Ocacio Alfonso de los Lagares

Nationalité Espagnol, Andalou
Origine Bollulos Par del Condado (Huelva, Andalousie, Espagne) [1]
Alias Bocacio Alfonso [2]
Ocacio Alfonso [3]
Ocacio Alonso [4]
Ocañoa [5]
Navire Santiago, puis Victoria
Fonction Matelot (Marinero)
Note(s) Fils de Diego Alonso/Alfonso de los Lagares, époux de Teresa Hernández [6]
Destin Survivant  (Prisonnier du Cap-Vert)
  Fait prisonnier au Cap-Vert lors du voyage de retour de la Victoria, il est libéré quelques mois plus tard et rentre en Espagne.

 

Le nom de ce marin prête à conjectures.
Tout d’abord, dans son introduction aux Documentos relativos á Fernando de Magallanes y sus compañeros, l’historien chilien José Toribio Medina Zavala indique que le nom « Bocacio » est d’origine italienne et que, n’existant pas en castillan, il fut traduit par « Ocacio ». [7] Si l’on trouve effectivement des Boccaccio ou Boccacio en Italie, ce patronyme est un nom de famille et non un prénom (le plus célèbre étant l’écrivain florentin Giovanni Boccaccio). Et l’on peut se demander pourquoi un homme originaire du sud-ouest de l’Espagne porterait un nom à consonance italienne (à moins que ses parents n’en soient originaires, ce qui n’est pas mentionné).
Ocacio pourrait être une déformation d’Acacio (Acace en français), qui renvoie à de nombreux saints. (Il existerait d’ailleurs un couvent San Acacio à Séville).
Quant à son deuxième prénom, impossible de trancher entre Alfonso et Alonso, les deux existant en espagnol.
La variante « Ocacio Alfonso » est issue de la version « rectifiée » des archives officielles, datant de 1815 et réalisée par Don Ventura Collar y Castro, officier supérieur et archiviste des Archives Générales des Indes.

Son père porte le nom de « los Lagares ». En espagnol, ce terme désigne un pressoir (ou la cuve de celui-ci) pour le raisin (vin), olive (huile) ou la pomme (cidre) ; par extension, le bâtiment dans lequel il se trouve. Si la Province de Huelva est propice à l’agriculture, les meilleurs vignobles se trouvent justement dans la région du Condado, d’où est originaire Ocacio Alfonso.
Il y a donc tout lieu de penser que son père ou la famille de son père était propriétaire d’un vignoble (ou à tout le moins exploitant).

 

Ocacio Alfonso de los Lagares embarque comme matelot sur le Santiago. Après le naufrage de celui-ci (22 mai 1520), il est transféré sur la Victoria.

Dans le détroit de Magellan, alors que son navire est ancré dans la baie des Sardines, il part en mission de reconnaissance avec Roldán de Argote et Hernando de Bustamante. C’est avec ce dernier qu’il gravit une colline et aperçoit l’embouchure du détroit (aux alentours du 13 novembre 1520).
C’est en tout cas ce que laisse entendre un document d’époque qui stipule que tous deux reçoivent une prime de 4 500 maravedís pour avoir découvert le détroit. Le nom du compagnon de Bustamante est orthographié « Ocañoa » mais il est très probable que cela fasse référence à Ocacio. [8]

Lors du voyage de retour depuis les Moluques, la Victoria est contrainte d’effectuer un arrêt au Cap-Vert, en territoire portugais, pour avitailler (juillet 1522). Se faisant passer pour un corps expéditionnaire de retour d’Amérique, ils obtiennent l’aide des Portugais. Mais les marins finissent par se trahir et treize d’entre eux sont faits prisonniers (consigne avait été donnée par la couronne du Portugal, Manuel Ier puis Jean III « le pieux » (João III, o Piedoso), de stopper l’Armada de Magalhães). Ils seront finalement libérés quelques mois plus tard et renvoyés en Espagne.

 

 

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[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVIII, p.85
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.19

[2] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVIII, p.85
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.19

[3] Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.22 & p.32
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #226

[4] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXIV, p.178 & LXVII, p.205 & LXVIII, p.211
Mazón Serrano, La Primera Vuelta al Mundo – La Tripulación, #226

[5] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVIII, p.228

[6] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLVIII, p.85 : « hijo de Diego Alonso de los Lagares, marido de Teresa Hernández »
Bernal, Relación de expedicionarios que fueron en el viaje a la Especiería, sus procedencia, cargos y sueldos (2014), p.19 : « Diego Alfonso de los Lagares, marido de Teresa Hernández »

[7] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), p.VIII

[8] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVIII, p.228 : « Cuatro mill y quinientos maravedís que se pagaron a Ocañoa y a Hernando de Bustamante, por cédula de S. M., los cuales Hernando de Magallanes les mandó de albricias cuando saltaron en tierra y se descubrió el Estrecho (dio caita de pago a 30 de otubre de 1523) ».

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