Nicolás de Nápoles

Nationalité Grec
Origine 1484 – Nauplie (Grèce) [1]
Alias Nicolas de Napoles [2]
Nicolás de Nápoles [3]
Nicolás [4]
Nicolao [5]
Nicolao de Nápoles [6]
Nicolás de Napol [7]
Nicolao de Napol [8]
Nicolás El Griego [9]
Napoles de Romania [10]
Navire Victoria
Fonction Matelot (Marinero)
Note(s) Fils d’Antonio et de María, originaires de Nauplie [11]
Destin Survivant – Les 18 de la Victoria
  Nicolás de Nápoles revient en Espagne à bord de la Victoria le 6 septembre 1522

 

Nicolás est né à Nauplie (Náfplio), dans le Péloponnèse.
À la fin du Moyen Âge et au début de l’Époque moderne, la ville est généralement dénommée « Naples de Romanie », le terme « Romanie » désignant l’empire Byzantin. La ville appartient alors à la République de Venise depuis 1388 (Napoli di Romania), et fait partie du Stato da Màr. [12]
Il y serait né en 1484 (et aurait donc eu environ 35 ans au moment d’embarquer). [13]

Le prénom du marin, ainsi que ceux de ses parents, ont vraisemblablement été hispanisés par les fonctionnaires de la Casa de Contratación, comme il était d’usage pour les noms étrangers. Il est difficile de savoir s’ils portaient des prénoms grecs ou italiens (en tout cas, ils ne portaient pas de noms de famille).
Nicolas se dit Nikólaos (Νικόλαος) en grec, Nicola ou Nicolò  en italien, Nicolás en espagnol.
Antoine se dit Andónios (Αντώνιος) ou Andónis (Αντώνης), Antonio en italien et espagnol.
Marie se dit María (Μαρία) ou Maríam (Μαριάμ), Maria en italien, María en espagnol.

 

 

Nicolás de Nápoles embarque comme matelot (marinero) à bord de la Victoria. [14]

Il participe à l’Assaut sur Mactan aux côtés de Magellan, et assiste à sa mort.
Il sera d’ailleurs amené à témoigner en 1540 lors du procès intenté par Jaime Barbosa, beau-frère de Magellan, afin de récupérer son héritage. [15]

Il se trouve à bord de la Victoria lorsque celle-ci quitte Tidore (Moluques), samedi 21 décembre 1521.
Il semble qu’il ait pu alors devenir bombardier (lombardero). [16] Le moment n’est pas précisé, mais il serait logique que cela soit à cette occasion. Il peut aussi s’agir d’une erreur, datant de l’époque.

Nicolás de Nápoles revient en Espagne le samedi 6 septembre 1522 avec dix-sept compagnons et trois Moluquois.

 

À l’arrivée de la Victoria à Séville (08/09/1522), les possessions des marins sont triées et cataloguées. Dans cette liste, on trouve notamment un sac dans lequel se trouve un autre sac contenant des clous de girofle, et appartenant à « Miguel de Rodas et à Nicolao, lombardero ». [17] Étant la seule personne de ce nom ayant survécu, son identité fait peu de doutes.

 

 

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________

[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVII, p.75 : « natural de Napol, de Romanía »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.12 : « natural de Napol de Rumanía »
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.296
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #181 : « Consta ser de Napol de Romania, que se identifica actualmente como Nafplio (Grecia) »

[2] Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2
Queiroz Veloso, Revue d’histoire moderne : Fernao de Magalhaes, sa vie et son voyage (1939), p.505 note 1

[3] Navarrete, Historia de Juan Sebastián del Cano (1872), Appendice VIII, p.271

[4] Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.12

[5] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVII, p.75

[6] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVIII, p.210
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #181

[7] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVII, p.202

[8] Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.21 & p.30
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #181

[9] Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #181

[10] Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2

[11] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVII, p.75 : « hijo de Antonio é María, vecinos de Napol, de Romanía »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.12 : « hijo de António y María, vecinos de Napol de Rumanía »

[12] On trouve d’ailleurs encore aujourd’hui à Nauplie une communauté italophone.

[13] Ni l’historien belge Jean Denucé ni l’académicien français Léon Peillard ne citent de source d’époque par rapport à cette date.
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.296

[14] L’historien espagnol Tomás Mazón Serrano indique un moment que certains mousses (grumetes) avaient plus de vingt ans, et cite comme exemple Nicolás de Nápoles. Or celui-ci est, dans tous les documents, référencé comme matelot (marinero), y compris dans le listing des équipages établi par ce même Serrano.
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – Sus Mujeres : Catalina Vázquez, Isabel Méndez y Francisca Vázquez, note 4
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #181

[15] Denucé, Magellan. La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.318 note 2
Queiroz Veloso, Revue d’histoire moderne : Fernao de Magalhaes, sa vie et son voyage (1939), p.505 note 1
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.165 note 146

[16] Medina LX, p.140 : « Un costalejo en que va metida otra talega con clavo, ques de Miguel de Rodas e Nicolao, lombardero. »

[17] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LX, p.140

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