Gómez Hernández

Nationalité Espagnol – Andalou
Origine ~1498 – Huelva (Andalousie, Espagne) [1]
Alias Gómez Fernández [2]
Gómez de Huelva [3]
Gómez Hernández [4]
Gómez Dernández [5]
Navire Concepción
Fonction Matelot (Marinero)
Note(s) Fils de Rodrigo Alvarez et Mayor González, originaires de Huelva [6]
Destin Survivant – Prisonnier du Cap-Vert
  Fait prisonnier au Cap-Vert lors du voyage de retour de la Victoria, Gómez Hernández est libéré quelques mois plus tard et rentre en Espagne.

 

 

Gómez Hernández est présenté comme venant de Huelva, dans la province de Huelva, en Andalousie. [7]
Il serait né vers 1498 (et aurait donc eu environ 21 ans au moment d’embarquer). [8]

Son nom pose question. D’abord parce que « Gómez » est un nom de famille, son utilisation comme prénom étant plutôt rare (pour ne pas dire inexistante). Ensuite, l’homme ne porte le patronyme d’aucun de ses deux parents (Alvarez et González). A-t-il été adopté et pris le nom de ses parents adoptifs ?

La variante « Gómez Hernández » est celle retenue dans la version « rectifiée » des archives officielles, datant de 1815 et réalisée par Don Ventura Collar y Castro, officier supérieur et archiviste des Archives Générales des Indes.

 

Gomez Hernandez - Signature
Signature du marinero Gómez Hernández

 

 

Gómez Hernández embarque comme matelot (marinero) à bord de la Concepción.

Lorsque la Concepción est incendiée à Bohol (02/05/1521), il est transféré sur un autre navire, probablement la Victoria, même si celui-ci n’est pas mentionné.

Il se trouve à bord de la Victoria lorsque celle-ci quitte Tidore (Moluques), samedi 21 décembre 1521.

Sur le trajet du retour, la Victoria est contrainte de marquer un arrêt au Cap-Vert pour avitailler, bien que l’archipel soit une possession portugaise. Treize marins sont faits prisonniers, dont Gómez.

L’intervention du roi Carlos permettra leur libération.
Gómez Hernández revient en Espagne le mercredi 15 octobre 1522.

 

Gómez Hernández sera plus tard amené à témoigner en faveur de Ximón de Burgos : celui-ci est en effet accusé d’être responsable de la capture des treize marins.
Afin de prouver son innocence, il fait témoigner Roldán de Argote, Pedro de Tolosa et Gómez Hernández, le 22 avril 1523 à Séville, devant plusieurs représentants du roi. Ses trois compagnons de cellule au Cap-Vert vont le disculper, indiquant que, durant leur séjour dans les geôles portugaises, le facteur (fator) du roi du Portugal présent sur place avait dédouané Ximón de Burgos de toute responsabilité quant à leur capture. Gómez Hernández précise également que le même fator a tenté de corrompre Ximón : risquant la pendaison à son retour en Espagne (il n’était pas certain qu’il puisse prouver son innocence), il lui fut proposé de rejoindre le Portugal. Ce que visiblement il refusa.

 

Dans les documents de la Casa de Contratación, il est fait mention d’un remboursement de frais occasionnés au Cap-Vert par « Gómez Hernández » et un certain « Perucho Vizcaíno » (a priori Pedro de Chindarza), paiement effectué le 20 mars 1523. [9]

 

 

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[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVIII, p.80
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.16

[2] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVIII, p.80
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.16
Medina,  El Descubrimiento del Océano Pacífico Hernando de Magallanes y sus Compañeros : Información hecha a instancia de Simón de Burgos (1920)

[3] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXIV, p.173

[4] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVII, p.204
Navarrete, Historia de Juan Sebastián del Cano (1872), p.270
Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.19 & p.28
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #138

[5] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVIII, p.211

[6] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVIII, p.80 : « hijo de Rodrigo Alvarez é Mayor González, vecinos de Huelva »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.16 : « hijo de Rodrigo Alvarez y Mayor González, vecinos de Huelva »

[7] Le compte-rendu du procès intenté par Ximón de Burgos indique qu’il vient bien de la ville de Huelva, et pas seulement de la province du même nom.
Medina,  El Descubrimiento del Océano Pacífico Hernando de Magallanes y sus Compañeros : Información hecha a instancia de Simón de Burgos (1920) : « Gómez F’ernández, vecino de Huelva, estante al presente en esta cibdad »

[8] Ni l’historien belge Jean Denucé ni l’académicien français Léon Peillard ne citent de source d’époque par rapport à cette date.
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.381 note 1
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.297

[9] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVIII, p.228

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