Pedro de Tolosa

Nationalité Espagnol – Basque
Origine ~1499 [1] – Tolosa (Bays Basque)
Alias Pedro de Tolosa [2]
Navire Victoria
Fonction Mousse (Grumete)
Note(s) Fils de Lazcano et María de Albiztur, originaires de Tolosa [3]
Destin Survivant – Prisonnier du Cap-Vert
  Fait prisonnier au Cap-Vert lors du voyage de retour de la Victoria, Pedro de Tolosa est libéré quelques mois plus tard et rentre en Espagne.

 

Pedro de Tolosa serait né vers 1499 si l’on en croit le compte-rendu du procès de Ximón de Burgos où il déclare avoir plus ou moins 24 ans. [4]
Son origine n’est pas précisée dans les documents d’époque, mais on peut imaginer qu’il venait de Tolosa, dans la province du Guipúzcoa, au Pays basque, dans la mesure où ses parents en étaient originaires et que Pedro n’était qu’un adolescent (un mousse ayant en général entre 13 et 16 ans).

Son père est prénommé Lazcano. Si le nom de famille existe, ce nom renvoie surtout à la commune de Lazkao (Lazcano en castillan), qui se trouve également dans la province du Guipúzcoa, au Pays basque, à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Tolosa. Il est possible qu’il s’agisse en réalité de son patronyme et que son prénom ait, lui, été oublié (erreur commise lors de l’enregistrement de Pedro).
Sa mère María était, elle, probablement originaire de la commune d’Albiztur, dans la province du Guipúzcoa, au Pays basque, à environ cinq kilomètres à l’ouest de Tolosa. [5]

 

 

Pedro de Tolosa embarque comme mousse (grumete) à bord de la Victoria. Il est intégré en remplacement de Pedro López García, dit « Pedro Maldonado », qui ne s’est finalement pas présenté à l’embarquement.

À un moment qui n’est pas précisé, il est élevé au rang de cambusier (despensero). Toutefois, il conserva la même solde (800 maravédis/mois contre 1 200 pour un despensero) tout en bénéficiant des avantages (quels qu’ils aient été) liés à sa nouvelle fonction. [6]

Il se trouve à bord de la Victoria lorsque celle-ci quitte Tidore (Moluques), samedi 21 décembre 1521.

Sur le trajet du retour, la Victoria est contrainte de marquer un arrêt au Cap-Vert pour avitailler, bien que l’archipel soit une possession portugaise. Treize marins sont faits prisonniers, dont Pedro de Tolosa.

L’intervention du roi Carlos permettra leur libération.
Pedro de Tolosa revient en Espagne le mercredi 15 octobre 1522.

 

 

Pedro de Tolosa sera plus tard amené à témoigner en faveur de Ximón de Burgos : celui-ci est en effet accusé d’être responsable de la capture des treize marins.
Afin de prouver son innocence, il fait témoigner Roldán de Argote, Gómez Hernández et Pedro de Tolosa, le 22 avril 1523 à Séville, devant plusieurs représentants du roi. Ses trois compagnons de cellule au Cap-Vert vont le disculper, indiquant que, durant leur séjour dans les geôles portugaises, le facteur (fator) du roi du Portugal présent sur place avait dédouané Ximón de Burgos de toute responsabilité quant à leur capture. Pedro de Tolosa précise également que le même fator a tenté de corrompre Ximón : risquant la pendaison à son retour en Espagne (il n’était pas certain qu’il puisse prouver son innocence), il lui fut proposé de rejoindre le Portugal. Ce que visiblement il refusa.

 

 

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________

[1] Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.381 note 1
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.297

[2] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVII p.78 & LXVIII, p.209
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.14
Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.21 & p.31
Medina,  El Descubrimiento del Océano Pacífico Hernando de Magallanes y sus Compañeros : Información hecha a instancia de Simón de Burgos (1920)
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.381
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #195

[3] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVII p.78 : « hijo de Lazcano é María de Alvistur, vecinos de Tolosa »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.14 : « hijo de Lazcano y María de Alviztur, vecinos de Tolosa »

[4] Medina,  El Descubrimiento del Océano Pacífico Hernando de Magallanes y sus Compañeros : Información hecha a instancia de Simón de Burgos (1920), p.97 question 1 : « e dixo ques de edad de veinte e cuatro años, poco más o menos. »

[5] À noter que les noms de famille Albiztur, Albistur, Alviztur ou Alvistur existent de nos jours.

[6] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVIII p.209 : « el cual después fué puesto por despensero : cuéntasele el sueldo de la mesma manera que de acá fué y lleva la ventaja del servicio de despensero en la quintalada »
Pour les niveaux de soldes, se reporter à : Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVI, p.199

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