Richard de Fadis, dit « Richard de Normandie »

Nationalité Français
Origine ~1494 – Bruz (Bretagne, France) [1]
Alias Richard de Normandie [2]
Richart de Normandia [3]
Ricarte de Normandie [4]
Ricarte de Normandia [5]
Rigarte de Normandia [6]
Ruxar [7]
Ruxa [8]
Raxar [9]
Rixart [10]
Rixart (Richard o Raxar) [11]
Ricarte, Ripart, Ruger [12]
Ripart [13]
Navire Santiago, puis Victoria
Fonction Charpentier (Carpintero)
Note(s) Fils de Marc de Fadis et Colette [14]
Destin Survivant – Prisonnier du Cap-Vert
  Fait prisonnier au Cap-Vert lors du voyage de retour de la Victoria, Richard de Fadis, dit « Richard de Normandie », est libéré quelques mois plus tard et rentre en Espagne.

 

Richard de Normandie semble être né à Bruz, dans le département de l’Ille-et-Vilaine, en Bretagne. La localisation normande de la ville serait donc une erreur (sachant que Bruz n’est même pas limitrophe de Normandie), mais il est étonnant que l’homme n’ait pas corrigé les fonctionnaires de la Casa de Contratación lors de son enregistrement. [15]

Il y serait né vers 1494 (et aurait donc eu environ 25 ans au moment d’embarquer). [16]

Concernant son père Marc, il n’existe pas de commune nommée « Fadis » ou « Fodiz » (ou même un nom approchant en Normandie, en Bretagne ou ailleurs), ce qui laisse à penser qu’il pourrait s’agir de son véritable patronyme.
Si ce nom semble indiquer une ascendance éventuellement bourgeoise, les multiples variantes du prénom de Richard tendent à prouver que ce dernier ne savait pas écrire. [17]

 

 

Richard de Fadis, dit « Richard de Normandie », embarque comme charpentier (carpintero) à bord du Santiago.

Suite au naufrage du Santiago aux abords du río Santa Cruz (Argentine), le mardi 22 mai 1520, il est transféré sur un autre navire, possiblement la Victoria.

C’est en tout cas à bord de ce navire qu’il quitte les Moluques le samedi 21 décembre 1521.

Sur le trajet du retour, la Victoria est contrainte de marquer un arrêt au Cap-Vert pour avitailler, bien que l’archipel soit une possession portugaise. Treize marins sont faits prisonniers, dont Gómez.

L’intervention du roi Carlos permettra leur libération.
Richard de Fadis, dit « Richard de Normandie », revient en Espagne le mercredi 15 octobre 1522.

 

 

À l’arrivée de la Victoria à Séville (08/09/1522), les possessions des marins sont triées et cataloguées. Dans cette liste, on trouve une petite boîte remplie de clous de girofle et un paquet de vieux vêtements que « le pilote [Francisco Albo] dit appartenir à Richart de Normandia (sic) ». [18]

 

 

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________

[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), XLVIII, p.84 : « natural de Bruz, ques en Normandía »
Bernal, Relación de expedicionarios su cargo y sueldo (2014), p.18 : « natural de Bruz, que es en Normandía »
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #220 : « Bruz, Normandía (Francia) »

[2] Gumma y Marti, Quatrième centenaire du premier voyage autour du monde, lors de la Semaine internationale des géographes, des explorateurs et des ethnologues (1922), p.59

[3] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), LX, p.142

[4] Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.381 note 1

[5] Navarrete, Historia de Juan Sebastián del Cano (1872), p.270

[6] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), LXVIII, p.209

[7] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), XLVIII, p.84

[8] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), LXVII, p.204

[9] Bernal, Relación de expedicionarios su cargo y sueldo (2014), p.18

[10] Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.22 & p.31

[11] Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #220

[12] Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.297

[13] Charton, Voyageurs anciens et modernes – Tome III – Fernand de Magellan, voyageur portugais (1863), p.273

[14] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), XLVIII, p.84 : « hijo de Marque de Fodiz é Coleta, su mujer »
Bernal, Relación de expedicionarios su cargo y sueldo (2014), p.18 : « hijo de Marc de Fadis y Coleta, su mujer »

[15] Le journaliste français Édouard Charton évoque la ville de « Bruzen », qui n’existe pas (peut-être s’agit-il d’une simple faute de frappe). L’historien belge Jean Denucé parle d’Évreux et de « Bruz (?) » (semblant ignorer ce qu’est cette dernière). L’Académicien français Léonce Peillard penche pour Évreux (Eure, Normandie), sans rien préciser de plus. Florian la Porte a relevé les noms de « Biuz » et « Ebuas », dans lesquels il voit Bayeux (Calvados, Normandie) ou Évreux, sans là encore citer de source.
Charton, Voyageurs anciens et modernes – T.3 : Voyageurs modernes, quinzième siècle et commencement du seizième – Fernand de Magellan, voyageur portugais (1863), p.273
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.381 note 1
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.297
La Porte, InfoBretagne : Les Compagnons Français de Magellan

[16] Ni l’historien belge Jean Denucé ni l’académicien français Léonce Peillard ne citent de source d’époque par rapport à cette date.
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.381 note 1
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.297

[17] En espagnol, le « x » se prononce comme le « ch » en Français ; ainsi, par exemple, « Ruxar / Raxar » se prononce « Ruchar / Rachar ». Toutes les occurrences semblent renvoyer à une transcription phonétique de son prénom.

[18] La caxeta énoncée dans le texte original désignait sans doute un genre de cassette, bien que le terme ne semble plus exister de nos jours.
Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), LX, p.142

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