Arrivée en Espagne des déserteurs du San Antonio

 

Mercredi 8 mai 1521
Séville (Espagne)

Après une remontée de l’Atlantique qui aura duré six mois, le San Antonio et sa cinquantaine de déserteurs arrive enfin au port de Las Muelas, à Séville.

 

Le 8 novembre 1520, alors que l’armada explorait l’Estrecho de todos los Santos (futur détroit de Magellan), l’équipage du plus gros navire de la flotte s’est mutiné. Le capitaine Álvaro de Mezquita (cousin ou neveu de Fernão de Magalhães) a été mis aux fers et la caraque a fait route vers Séville.

 

L’itinéraire emprunté par le San Antonio pour revenir en Espagne est incertain.
Dans une lettre à l’archevêque de Burgos Juan Rodríguez de Fonseca (tête pensante de la Casa de Contratación et soutien de l’expédition), Juan López de Recalde (comptable de la Casa de Contratación) indique qu’ils sont directement rentrés en Espagne. Selon le chroniqueur espagnol Gonzalo Fernández de Oviedo y Valdés, ils auraient effectué un arrêt en Guinée pour ravitailler en eau. [1]

Un autre point obscur concernant le trajet retour consiste à savoir si le San Antonio et Estêvão Gomes ont, ou non, découvert les îles Malouines. Aucun journal de bord ni aucune des  déclarations des marins survivants ne le mentionne.
Cependant, une carte réalisée par Diego Ribeiro en 1529 montre les Islas de Sansón [2] à l’emplacement où se trouvent approximativement les Malouines ; or, à cette date, personne hormis la flotte de Magellan ne s’est encore rendu dans cette région.
La légende raconte que cette année-là Gomes aurait présenté à Ribeiro un indigène capturé en Patagonie (nommé Diego) et que c’est à partir de son récit que le cartographe aurait réalisé son esquisse de 1529. Mais cela reste peu probable. Pourquoi attendre huit ans avant de présenter l’indigène ? Comment se fait-il que Gomes était encore en contact avec lui ? Pourquoi faire témoigner un indigène si Gomes a lui-même vu les îles ? S’agit-il d’une supposition née du fait que Gomes est revenu d’une expédition en Amérique du Nord avec des indigènes à bord en 1525 ? (Indigènes qui n’avaient aucune chance d’avoir jamais entendu parler de ces îles situées 11 000 km au sud). [3]

Ribeiro - Carte Amerique - Islas de Sanson (1529 - copie XIXe)
Extrait de la carte de Diego Ribeiro de 1529 (copie du XIXe), montrant les « Islas de Sanson »

 

Plusieurs hypothèses existent pour expliquer la présence des Malouines sur ces cartes.
Ce serait les marins de la Victoria qui les auraient aperçues alors qu’ils cherchaient le San Antonio dans l’Estrecho de Todos los Santos. Il semble d’après les témoignages que le navire soit revenu jusqu’à l’embouchure du détroit. Et que, de là, ils auraient aperçu les Islas de Sansón. La Victoria sera le seul navire à revenir de l’expédition (le San Antonio ayant déserté bien avant), et certains ont dès lors imaginé que c’était à partir de leurs témoignages que la carte avait été réalisée (d’autres encore imaginent que ces témoignages ont permis de compléter le récit de l’indigène Diego). Cette hypothèse est peu vraisemblable là encore, dans la mesure où les Malouines se trouvent à 500 km de l’entrée du Détroit de Magellan, et donc invisibles même avec une lunette (cela équivaudrait à voir Paris depuis Bordeaux).
Une autre indique que Amerigo Vespucci les auraient atteintes par erreur lors de sa 3e expédition de 1501 (soit presque deux décennies avant). Certains historiens disent en effet qu’il serait allé jusqu’au Détroit de Magellan. Là encore, cela reste peu probable : lorsque Fernão de Magalhães s’élance en 1519, sur la base des cartes les plus récentes, l’Amérique du Sud n’est représentée que jusqu’au rio de la Plata, exploré par Juan Díaz de Solís en février 1516. En réalité, cette hypothèse provient d’un courrier que Vespucci aurait adressé à Pier Soderini, magistrat de Florence ; courrier dont l’authenticité est extrêmement douteuse (Soderini l’aurait rédigé lui-même).
En 1983, l’historien uruguayen Rolando Laguarda Trías pense avoir trouvé la réponse à la Bibliothèque nationale de France. Dans un document rédigé par l’explorateur et géographe André ThevetLe Gran Insulaire. Vol I (1586), se trouverait une carte (p.229) montrant « Les isles de Sansón ou des Geants » (en français dans le texte). Thevet indique en note que la position et la description de l’archipel proviennent du témoignage d’un pilote portugais de l’expédition Magellan (certains y voient étrangement Álvaro de Mezquita alors qu’il parle certainement d’Estêvão Gomes).
À ce jour, si d’autres hypothèses (plus tardives) ont cours, il n’existe aucun consensus sur la date et l’auteur de la découverte. Ce qui pose problème : l’Argentine et le Royaume-Uni revendiquent toujours ces îles qui, pour le moment, sont la propriété de ce dernier (sous le nom de Falkland Islands), et qu’un conflit armé a déjà eu lieu en 1982. Preuve s’il en était que les tensions sont toujours vives (l’Argentine considère comme illégale l’occupation de l’archipel), les conjectures liées à la découverte de ces îles apparaissent dans un document officiel daté de 2003 (paragraphe 1.2) et destiné à la Chambre des Députés argentins (Honorable Cámara de Diputados de la Nación Argentina).

 

 

Le San Antonio accoste dans le port de Las Muelas le mercredi 8 mai 1521. [4] Les marins sont au nombre de 55. [5] Seul un Patagon, capturé lors de l’hivernage est décédé durant le voyage de retour (il se serait laissé mourir de faim selon l’historien belge Jean Denucé).

Dès leur arrivée, les marins sont interrogés par deux officiers de la Casa de Contratación : Doctor Sancho de Matienzo et Juan López de Recalde.

Dans leur témoignage, les mutins vont charger Magellan et Mezquita : considéré comme fou, le Portugais aurait menti au roi en affirmant savoir où se trouvaient les Moluques ; de plus, le châtiment cruel qu’avaient subi les insurgés à San Julián aurait été inspiré à Magellan par Mezquita, qui lui aurait conseillé d’être particulièrement sévère avec eux.
En plus de l’exécution de Gaspar de Quesada, des marins auraient été torturés, dont le fameux pilote Andrés de San Martín (qui aurait subi l’estrapade), le matelot Hernando de Morales, et l’un des deux aumôniers de la flotte (sans doute Pedro Sánchez Reina). [6] Ce qui est bien sûr faux. San Martín a continué à servir la flotte jusqu’à sa mort le 1er mai 1521. Reina a été abandonné à San Julián et les « preuves » avec lui (au contraire du chapelain Bernat Calmeta, qui lui est rentré en Espagne et aurait pu montrer les séquelles de ces prétendues tortures) Quant à Morales, Tomás Mazón Serrano indique qu’il est mort durant le trajet retour vers Séville [7] ; il aurait donc été aisé de vérifier sur son corps les traces du supplice, mais aucune note n’est faite à ce sujet (et l’on peut se demander s’il n’a pas été inhumé en mer, ce qui aurait été bien commode). [8]

Ils affirment également que si Mezquita a été séquestré lors de la mutinerie et durant tout le voyage de retour, c’est parce qu’il a été le premier à faire usage des armes. (Le chroniqueur espagnol Oviedo ajoute que le Portugais a été soumis à la torture afin qu’il jure de ne pas dénoncer les agissements des mutins). [9]

Estêvão Gomes révéla aussi que, dans le détroit, Magellan aurait réuni ses capitaines et pilotes pour demander conseil ; à ce moment, Gomes aurait publiquement estimé plus sage de faire demi-tour (la mission accomplie avec la découverte du passage et les vivres trop basses pour continuer), mais il n’aurait pas été écouté. [10] Pour l’historien portugais José Maria de Queirós Veloso, cette réunion n’a jamais eu lieu et ne serait qu’une invention de Gomes pour se donner le beau rôle ; néanmoins, Magellan a bien consulté ses capitaines, mais par missive, et surtout après la défection du San Antonio.  [11]

Les marins du San Antonio affirmèrent aussi s’être arrêtés à San Julián pour tenter de localiser les deux exilés (Juan de Cartagena et Pedro Sánchez Reina), mais sans succès. [12]
Ceci paraît douteux : le navire fera défection le 8 novembre 1520, soit trois mois après l’exil (sans compter le trajet du retour). De longues semaines durant lesquelles les deux hommes auraient dû survivre par leurs propres moyens en chassant, pêchant et en trouvant de l’eau potable. Si cela demeure possible, il faut rappeler que l’un était un noble de haute extraction et l’autre un clerc, qui n’étaient pas véritablement prédisposés à survivre en pleine nature.

 

Face à l’extrême gravité des faits relatés, les officiers de la Casa ordonnent la mise en détention de Jerónimo Guerra (le notaire (escribano) devenu capitaine du navire) et d’Estêvão Gomes (le pilote et probable instigateur de la mutinerie).
Les y rejoignent Juan de Chinchilla, Francisco de Angulo et Gutierre Méndez García, dit « Gutierre de Tuñón », trois supplétifs dont on ignore le rôle exact et la raison pour laquelle eux aussi sont emprisonnés.
Álvaro de Mezquita (ex-capitaine) est également incarcéré.

Dans un courrier adressé à Charles Quint, [13] les fonctionnaires disent avoir agi ainsi dans l’attente d’une décision royale à leur sujet. Ils précisent qu’ils ont reçu de nombreuses plaintes, leur demandant de libérer ces hommes afin qu’ils puissent s’expliquer devant le souverain.
Ils informent le roi qu’en attente de sa décision, les salaires de l’ensemble de l’équipage sont retenus ; et que le San Antonio, et tout ce qui se trouve à bord, est confié à la garde d’un marin et de deux mousses (dont l’identité n’est pas précisée).

Ils demandent également s’ils doivent continuer de verser les émoluments de Magellan à son épouse Beatríz, ainsi qu’à Pedro de Abreu et Martín de la Mezquita (neveu de Magellan), deux pilotes portugais que Fernão de Magalhães avait fait entrer à la Casa de Contratación. [14]

 

 

Mercredi 22 mai 1521
Séville (Espagne)

Álvaro de Mezquita fait produire les procès-verbaux des auditions liées à la Mutinerie de Pâques. Les témoignages sont au nombre de sept et convergent sur la nature des évènements qui se déroulèrent début avril 1520. Il cherche ainsi à contrebalancer les récits des déserteurs du San Antonio et montrer que les actions de Magellan étaient légitimes.

Ces pièces sont transmises à Gonzalo Matute, alcade (alcalde) de Séville, dans le bureau et en présence du notaire de la ville, Bernal González de Vallecillo. Ils leur ont été apportés par Juan de Santiago, un serviteur de l’alcade du palais de l’Alcazar et du chantier naval de Atarazanas Diogo Barbosa (beau-père de Magellan).

Juan de Santiago craint que ces documents puissent être volés ou détruits, ce qui porterait atteinte aux droits de l’homme qu’il représente. Il leur conjure de les étudier et, s’ils leur semblent recevables, d’en faire des copies.

Après examen, l’alcade Matute valide l’authenticité des témoignagess et ordonne au notaire Vallecillo d’en faire des copies. Les deux hommes y apposeront également leurs signatures, ainsi que deux notaires du cabinet, Diego Martínez de Medina et Martín de Illarregui.

 

 

Dimanche 26 mai 1521
Burgos (Espagne)

Ayant été informé du retour du San Antonio, et surtout des témoignages des marins, l’archevêque de Burgos Juan Rodríguez de Fonseca adresse un courrier aux fonctionnaires de la Casa. [15]

L’homme accorde visiblement du crédit aux témoignages des mutins et paraît troublé par ces révélations. [16]

En tout premier lieu, il réclame à ce que soient placés sous surveillance l’épouse et le fils de Fernão de Magalhães, afin de s’assurer qu’ils ne tentent pas de fuir vers le Portugal. [17]

Il exige que Mezquita, Guerra, Gomes et deux ou trois autres non nommés (« y otros dos o tres de los más principales », probablement Chinchilla, Angulo et Tunión) lui soient amenés à Burgos, sous bonne garde.
Il insiste sur le fait que Mezquita doit venir sous bonne garde, dès que possible, et par un chemin différent des autres, car ceux-ci sont ennemis (contrarios) ; l’archevêque craint-il que les mutins attentent à la vie d’un proche de Magellan, pour l’empêcher de témoigner ?
À noter que Fonseca prend soin d’économiser l’argent de la Couronne : la garde dont disposera Mezquita sera aux frais dudit Mezquita. [18]

Fonseca confirme qu’il faut garder la cargaison du San Antonio et de ne verser aucun salaire tant que l’affaire ne sera pas élucidée. [19]

L’archevêque indique qu’il faudrait envoyer une caravelle pour aller chercher Juan de Cartagena (son neveu, en tout cas officiellement). Il invite à le faire sans l’imposer, mais précise comment seront couverts les frais, notamment grâce à 5 000 pesos d’or venus de l’île de San Juan. [20]
On peut imaginer que l’ecclésiastique cherche ici à apaiser sa conscience : les chances que Cartagena soit encore vivant, alors qu’il a été laissé à San Julián dix mois plus tôt (août 1520) avec un peu d’eau et du pain, sont quasi inexistantes.

Enfin, Fonseca demande à ce que le messager Briceño soit châtié avant de recevoir sa paye. L’archevêque n’a pas apprécié que celui-ci informe tous les marchands de la ville du retour du San Antonio, nouvelle qui s’est ensuite propagée dans toute la cité, alors même que Fonseca lui-même  n’avait pas encore été averti. Il recommande d’ailleurs à ses contacts de prendre garde à ce genre de choses. [21]

 

 

On ignore quel jugement sera finalement rendu à l’encontre des mutins du San Antonio.
Selon l’historien chilien José Toribio Medina Zavala (considéré encore aujourd’hui comme une référence sur le sujet), il n’existe aucun document expliquant comment les marins du San Antonio ont finalement été libérés. On sait juste que Estêvão Gomes fut emprisonné à Burgos jusqu’au 4 octobre 1521 (date indiquée dans la cédule royale permettant le versement de son salaire). [22]

Álvaro de Mezquita, par contre, devra patienter jusqu’en septembre 1522, et le retour des survivants de la Victoria, pour enfin recouvrer la liberté.

 

 

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________

[1] Fraile, Esteban Gómez, piloto de la casa de la contratación de las Indias (2017), p.4 (72) ; citant Medina, El portugués Esteban Gómez al servicio de España (1908), p.17 & p.26

[2] Le nom proviendrait d’une altération du nom « Yslas de San Antón », dérivée de San Antonio, le navire d’Estêvão Gomes.

[3] Cf. Wikipedia « Esteban Gómez » (ES) et « Descubrimiento de las Islas Malvinias » (ES)
Via Web Archive :
El Correo en la Provincia de Tierra del Fuego, Antártida e Islas del Atlántico Sur

[4] Alors que les documents d’époque précisent bien la date du 8, Jean Denucé parle lui du « mercredi 6 mai ». Or le 6 est un lundi, le 8 étant bien un mercredi.
Autre élément troublant : lorsque Álvaro de Mezquita fait produire des documents le 22 mai, Cristóbal Bernal Chacón ajoute en note que Mezquita est en prison depuis seize jours (que continuaba preso en la cárcel del Almirante, tras la vuelta de la nao San António, dieciséis días antes), soit donc depuis le 6 mai.
Bernal, Relación de varios acaecimientos sucedidos a la armada de Magallanes cuando iba a la Especiería (2015), p.2 & p.10
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.292

[5] Certaines sources parlent de 53 survivants, mais cela doit venir d’une confusion : Guerra et Gomes sont parfois cités à part des 53 marins. Les documents d’époques indiquent bien 55.

[6] Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.276

[7] Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #86

Jean Denucé rapporte qu’il « serait mort à la suite de ce traitement », citant les Archives des Indes. Cependant, Hernando de Morales (ou Moralego) ne figure pas dans la liste des fallecidos.
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.276 note1

[8] Ginés de Mafra, Libro que trata del descubrimiento del Estrecho de Magallanes (1542), IX, p.195 : « ils dirent tant de mensonges que, par ce moyen, ils s’en tirèrent jusqu’à ce que, beaucoup plus tard, on sût la vérité » (y dijeron tantas mentiras que con ellas se escaparon hasta que después donde a mucho tiempo se supo la verdad). Traduction extraite de Queirós Veloso, Revue d’histoire moderne : Fernao de Magalhaes, sa vie et son voyage (1939), p.481
Sir Stanley of Alderley, The First Voyage Round the World – The Genoese Pilot’s Account of Magellan’s Voyage (1874), note 21 (citant The Letter of Transylvanus and Castanheda)

À noter que Hernando de Morales est cité comme pilote (Andrés de San Martín y Hernando de Moralego, pilotos) dans le courrier adressé au roi.
Bernal, Carta de los oficiales de la Casa de la Contratación al Rey (2015), p.7

[9] Queirós Veloso, Revue d’histoire moderne : Fernao de Magalhaes, sa vie et son voyage (1939), p.291

[10] Fraile, Esteban Gómez, piloto de la casa de la contratación de las Indias (2017), p.4 (72) ; citant Medina, El portugués Esteban Gómez al servicio de España (1908), p.22

[11] Queirós Veloso, Revue d’histoire moderne : Fernao de Magalhaes, sa vie et son voyage (1939), p.478-479 note 1

[12] Bernal, Declaración de las personas fallecidas en el viaje al Maluco (2014), #14 : « al   regreso,   prematuro,   de   la   nao   San   António   (el   8-V-1521),   sus   tripulantes declararon el intento de localización de los desterrados, sin éxito ».

[13] La date de rédaction est malheureusement effacée dans le document original. Denucé parle du 12 mai.
Bernal, Carta de los oficiales de la Casa de la Contratación al Rey (2015), p.6-9

[14] Bernal, Carta de los oficiales de la Casa de la Contratación al Rey (2015), p.8
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.293 note 1 : « Miguel de Mezquita »

[15] La date exacte n’est pas indiquée, Fonseca se contentant de dire qu’il écrit la veille de la Fête-Dieu (víspera del Corpus Cristi), ce que Jean Denucé place le 26 mai 1521. Certes l’historien semble s’être déjà trompé dans les dates, mais retrouver la date exacte de la Fête-Dieu de 1521 s’avère très complexe, dans la mesure où cette fête est placée par rapport à la Sainte-Trinité et surtout Pâques, la date de cette dernière étant déterminée par les phases de la lune (premier dimanche après la première pleine lune qui suit le 21 mars).
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.292

[16] Bernal, Carta del obispo de Burgos, (…), a los oficiales de la Casa de la Contratación de Sevilla (2015), p.20 : « Ha me [me ha] puesto tanta turbación la maldad que aquél [Magallanes] ha hecho »

[17] Fonseca parle de « sa femme et ses fils » au pluriel (su mujer e hijos). Si Magellan a bien eux deux enfants avec Beatríz Barbosa, Carlos est mort à la naissance ; il demeure donc Rodrigo, qui décèdera lui assez jeune (en octobre 1522, soit environ six mois après sa mère). Il est possible que Fonseca ignorât cette information.
Via Wikipedia (ES) :
– Gil, El exilio portugués en Sevilla de los Braganza a Magallanes (2009), p.180-182
Via Wikipedia (FR) :
– Noronha, Algumas Observações sobre a Naturalidade e a Família de Fernão de Magalhães (1921)

[18] Bernal, Carta del obispo de Burgos, (…), a los oficiales de la Casa de la Contratación de Sevilla (2015), p.20-21

[19] Bernal, Carta del obispo de Burgos, (…), a los oficiales de la Casa de la Contratación de Sevilla (2015), p.20

Selon Jean Denucé, la cargaison est déchargée, mais il s’agit vraisemblablement d’une extrapolation de sa part.
Denucé, Magellan – La question des Moluques et la première circumnavigation du globe (1911), p.293

[20] L’île mentionnée est très certainement Porto Rico, que Christophe Colomb avait nommée San Juan Bautista. La capitale actuelle de l’île est d’ailleurs San Juan.
Bernal, Carta del obispo de Burgos, (…), a los oficiales de la Casa de la Contratación de Sevilla (2015), p.20

[21] Bernal, Carta del obispo de Burgos, (…), a los oficiales de la Casa de la Contratación de Sevilla (2015), p.20

[22] Fraile, Esteban Gómez, piloto de la casa de la contratación de las Indias (2017), p.5 (73) ; citant Medina, El portugués Esteban Gómez al servicio de España (1908), p.32-33

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