Juan de Santandrés

Nationalité Espagnol – Cantabre
Origine Cueto (Cantabrie, Espagne) [1]
Alias Juan de Sant Andrés [2]
Juan de Santandrés [3]
Iohan de Santandrés [4]
Juan de Santander [5]
Juan de San Andrés [6]
Navire Trinidad
Fonction Mousse (Grumete)
Note(s) Fils de Gonzalo de Bo et de Catalina del Río, originaires de Santander [7]
Destin Survivant – Les 18 de la Victoria
  Juan de Santandrés revient en Espagne à bord de la Victoria le 6 septembre 1522

 

Juan de Santandrés est né à Cueto, une localité (lugar) de la ville de Santander, en Cantabrie.
Par le passé, la commune était dénoméme « San Andrés » ou « Sant Ander » sur les cartes et documents officiels du Moyen Âge et de l’Époque moderne [8] ; ceci explique pourquoi le mousse est souvent appelé « Sant Andrés » ou « Santandrés » dans les documents d’époque de l’expédition.

Son père est présenté comme « de Bo » (ou Debo). Il n’existe aucune localité espagnole de ce nom. En Europe, on trouve cependant une commune française du nom de Le Bô, en Normandie. [9]

La variante « Juan de Santandrés » est celle retenue dans la version « rectifiée » des archives officielles, datant de 1815 et réalisée par Don Ventura Collar y Castro, officier supérieur et archiviste des Archives Générales des Indes.

 

 

Juan de Santandrés embarque comme mousse (grumete) à bord de la Trinidad.

Il se trouve à bord de la Victoria lorsque celle-ci quitte Tidore (Moluques), samedi 21 décembre 1521.

Juan de Santandrés revient en Espagne le samedi 6 septembre 1522 avec dix-sept de ses compagnons et trois Moluquois.

À l’arrivée de la Victoria à Séville (08/09/1522), les possessions des marins sont triées et cataloguées. Dans cette liste, on ne trouve rien appartenant explicitement à Juan.

 

 

Par la suite, Juan de Santandrés aurait possiblement participé à l’expédition vers les Moluques du Vénitien Sebastiano Caboto (au sein de laquelle on trouve Martín Méndez et Miguel de Rodas). On trouve en effet un maître d’équipage (contramaestre) du nom de Juan de Santander, qui survécut au voyage. [10]

Un « Juan de Santander » est également cité dans un document de 1537 (a priori) comme « pilote originaire de Séville, de 40 ans ». S’il s’agit de la même personne, Juan serait né en 1497 et aurait eu 22 ans au moment d’embarquer dans l’armada de Magellan. Ceci peut sembler un peu âgé pour un mousse (ils avaient en général entre 13 et 16 ans), mais l’historien espagnol Tomás Mazón Serrano s’appuie sur le fait que certains mousses de la flotte auraient eu plus de 20 ans. [11]

Néanmoins, les indices demeurent assez minces : le patronyme « Jean de Santander » pouvait être porté par de nombreuses personnes, et rien ne relie directement Juan de Santandrés aux personnages sus-cités.

 

 

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________

[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), XLV, p.65 : « natural de Cueto »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.5 : « natural de Cueto »
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #35 : « Cueto (Cantabria) »

[2] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), XLV, p.65 & LXIII, p.163 & LXVII, p.200 & LXVIII, p.211

[3] Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.5
Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.25
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #35

[4] Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.16

[5] Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.5
Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.25
Navarrete, Historia de Juan Sebastián del Cano (1872), Appendice VIII, p.271
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #35

[6] Raza española: revista de España y América (1921), p.12 & p.83
Wikipédia : (ES) Santander : « en 1522 el marinero Juan de Santander, natural de Cueto, que embarcó en la nao Victoria bajo el mando de Juan Sebastián Elcano,  era conocido como Juan de San Andrés »

[7] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), XLV, p.65 : « hijo de Gonzalo Debo é Catalina del Río, vecinos de Santander »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.5 : « hijo de Gonzalo de Bo y de Catalina del Río, vecinos de Santandrés »

[8] Wikipédia : (ES) Santander | Historia de Santander

[9] Il en existe également plusieurs en Norvège, mais écrites « Bø » et donc prononcées « be » ; les fonctionnaires ayant retranscris les noms à l’oreille, ils ne l’auraient donc probablement pas orthographié « bo » (à moins que l’homme n’ait su écrire).

[10] Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – Sus Mujeres : Catalina Vázquez, Isabel Méndez y Francisca Vázquez, note 4

[11] Pour étayer son propos, Serrano cite l’exemple de Nicolás de Nápoles, qui avait a priori 35 ans ; sauf que le marin en question n’était pas un mousse mais un matelot (marinero). Il est d’ailleurs référencé comme tel dans tous les documents, y compris dans le listing des équipages établi par ce même Serrano.
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – Sus Mujeres : Catalina Vázquez, Isabel Méndez y Francisca Vázquez, note 4
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #181

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