Bernat Calmeta

Nationalité Français [1]
Origine Lectoure (Gers, France) [2]
Alias Bernaldo Calmeta [3]
Bernardo Calmeta [4]
Bernaldo Calmetas [5]
Bernardo Calmetas [6]
Bernaldo o Calmetas
Bernard Calmette [7]
Navire San Antonio
Fonction Aumônier (Capellan) & Serviteur (Criado) de Antonio de Coca [8]
Note(s) Fils de Estéban Calmetas et Catalina Alayuana / Alainana [9]
Destin Survivant – Déserteur [10]
  Bernat Calmeta, comme le reste de l’équipage du San Antonio, fit défection à l’embouchure du Détroit de Magellan et revint en Espagne.

 

Plusieurs sources (notamment d’époque) indiquent que Bernat Calmeta était originaire d’un lieu nommé Laitora (aussi orthographié Laytora ou Leytora), en France. [11]
Il s’agit vraisemblablement de l’actuelle commune de Lectoure, dans le Gers, dont le nom en gascon est « Leitora ». [12]

 

En occitan (dont le gascon est une variante), le mot « calmeta » désigne un petit plateau rocheux. [13] Or, le centre historique de Lectoure se trouve sur une petite surélévation bordée par deux ruisseaux. Si ce nom est encore porté aujourd’hui en France, on trouve aussi des variantes francisées, telles Calmette, Calmettes ou Calmet, principalement répandues la partie sud-ouest du pays, et plus précisément dans l’actuelle région Occitanie. [14]
Le français ne fut imposé qu’en 1539, lorsque François Ier signa l’ordonnance de Villers-Cotterêts, qui prescrivait que les documents administratifs fussent rédigés « en langage maternel français et non autrement ». Et à cette époque, seuls 10 à 20% de la population seulement parlaient effectivement le français.
Cet homme d’église ne portait donc a priori pas un nom français, comme Bernard Calmette par exemple, mais un nom occitan que les fonctionnaires ibériques ont dû plus ou moins retranscrire tel quel. [15]

Son prénom est plus sujet à discussion. On trouve en effet suivant les documents Bernardo ou Bernaldo, qui semblent renvoyer à Bernard.
Mais si son nom était occitan, il est fort probable que son prénom l’était aussi ; d’où « Bernat ».

 

Bernat Calmeta (Bernardo Calmetas) - Signature
Signature du capellan Bernat Calmeta (Bernardo Calmetas)

 

 

Suite à la désertion du San Antonio dans le détroit de Magellan, Bernat Calmeta rentre en Espagne où, comme l’ensemble de ses camarades, il sera retenu prisonnier tandis que la lumière est faite sur les évènements qui ont conduit l’équipage à se mutiner (à l’époque, la désertion est passible de la peine de mort). Tous seront finalement libérés.

D’après Tomás Mazón Serrano, l’aumônier aurait été vu à Tenerife courant 1522 (mais il ne précise pas d’où il tire cette information). [16]

 

 

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[1] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX, p.93-94

[2] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX, p.93-94 : « Laytora »
Bernal, Relación de expedicionarios su cargo y sueldo (2014), p.25 : « Laitora »
Mazón Serrano, La tripulación, #106 : « Laitora »
Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.90 : « Leytora »

[3] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX, p.93
Bernal, Relación de la gente que llevó al descubrimiento de la Especiería (2014), p.18 & p.27
Mazón Serrano, La tripulación, #106

[4] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVII, p.206

[5] Mazón Serrano, La tripulación, #106

[6] Bernal, Relación de expedicionarios su cargo y sueldo (2014), p.25

[7] Peillard, Magellan / Antonio Pigafetta (1984), p.90

[8] Il est listé parmi les Supplétifs (Sobresalientes).
Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX, p.93
Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), LXVII, p.206

[9] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX, p.94
Bernal, Relación de expedicionarios su cargo y sueldo (2014), p.25

[10] Mazón Serrano, La tripulación, #106
Sanlucardigital.es

[11] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico : Hernando de Magallanes y sus compañeros (1852-1930), XLIX, p.93-94 : « natural de la cibdad de Laytora, que es en Francia »
Bernal, Relación de expedicionarios su cargo y sueldo (2014), p.25: « natural de la ciudad de Laitora, que esen Francia »
Mazón Serrano, La tripulación, #106

[12] À noter que Florian la Porte le dit venir de Libourne, en Gironde, ce qui serait plausible. Mais l’auteur indique aussi qu’il fait partie des survivants qui débarquèrent à Séville en 1522, ce qui est faux (Calmeta étant revenu le 6 mai 1521 avec le San Antonio). L’information est donc à prendre avec précaution.
InfoBretagne : Les Compagnons Français de Magellan

[13] Wiktionnaire (FR)

[14] Pour ceux que le sujet intéresse, voici des cartes de répartition géographique des patronymes. Sur ces mêmes pages, vous trouverez une foultitude de liens, notamment vers des documents paroissiaux.
http://www.geopatronyme.com/nomcarte/CALMETTE
http://www.geopatronyme.com/nomcarte/CALMETTES

[15] Contrairement à ce qu’avancent Léonce Peillard ou Florian la Porte, qui le nomment tous deux « Bernard Calmette ».

[16] Mazón Serrano, La tripulación, #106

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