Bartolomé de Saldaña

Nationalité Espagnol – Andalou
Origine Palos de la Frontera (Andalousie, Espagne)
Alias Bartolomé de Saldaña [1]
Bartholomé de Saldaña [2]
Bartolomeo de Saldaña [3]
Navire Victoria
Fonction Supplétif (Sobresaliente) – Homme d’armes et serviteur [4]
Note(s) Fils de Juan de Perera et Leonor de Saldaña, originaires de Palos de la Frontera [5]
Destin Désertion (05/02/1522) [6]
  Bartolomé de Saldaña déserte alors que la Victoria fait escale à Timor.

 

Bartolomé de Saldaña est originaire de la ville de Palos de la Frontera, dans la province de Huelva, en Andalousie.
Tomás Mazón Serrano affirme qu’il vient de Saldaña, dans la province de Palencia, en Castille-et-Leon. Cependant, les documents d’époque le disent « natural de Palos », soit « né à Palos ». Saldaña est en revanche, probablement, le lieu d’origine de sa mère Leonor.

« Bartolomé » est la variante espagnole du « Barthélémy » français.

 

 

Bartolomé de Saldaña embarque comme supplétif (sobresaliente) à bord de la Victoria. Son rôle exact n’est pas clair : la Declaración de las personas fallecidas en el viaje al Maluco (révision 2014) indique qu’il était un homme d’armes et le page (hombre de armas y paje) de Luis de Mendoza, le capitaine du navire ; les deux rôles semblent contradictoires dans la mesure où un page était en général un adolescent. [7] Mazón Serrano le présente lui comme serviteur (criado) de Mendoza. [8]
Il intègre l’équipage en remplacement d’Antonio Jiménez. La raison de ce remplacement n’est pas précisée.

Alors que la flotte fait escale à Timor, une rixe (ou peut-être une mutinerie) éclate entre marins. Craignant de subir une dure punition (peut-être même une exécution), Bartolomé de Saldaña s’enfuit à la nage en compagnie de Martín de Ayamonte, un homme d’armes de la Victoria (5 février 1522). [9]
Martín racontera plus tard qu’ils ont été abandonnés à Timor, version dont doutent fortement les historiens espagnols Braulio Vázquez Campos, Cristóbal Bernal Chacón et Tomás Mazón Serrano.

Quelque temps plus tard, Pedro Soares de Sousa [10] arrive à Timor pour y acheter du bois de santal. Il découvre les deux Espagnols qui sont alors au service d’un « luzón ». [11] Sousa demande à Álvaro Juzarte de conduire les deux hommes à Malacca, afin qu’ils soient remis au capitaine Jorge de Albuquerque.
Martín de Ayamonte est alors interrogé sur la raison de la présence d’Espagnols dans la région et la manière dont ils étaient arrivés. Le récit, consigné par le scribe Lopo Cabreira Bernardes, sera transmis au souverain du Portugal Jean III « le pieux » (João III, o Piedoso).
On ignore si Bartolomé de Saldaña fut lui aussi interrogé. Il n’en existe en tout cas aucune trace.

Aucune source ne précise ce qu’il advint des deux prisonniers.

 

 

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[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX p.95 & LXVIII, p.213
Bernal, Declaración de las personas fallecidas en el viaje al Maluco (2014), #81
Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.31
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #206
Denucé, Magellan. La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.353 note 5

[2] Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.22

[3] Queirós Veloso, Revue d’histoire moderne : Fernao de Magalhaes, sa vie et son voyage (1939), p.514

[4] Bernal, Declaración de las personas fallecidas en el viaje al Maluco (2014), #81

[5] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX p.95

[6] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVIII p.213
Bernal, Declaración de las personas fallecidas en el viaje al Maluco (2014), #81
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #206

[7] Le mot « page » vient du grec paidion (παιδιον), qui signifie « petit garçon ».
Dans le système traditionnel féodal, un page exerçait une fonction de serviteur dans un château, entre ses 7 et 14 ans environ.

[8] Bernal, Declaración de las personas fallecidas en el viaje al Maluco (2014), #81
Denucé, Magellan. La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.353 note 5
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #206

[9] Bernal, Declaración de las personas fallecidas en el viaje al Maluco (2014), #80

[10] L’identité de cette personne est soumise à caution. Pedro (ou Pero) est le fils de João Soares de Sousa, né en 1493, et de Guiomar da Cunha, née en 1500. En 1522, ils étaient respectivement âgés de 29 ans et 22 ans. Leur fils Pedro ne pouvait donc commander une jonque en Indonésie début 1522. De plus, ni João ni Pedro ne semblent être allés aux Indes. Il s’agit donc soit d’une erreur commise par Jorge de Albuquerque et/ou son scribe Lopo Cabreira Bernardes, soit d’un homonyme.
(NdA : Je n’ai pas trouvé de date de naissance pour Pedro ; le site de généalogie Geni place sa naissance aux alentours de 1530, ce qui est plausible, mais non sourcé).

[11] Ce terme semble décrire une personne venant de Luçon (Philippines), mais pourrait aussi désigner un Chinois ou un Oriental.
Vázquez Campos, Bernal Chacón & Mazón Serrano, Auto de las preguntas que se hicieron a dos Españoles que llegaran a la fortaleza de Malaca, venidos de Timor en compaña de Álvaro Juzarte, capitán de un junco, (Témoignage de Martín de Ayamonte), p.2 note 3 & p.8

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