Guilherme Afonso Vaz

Nationalité Portugais
Origine Loulé (district de Faro, Algarve, Portugal) [1]
Alias Guilermo [2]
Guillermo [3]
Guillermo Yres [4]
Guillermo (Alfonso) [5]
Guilermo Yres
Navire Concepción
Fonction Mousse
Notes Fils de Tomé Vaz et Catalina Martín
Frère de Rodrigo Afonso Vaz [6]
Destin Décès (25/01/1520)
 

Guilherme Afonso Vaz fait une chute accidentelle et se noie dans le Río de Solís (aujourd’hui Rio de la Plata). [7]

 

D’origine portugaise, ce mousse se prénommait certainement Guilherme, variante lusitanienne de Guillaume français et du Guillermo espagnol.
Idem pour Afonso (Alphonse, Alfonso).
L’utilisation de ce second prénom est suggérée par Cristóbal Bernal dans sa retranscription des documents d’époque, afin de bien marquer le lien avec son frère Rodrigo Afonso Vaz, exclu de la flotte à cause de sa nationalité.

Le roi d’Espagne Carlos Ier avait autorisé Magellan à n’embarquer que 10 Portugais au sein de la flotte. Guilherme Afonso Vaz n’étant pas référencé comme tel, il faisait vraisemblablement partie des Portugais « clandestins » (la plupart s’étaient faits inscrire comme Espagnols).
Il est surprenant que les fonctionnaires de la Casa de Contratación n’aient pas fait le lien entre les deux frères.

 

 

Autrement, on ignore tout de lui, si ce n’est qu’il est le premier marin à décéder durant le voyage (exclusion faite d’Antonio Salomón, qui fut exécuté pour avoir abusé d’un mousse).
Les circonstances exactes demeurent inconnues. Nul ne précise s’il s’est assommé avant ou durant la chute, ou bien s’il est juste tombé à l’eau et, ne sachant pas nager, s’est ensuite noyé. [8]

À noter qu’un autre mousse de la Concepción est nommé Guillén ou Guillermo (Yres ou Yraso). Ce dernier, originaire de Gálvez, est Espagnol [9] et meurt dans le Pacifique le 13 septembre 1522, lors de la tentative de retraversée de la Trinidad.
De fait, il demeure toujours un léger doute sur l’identité des deux marins et le lieu réel de leur décès.

 

 

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________

[1] « Lole » ou « Lolé » dans les documents officiels.

[2] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), XLVIII, p.82

[3] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), LXVII, p.204
Bernal, Declaracion de fallecidos en el viaje (2014), #2
Mazón Serrano, La tripulación, #147

[4] Medina, El descubrimiento del Océano Pacífico  Hernando de Magallanes y sus compañeros documentos (1852-1930), LXIV, p.173

[5] Bernal, Relación de expedicionarios su cargo y sueldo (2014), p.17

[6] Bernal, Relación de expedicionarios su cargo y sueldo (2014), p.17

[7] Mazón Serrano, La tripulación, #147

[8] Il peut paraître étrange pour un marin, de se suicider ou bien de mourir en tombant à l’eau ; mais jusqu’au XIXe siècle, l’immense majorité des marins ne savaient pas nager. Pour la France, il faudra attendre la création du collège d’Angoulême (ancêtre de l’École navale) en 1816 pour que soient institués des cours de natation, afin que disparaisse « cette anomalie fâcheuse et singulière qu’on avait remarquée jusque-là, de jeunes gens destinés à vivre sur l’eau et qui ne savaient pas nager » (François-Casimir, baron de Bonnefoux, Nouvelles Annales de la marine et des Colonies (1850), T. III, p.164 et suivantes).
Source : Trois Ponts ! (blog)

[9] Tomás Mazón Serrano le présente lui comme originaire de Galway, en Irlande.
Mazón Serrano, La tripulación, #149

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