite transférés à Cochin, via Ceylan.

Diego Martín décède le samedi 10 septembre 1524 à Cochin (Inde), probablement des mauvaises conditions de sa détention.

 

 

Il apparaît que Diego Martín était un homme de confiance de Fernand de Magellan.

Celui-ci fut notamment envoyé dans la province de Huelva, en compagnie de Juan Rodríguez de Mafra et de Antón Hernández Colmenero, pour y effectuer un recrutement de marins. [6]

Cette relation entre Magellan et Martín tiendrait au fait que ce dernier aurait été un délateur, rapportant les dires de ses camarades au capitán general (causant, entre autres, un scandale entre Magellan et Luis de Mendoza).
Pour ses bons offices, Martín aurait été nommé maître de bord (maestre) sur la Victoria, alors que ses compétences en termes de navigation ne lui permettaient même pas de servir comme simple matelot (marinero). Ceci aurait occasionné le mécontentement des officiers de bord, et il n’aurait ainsi pas été compté comme tel. [7] Toutefois, la liste des morts de la Trinidad le cite bien comme maestre. [8]

Dernière preuve de l’estime que Magellan vouait à Martín : celui-ci se vit accorder par le roi Carlos Ier des insignes de chevalerie avant le départ de la flotte. Un immense honneur dans la mesure où les autres marins à bénéficier du même traitement étaient pour la majorité des pilotes de renom (dont Juan Rodríguez de Mafra ou les frères Pinzón) ; certains des survivants de l’expédition Magellan-Elcano auront droit à cette même reconnaissance à leur retour. [9]

 

 

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[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), XLV, p.64 & LXX, p.233 : « vecino de Huelva »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.4 : « vecino de Huelva »

[2] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), XLV, p.64 & LXIV, p.196 & LXX, p.233
Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1920), XI. Relación de la gente que murio en la nao « Trinidad »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.4
Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.15 & p.24
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #23

[3] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), LXIII, p.162
Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.9

[4] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), XLV, p.64 & LXX, p.233
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.4
Medina, Colección de documentos inéditos para la historia de Chile (1888), T.1, p.201 : « Catalina Diez »

[5] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), LXX, p.233
Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1920), XI. Relación de la gente que murio en la nao « Trinidad »
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #23

[6] Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.3, point VII

[7] Le moment où Diego Martín accède à la fonction de maestre n’est pas clair. Est-ce après l’arrestation d’Antonio Salomón, qui était jusqu’alors le maestre de la Victoria ? Ou bien dès le départ de l’armada, Martín exerçant une fonction « fictive », qu’il était de toute façon incapable d’assumer ? Selon l’historien belge Jean Denucé, la Casa de Contratación aurait d’ailleurs refusé de payer cette solde de maestre. (À noter que dans les registres, il est référencé comme marinero de la Trinidad, avec la solde afférente de 1 200 maravédis par mois).

Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), LXX, p.233
Medina, Colección de documentos inéditos para la historia de Chile (1888), T.1, p.201
Denucé, Magellan. La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.240

[8] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1920), XI. Relación de la gente que murio en la nao « Trinidad » : « (…) Diego Martín, y era maestre de la una nao que se perdió ».

[9] Denucé, Magellan. La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.240

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