Gonçalo Hernandes Eanes, dit « Gonzalo Hernández »

Nationalité Portugais ?
Origine Leiria (Portugal) ? [1]
Alias Gonzalo Hernández [2]
Gonzalo Hernández Herrero [3]
Jerónimo Hernández [4]
Jerónimo Hernándes [5]
Gonzalo ou Jerónimo Rodríguez [6]
Navire Concepción, puis ?
Fonction Supplétif (Sobresaliente) – Forgeron (Herrero) [7] et Homme d’armes (Hombre de armas) [8]
Note(s) Fils de Diogo Rodrigues et Inês Eanes, frère de Isobel Hernandes [9]
Destin Prisonnier – Décès probable (29/07/1521)
  Gonzalo Hernández est abandonné à Brunei.

 

Lors de son enregistrement auprès de la Casa de Contratación de Séville, Gonzalo Hernández dit venir de El Puerto de Santa María, en Andalousie. [10] Or, dans l’entrée qui fait référence à son abandon à Brunei, il a été ajouté la mention : « portugués ». Il ferait donc partie des Portugais clandestins qui ont embarqué en se faisant passer pour des Espagnols (le roi avait limité le nombre de Lusitaniens à dix).
Selon Tomás Mazón Serrano, il serait originaire de Leiria (Portugal).

 

Partant de là, il est probable que son patronyme était plutôt Gonçalo Hernandes Eanes (ce dernier terme étant la version portugaise du « Yáñez » espagnol).

La variante « Gonzalo Hernández » est celle retenue dans la version « rectifiée » des archives officielles, datant de 1815 et réalisée par Don Ventura Collar y Castro, officier supérieur et archiviste des Archives Générales des Indes.

 

 

Gonzalo Hernández embarque comme supplétif (sobresaliente) sur la Concepción. Après l’incendie de celle-ci à Bohol, on ignore sur quel navire il est transféré.
À bord, il exerce comme forgeron (herrero). On le trouve également mentionné comme homme d’armes (hombre de armas) ; là encore, on ignore s’il remplissait cette fonction en parallèle ou s’il l’est devenu par la suite.

 

Un « Gonzalo Rodríguez » (l’un des alias de Gonzalo Hernández) fait partie des prisonniers de la Mutinerie de Pâques (01/04/1520). Cependant, il est impossible d’identifier formellement cet homme, cet alias étant porté par plusieurs marins au sein de la flotte. S’il s’agit de Gonzalo Hernández, que faisait-il sur le San Antonio au moment de la mutinerie ?

 

Lors du séjour à Brunei, Gonzalo Hernandez se trouve en ville pour faire des achats lorsqu’il est fait prisonnier par les autorités, en compagnie de Domingo de Urrutia et de Juanillo (le fils brésilien du pilote João Carvalho).
La flotte quitte alors précipitamment Brunei, abandonnant les deux hommes et l’enfant. On ignore ce qu’ils sont devenus.

 

Ces évènements se déroulent les 29 et 30 juillet 1521.

Dans les documents d’époque compilés par l’historien chilien José Toribio Medina Zavala, il est indiqué que Hernández a perçu sa solde jusqu’au 29 juillet 1521. Mais chose curieuse, son compagnon d’infortune Domingo de Urrutia n’est lui rémunéré que jusqu’au 21. [11]

Tomás Mazón Serrano indique « sept-1521 » comme date de décès/disparition. Aucune précision n’est apportée. [12]

 

 

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[1] Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #164

[2] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVII, p.207 & LXVIII, p.214
Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.20 & p.29
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #164
Navarrete, Historia de Juan Sebastián del Cano (1872), p.63

[3] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX, p.97

[4] Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #164

[5] Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.27

[6] Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #164

[7] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX, p.97 & LXVII, p.207
Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.20

[8] Bernal, Declaración de las personas fallecidas en el viaje al Maluco (2014), #98
Navarrete, Historia de Juan Sebastián del Cano (1872), p.63

[9] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX, p.97 : « hijo de Dieqo Rodríguez e Inés Yáñez, hermano de Isabel Fernández »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.27 : « hijo de Diego Rodríguez e Inés Yañez, hermano de Isabel Hernández »

[10] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX, p.97 : « Santa María del Puerto »
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #164

[11] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVIII, p.214

[12] Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #164

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