Antón Hernández Colmenero

Nationalité Espagnol – Andalou
Origine 1447 – Huelva (Andalousie, Espagne) [1]
Alias Antón Hernández Colmenero [2]
Antonio Hernández Colmenero [3]
António Henández Colmenero  [4]
Antón Fernández Colmenero [5]
Navire Trinidad
Fonction Matelot (Marinero)
Note(s) Époux de Catalina Gómez [6]
Destin Survivant – Les 18 de la Victoria
  Antón Hernández Colmenero revient en Espagne à bord de la Victoria le 6 septembre 1522

 

Antón Hernández est présenté comme venant de Huelva, qui pourrait désigner tout aussi bien la commune que la province, situées en Andalousie (même s’il est plus probable qu’il s’agisse de la commune).
Il y serait né en 1474 (et aurait donc eu environ 45 ans au moment d’embarquer). [7]

Le prénom « Antón » est une variante asturienne, galicienne ou aragonaise du « Antonio » espagnol. Peut-être était-il originaire de l’une de ses régions, mais sans aucune certitude, d’autant que les documents d’époque le nomment alternativement Antón ou Antonio.

Le terme « colmenero » désigne un apiculteur (synonyme de abejero). La famille d’Antón Hernández a-t-elle, à un moment de son histoire, travaillé au contact des abeilles ?

La variante « Antón Hernández Colmenero » est celle retenue dans la version « rectifiée » des archives officielles, datant de 1815 et réalisée par Don Ventura Collar y Castro, officier supérieur et archiviste des Archives Générales des Indes.

Anton Hernandez Colmenero - Signature
Signature d’Antón Hernández Colmenero (marinero de la Trinidad)

 

 

Durant les mois qui précèdent le départ de l’armada, Magellan va recruter ses équipages. Mais ne trouvant pas suffisamment de monde à Séville, il envoie plusieurs personnes à travers l’Andalousie pour faire la propagande de l’expédition. Antón Hernández Colmenero est ainsi envoyé au Condado, une comarque (sorte de comté) de la province de Huelva. En compagnie de Juan Rodríguez de Mafra et de Diego Martín, il va notamment écumer les ports pour recruter du personnel. [8]
Cette mission, associée à son âge, laissent à penser que l’homme était un marin expérimenté.

 

 

Antón Hernández Colmenero embarque comme matelot (marinero) à bord de la Trinidad.

Il est par la suite transféré sur la Victoria sur ordre de Magellan. La date et la raison ne sont pas précisées. [9]

Il se trouve à bord de la Victoria lorsque celle-ci quitte Tidore (Moluques), samedi 21 décembre 1521.

Antón Hernández Colmenero revient en Espagne le samedi 6 septembre 1522 avec dix-sept de ses compagnons et trois Moluquois.

 

À l’arrivée de la Victoria à Séville (08/09/1522), les possessions des marins sont triées et cataloguées. Dans cette liste figure notamment une petite sacoche appartenant à « Antonio Fernánde Colmenero » (sic), trouvée dans le gaillard d’avant, ainsi qu’un petit sac (taleguita) de couleur bleue. [10] Leur contenu n’est pas précisé.

 

 

Durant la mutinerie de Pâques, un certain « António Hernández » est fait prisonnier. L’action se déroulant à bord du San Antonio, il s’agit très vraisemblablement du supplétif (sobresaliente) et traducteur (lengoa) Antonio Hernández de Huelva.

 

 

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________

[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), XLV, p.63 : « vecino de Huelva »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.3 : « vecino de Huelva »
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #19 : « Huelva »
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.296

[2] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), LXIII, p.162 & LXVIII, p.211
Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.15 & p.24
Navarrete, Historia de Juan Sebastián del Cano (1872), Appendice VIII, p.271
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.296
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #19

[3] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), XLV, p.63 & LX, p.141 & LXVII, p.200

[4] Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.3 (NdA : il est possible que l’absence du « r » ne soit qu’une faute de frappe lors de la recopie).

[5] Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.3-7

[6] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), XLV, p.63
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.3

[7] Ni l’historien belge Jean Denucé ni l’académicien français Léon Peillard ne citent de source d’époque par rapport à cette date.
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.296

[8] Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.2-3

[9] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), LXVIII, p.211 : « que fué de Sevilla en la nao Trenidad y vino en la nao Vitoria, por mandado del capitán »

[10] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LX, p.141

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