Juan de Acurio

Nationalité Espagnol – Basque
Origine 1494 – Bermeo (Pays basque, Espagne)
Alias Juan de Acurio [1]
Iohan de Acurio [2]
Juan de Acurion [3]
Juan Akurio [4]
Juan de Acucio [5]
Navire Concepción, puis Victoria
Fonction Maître d’équipage (Contramaestre)
Note(s) Fils de Juan Pérez de Acurio et de doña Marina de Berriz, originaires de Bermeo [6]
Destin Survivant – Les 18 de la Victoria
  Juan de Acurio revient en Espagne à bord de la Victoria le 6 septembre 1522

 

Juan de Acurio est originaire de Bermeo, dans la province de Biscaye, au Pays basque.
Il serait né en 1494 (et aurait donc eu environ 25 ans au moment d’embarquer). [7]

Sa famille maternelle venait très vraisemblablement de Berriz (Bérriz en castillan), une commune située à une trentaine de kilomètres au sud-est de Bermeo.
Le prénom « Marina » est attesté par l’Académie de la langue basque. [8]
Pour le père, « Juan » se décline généralement en « Joan ». [9] Le nom « Pérez » existe également, mais sans accent, « Perez », ou bien sous la forme « Peritz ». [10] « Acurio » existe sous la forme « Akurio ». [11]

Juan de Acurio - Signature
Signature de Juan de Acurio (contramaestre de la Concepción)

 

 

Juan de Acurio embarque comme maître d’équipage (contramaestre) à bord de la Concepción. [12]
C’est Juan Sebastián Elcano qui le fait embaucher, en même temps que le charpentier (carpintero) Domingo de Yarza. [13]
À bord de cette même Concepción, on trouve un Juan de Aguirre, originaire de Bermeo, et marié à une María Ochoa de Acurio. Était-il de la famille de Juan de Acurio, un beau-frère par exemple ? [14] > bien placé ou plutôt dans la partie « familiale » ?

Lorsque la Concepción est incendiée à Bohol (02/05/1521), il est transféré sur la Victoria, où il y exerce la même fonction. [15]

Il se trouve à bord de la Victoria lorsque celle-ci quitte Tidore (Moluques), samedi 21 décembre 1521.

Juan de Acurio revient en Espagne le samedi 6 septembre 1522 avec dix-sept de ses compagnons et trois Moluquois.

À l’arrivée de la Victoria à Séville (08/09/1522), les possessions des marins sont triées et cataloguées. Dans cette liste figure notamment un petit sac déchiré, appartenant à Juan de Acurio et pesant deux arrobes et cinq livres (sac se trouvant dans le coffre du pilote, Francisco Albo). [16]

 

 

Juan de Acurio et Juan Sebastián Elcano ont effectué le tour du monde sans jamais se quitter, le premier demeurant le fidèle contramaestre du second. Il semble très plausible qu’ils se connaissaient auparavant, et pas seulement de réputation ; sans doute avaient-ils déjà navigué ensemble.

Pourtant, il ne fait pas partie de l’expédition de García Jofre de Loaísa (1525), au sein de laquelle Elcano officie comme second de Loaisa.

Selon l’historien espagnol Tomás Mazón Serrano, on retrouve sa trace en 1538 au Mexique : il aurait obtenu le titre de pilote dans l’armada de Pedro de Alavarado à destination des Moluques (où il aurait eu la charge de l’un des forts). Cette expédition ne verra jamais le jour : durant les préparatifs, Alvarado est envoyé en Nouvelle-Galice pour y mater une rébellion indigène ; renversé par un cheval, il décède de ses blessures en 1541.

 

 

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________

[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVIII, p.79 & LXIV, p.173 & LXVII, p.203 & LXVIII, p.209
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.15
Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.28
Navarrete, Historia de Juan Sebastián del Cano (1872), Appendice VIII, p.271
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #127
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.296

[2] Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.19

[3] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVII, p.203

[4] Wikipédia : (EUS) Magallaes-Elkano espedizioa & Juan Akurio

[5] Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2

[6] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVIII, p.79 : « hijo de Juan Pérez de Acurio é doña Marina de Berriz, vecinos de Bermeo »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.15 : « hijo de Juan Pérez de Acurio y doña Marina de Berriz, vecinos de Bermeo »

[7] Ni l’historien belge Jean Denucé ni l’académicien français Léon Peillard ne citent de source d’époque par rapport à cette date.
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.296

[8] Voir le site officiel de l’Académie de la Langue Basque : recherche sur « Marina »

[9] Voir le site officiel de l’Académie de la Langue Basque : recherche sur « Juan »

[10] Voir le site officiel de l’Académie de la Langue Basque : recherche sur « Pérez »

[11] Voir le site officiel de l’Académie de la Langue Basque : Akurio

[12] La page Wikipédia en basque qui lui est consacrée indique qu’il est revenu en tant que pilote, ce qui est faux (ce rôle étant tenu par Francisco Albo).
Wikipédia : (EUS) Juan Akurio

[13] Azpeitia de Diego, Los expedicionarios de Deba en la armada de Magallanes a la especiería, Revista Deba, nº103, UDA 2020, p.16

[14] La page Wikipédia basque consacrée à Juan Sebastián Elcano est affirmative à ce sujet ; mais aucune source n’étant citée, il n’est pas possible de s’y fier.
Wikipédia : (EUS) Juan Sebastian Elkano (note 4)

[15] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVIII, p.209 : « el cual fué mudado en esta nao por se deshacer la otra: sirvió en entramas naos en el cargo de contra-maestre »

[16] L’arrobe castillane (arroba castellana) pesait environ 11,5 kg ; la livre castillane (libra castellana) environ 460 grammes. Le « petit » sac pèse donc approximativement 25,3 kg.
Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LIX, p.138

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