Juan Martín Hernández

Nationalité Espagnol – Castillan
Origine Aguilar de Campoo (Castille-et-León, Espagne) [1]
Alias Juan Martín [2]
Iohan Martín [3]
Joan Martín [4]
Juan Martínez [5]
Navire Victoria
Fonction Supplétif (Sobresaliente) – Serviteur (Criado) du capitaine Luis de Mendoza
Note(s) Fils de Martin Hernández y Maria Hernández, originaires d’Aguilar de Campoo [6]
Destin Survivant – Prisonnier du Cap-Vert
  Fait prisonnier au Cap-Vert lors du voyage de retour de la Victoria, Juan Martín Hernández est libéré quelques mois plus tard et rentre en Espagne.

 

Juan Martín est né à Aguilar de Campoo, dans la province de Palencia, en Castille-et-León, où vivaient également ses parents.
Carlos Ier d’Espagne y séjourna en compagnie de sa sœur Leonor en octobre 1517, lorsque le jeune souverain effectua son premier voyage en Espagne : il est né et a grandi à Gand, territoire appartenant aux Habsbourg depuis que son grand-père Maximilien a épousé Marie de Bourgogne en 1477.

Juan Martín serait né vers 1494 (et aurait donc eu environ 24 ans au moment d’embarquer). [7]

N’étant jamais nommé avec le nom de ses parents (Hernández), il est possible que Juan Martín ait été son prénom (son père se nommant aussi Martín).

 

 

Juan Martín Hernández embarque comme supplétif (sobresaliente) à bord de la Victoria. Il exerce la fonction de serviteur (criado) du capitaine Luis de Mendoza. [8]

Il se trouve à bord de la Victoria lorsque celle-ci quitte Tidore (Moluques), samedi 21 décembre 1521.

Sur le trajet du retour, la Victoria est contrainte de marquer un arrêt au Cap-Vert pour avitailler, bien que l’archipel soit une possession portugaise. Treize marins sont faits prisonniers, dont Pedro.

L’intervention du roi Carlos permettra leur libération.
Juan Martín Hernández revient en Espagne le mercredi 15 octobre 1522.

 

À l’arrivée de la Victoria à Séville (08/09/1522), les possessions des marins sont triées et cataloguées. Dans cette liste, on trouve un sac contenant una haba [9] et d’autres choses « dont on dit qu’elles appartiennent à Juan Martínez, supplétif, resté au Cap-Vert ». [10] Il est fort probable qu’il s’agisse de Juan Martín Hernández.
S’il existe bien un Juan Martínez (parfois aussi nommé Juan Martín), supplétif mais sur la Trinidad, celui-ci est parti de Tidore avec la Trinidad, et est mort lors de la tentative de retraversée du Pacifique.
Dans la même liste, on trouve quelques lignes plus haut un sac appartenant à un autre « Juan Martínez, supplétif », contenant aussi une haba et d’autres choses, le tout pesant 9 livres. [11] Il est peu vraisemblable que ce sac ait été celui du Juan Martínez de la Trinidad et qu’il l’ait laissé à bord de la Victoria ; il faut sans doute y voir une double entrée concernant Juan Martín Hernández.

 

 

Il existe en son honneur une place et une rue « Juan Martín » à Aguilar de Campoo. Sur la place se trouve deux monuments, l’un dédié au marin, l’autre à la circumnavigation. [12]

 

 

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________

[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX, p.95 : « natural de Aguilar del Campo »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.26 : « natural de Aguilar de Campo »
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #204 : « Aguilar de Campoo (Palencia) »

[2] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX, p.95 & LXVII, p.207 & LXVIII, p.212
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.26
Navarrete, Historia de Juan Sebastián del Cano (1872), p.270
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #204

[3] Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.22

[4] Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.31

[5] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LX, p.141

[6] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX, p.95 : « hijo de Martin Hernández é María Hernández, vecinos de Aguilar del Campo »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.26 : « hijo de Martin Hernández y Maria Hernández, vecinos de Aguilar de Campo »

[7] Ni l’historien belge Jean Denucé ni l’académicien français Léon Peillard ne citent de source d’époque par rapport à cette date.
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.381 note 1
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.297

[8] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX, p.95 & LXVII, p.207
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.26
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #204

[9] NdA : je n’ai pas pu trouver ce dont il s’agissait.

[10] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LX, p.141 : « Un costalejo en que está una haba e otras cosas, que diz ques de Juan Martínez, sobresaliente, que quedó en Cabo Verde ».

[11] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LX, p.139 : « Un costalejo en que están una haba y otras cosas, de Juan Martínez, sobresaliente, que pesó nueve libras ».

[12] Localisation Google Maps
Pour les photos : Minube

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