Joan de Arratia

Nationalité Espagnol – Basque
Origine 1504 – Bilbao (Pays basque, Espagne) [1]
Alias Juan de Arratia [2]
Iohan de Arratia [3]
Joan de Arratia [4]
Juan de Urrutia [5]
Juan de Sahelice [6]
Juan Arratia [7]
Juan Arratiakoa [8]
Navire Victoria
Fonction Mousse (Grumete)
Note(s) Fils de Joan de Arratia [9]
Destin Survivant – Les 18 de la Victoria
  Joan de Arratia revient en Espagne à bord de la Victoria le 6 septembre 1522

 

Joan de Arratia est originaire de Bilbao, dans la province de Biscaye, au Pays basque.
Il y serait né en 1504 (et aurait donc eu environ 15 ans au moment d’embarquer). [10]

Les deux variantes « Arratia » et « Urrutia » sont attestées par l’Académie de la langue basque. [11]
Le prénom espagnol « Juan » (« Jean » en français) possède de nombreuses variantes basques, dont les plus communes sont Joan, Joanes ou Jon. [12]

La variante « Joan de Arratia » est celle retenue dans la version « rectifiée » des archives officielles, datant de 1815 et réalisée par Don Ventura Collar y Castro, officier supérieur et archiviste des Archives Générales des Indes.

 

 

Joan de Arratia embarque comme mousse (grumete) à bord de la Victoria. [13]

Il se trouve toujours à bord de la Victoria lorsque celle-ci quitte Tidore (Moluques), samedi 21 décembre 1521.

Joan de Arratia revient en Espagne le samedi 6 septembre 1522 avec dix-sept de ses compagnons et trois Moluquois.
Ayant effectué tout le voyage à bord du même navire, il fait partie des 7 survivants de l’équipage de la Victoria, sur les 45 du départ. [14] > peut-être cette phrase peut-elle être mieux dite

À l’arrivée de la Victoria à Séville (08/09/1522), les possessions des marins sont triées et cataloguées. Dans cette liste, on trouve notamment un sac de treize livres appartenant à Joan de Arratia (celui-ci étant conservé dans le coffre du pilote Francisco Albo). [15]

 

 

Le 24 juillet 1525, Joan de Arratia embarque avec l’expédition de García Jofre de Loaísa, qui quitte La Corogne à destination des Moluques. Il fait partie des 156 hommes du San Gabriel, commandé par Rodrigo de Acuña.
Au sein de la flotte, on trouve également Juan Sebastián Elcano, Hans Alemán, Roldán de Argote, Hernando de Bustamante et Juan de Menchaca.

Le navire fait désertion en Patagonie, courant février 1526. Intercepté par des navires français le long de la côte brésilienne, il ne regagne le port de Bayona (Galice) que le 28 mai 1527, avec Joan de Arratia à son bord.

 

 

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________

[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVII, p.77 : « natural de Bilbao »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.13 : « natural de Bilbao »
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #192 : « Bilbao »
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.296

[2] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVII, p.77 & LXVII, p.203 & LXVIII, p.211
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #192

[3] Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.21

[4] Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.30

[5] Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.13

[6] Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.296

[7] Wikipédia : (EUS) Magallaes-Elkano espedizioa

[8] Wikipédia : (EUS) Juan Arratiakoa (le nom signifie « Juan d’Arratia » en basque)

[9] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVII p.77 : « hijo de Juan de Arratia »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.13 : « hijo de Juan de Urrutia »

[10] Ni l’historien belge Jean Denucé ni l’académicien français Léon Peillard ne citent de source d’époque par rapport à cette date.
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.380 note 2
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.296

[11] Voir le site officiel de l’Académie de la Langue Basque : Arratia | Urrutia

[12] Voir le site officiel de l’Académie de la Langue Basque : recherche sur « Juan »

[13] Un mousse avait en général entre 13 et 16 ans.

[14] La page Wikipédia espagnole (ES) qui lui est consacrée indique « que Juan de Zubileta et Juan de Arratia sont les deux seuls marins à avoir effectué le premier tour du monde dans le même navire » (Juan de Zubileta y Juan de Arratia fueron los dos únicos navegantes que dieron la vuelta al mundo por primera vez en la misma nave). Cette assertion est inexacte, sauf à considérer que l’on ne parle ici que des marins basques.

[15] La livre castillane (libra castellana) valait environ 460 grammes ; le sac pesait donc environ 6 kg.
Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LIX, p.138

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