Francisco de Carvajal

Nationalité Espagnol – Castillan
Origine Salamanque (Castille-et-León, Espagne) [1]
Alias Francisco de Carvajal [2]
Francisco de Caravajal [3]
Navire Victoria
Fonction Supplétif (Sobresaliente) – Serviteur (Criado) de Luis de Mendoza
Note(s) Fils d’Antón de Carvajal et Antónia Vázquez [4]
Destin Survivant ? – Prisonnier du Cap-Vert ?
  Possiblement fait prisonnier au Cap-Vert lors du voyage de retour de la Victoria, Francisco de Carvajal décède peut-être en prison ou est libéré quelques mois plus tard et rentre en Espagne.

 

Francisco de Carvajal est né à Salamanque, dans la province de Salamanque, en Castille-et-León.
Il existe en Espagne plusieurs lieux nommés « Carvajal », d’où pourrait être originaire son père. [5] Le patronyme « Caravajal » existe également, mais ne renvoie lui à aucun lieu.

 

 

Francisco de Carvajal embarque comme supplétif (sobresaliente) à bord de la Victoria. Il officie comme serviteur (criado) du capitaine Luis de Mendoza. [6]

Il se trouve toujours à bord de la Victoria lorsque celle-ci quitte Tidore (Moluques), samedi 21 décembre 1521.

Sur le trajet du retour, la Victoria est contrainte de marquer un arrêt au Cap-Vert pour avitailler, bien que l’archipel soit une possession portugaise. Treize marins sont faits prisonniers, dont a priori Francisco de Carvajal.

L’intervention du roi Carlos permettra leur libération.
Les marins reviennent en Espagne le mercredi 15 octobre 1522.

Le sort de Francisco de Carvajal reste cependant obscur, car il ne figure ni dans la liste des décès (Declaración de las personas fallecidas en el viaje), ni n’est mentionné explicitement comme ayant été fait prisonnier du Cap-Vert (contrairement à ses douze camarades).
La plupart des sources ne mentionnent que douze marins revenus en Espagne, via Lisbonne. [7] Or, Francisco de los Cobos, conseiller du roi Carlos, note dans un courrier (Valladolid, 13/09/1522) qu’il a pris des dispositions pour faire libérer les treize prisonniers du Cap-Vert. [8]
L’historien espagnol Tomás Mazón Serrano pense que Francisco de Carvajal est le treizième, mais sans certitude. [9]
Il est possible qu’il ait bien été fait prisonnier, mais qu’il soit mort durant sa détention.

 

 

À noter qu’il existe un homonyme, ayant vécu à la même époque : Francisco López Gascón, plus communément appelé Francisco de Carvajal, qui, après avoir servi durant les Guerres d’Italie, se rendit aux Amériques où il finit par se rebeller contre la couronne d’Espagne avec les frères Pizarro. Il était surnommé le « Démon des Andes » (Demonio de los Andes).

 

 

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[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX, p.94 : « natural de Salamanca »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.26 : « natural de Salamanca »
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #203

[2] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX, p.94
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.26
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #203

[3] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVIII, p.207
Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.22& p.31

[4] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX, p.94 : « hijo de Antón de Carvajal é Antona Vásquez »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.26 : « hijo de Antón de Carvajal y Antónia Vázquez »

[5] Le plus proche est le palacio de Carvajal, dans la commune de Cáceres, en Estrémadure. Les deux communes sont distantes d’environ 180 km.

[6] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX, p.94 & LXVIII, p.207
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.26
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #203

[7] Navarrete, Historia de Juan Sebastián del Cano (1872), p.270
Via Wikipedia (EN) :
– Bergreen, Over the Edge of the World: Magellan’s Terrifying Circumnavigation of the Globe (2003), p.406

[8] Navarrete, Historia de Juan Sebastián del Cano (1872), p.277

[9] Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #203

Antonio Pigafetta précise bien qu’à bord de la chaloupe se trouvaient treize hommes.
Dans son récit, l’historien espagnol Eustaquio Fernández de Navarrete parle de « douze personnes à eux tous » (doce personas entre todos), mais n’en répertorie que dix, sans les nommer : un comptable, un magasinier, un charpentier, deux supplétifs, trois matelots, un mousse, un page. Les deux manquants étaient-ils (selon lui) des Moluquois ?
Navarrete, Historia de Juan Sebastián del Cano (1872), p.102

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